Les gènes qui contrôlent la mort des cellules interviennent dans la perte d'audition liée ? l'?ge

Selon une recherche publiée dans le journal Apoptosis, un journal médical consacré au suicide cellulaire ou ? la mort cellulaire programmée, plusieurs gènes qui jouent un rôle dans le processus d'autodestruction des cellules de l'organisme jouent également un rôle dans la perte d'audition iée ? l'?ge.

Les médecins savent que la génétique joue un rôle dans cette perte d'audition, qui affecte ? peu près toutes les personnes de plus de 60 ans, ainsi que certaines personnes plus jeunes. Près d'une centaine de gènes sont connus jouer un rôle dans la surdité congénitale, cependant les scientifiques ont encore ? rechercher les gènes qui jouent un rôle dans la perte d'audition liée ? l'?ge ( presbyacousie - perte progressive de l'audition, liée ? l'age, bilatérale et symétrique, surtout dans les fréquences élevées -).

La recherche sur les souris a été pratiquée en utilisant une technologie sophistiquée qui a comparé l'activité des gènes chez les souris ?gées et chez les souris plus jeunes. Selon le Dr Robert D. Frisina, Ph.D., auteur principal et professeur d'oto-rhino-laryngologie au centre médical de l'université de Rochester aux USA, il est plus que probable que de multiples gènes contribuent ? la perte d'audition liée ? l'?ge.

L'équipe médicale a passé plus de 20 ans ? tenter de comprendre les problèmes. Plus de 800 personnes ont été soumises ? une rigoureuse batterie de tests analysant l'état de leurs oreilles, la performance de leur cerveau et leur matériel génétique. Malgré les efforts, ainsi que ceux d'autres groupes ? travers le monde, il n'existe actuellement aucun moyen d'inverser la perte d'audition, principalement en raison de la complexité du processus. En plus de la génétique, d'autres facteurs jouent un rôle dans la presbyacousie incluant l'exposition sonore, les médicaments pouvant endommager l'ouie, l'état du cerveau et des modifications dans les délicates cellules de l'oreille interne qui traduisent un son en un signal que le cerveau entend. Les causes sont plus complexes que dans un état comme la maladie de Parkinson o? on sait exactement quel type de cellules meurt et dans quelle partie du cerveau.

Pour commencer ? comprendre la génétique de l'audition humaine, le groupe a tracé l'activité de plus de 22.000 gènes chez la souris. L'équipe a ensuite réduit son objectif ? 300 puis 35 de ces gènes en employant d'autres techniques. Gr?ce ? ces tests les scientifiques ont identifié huit gènes tous faisant partie du processus apoptotique.

La nouvelle recherche est la première démonstration que cette activité se produit également dans le vieillissement de l'oreille interne. Le travail offre un potentiel de nouvelles cibles pour les scientifiques afin qu'ils puissent trouver les moyens d'arrêter la perte d'audition, ou trouver un médicament qui empêcherait les cellules de se suicider ? mesure qu'elles vieillissent.

Selon le Dr Frisina, le but est de prévenir et même d'inverser la perte de l'audition liée ? l'?ge qui est la troisième maladie chronique la plus fréquente chez les personnes ?gées. A l'heure actuelle on ne peut rien faire pour traiter ou inverser cette tendance. L'auteur conseille d'éviter une exposition aux bruits dans la mesure du possible, de porter des protecteurs d'oreilles au travail avec des outils électriques ou en pratiquant la chasse. Etant donné que de nombreux médicaments peuvent endommager l'ouie les patients doivent informer leurs médecins des effets secondaires de médicaments en particulier lors de la prise d'antibiotiques, d'une hormonothérapie ou de médicaments de lutte contre le cancer.


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Publiť le 17-10-2008




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