Le test salivaire pour le VIH fait ses preuves

Un test salivaire utilisé pour diagnostiquer le virus d'immunodéficience humaine (VIH) est comparable, en termes de précision et d'efficacité, au test sanguin traditionnel.

C'est ce que révèle une nouvelle étude conduite par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) et l'Université McGill. La méta-analyse, qui compare des études menées partout dans le monde, a démontré que le test de dépistage du VIH par la salive est tout aussi précis que le test sanguin auprès des populations à haut risque. La sensibilité du test diminue légèrement chez les populations à faible risque.

L'étude, dont les résultats viennent d'être publiés en 2012 dans la revue Lancet Infectious Diseases, a des implications majeures pour les pays qui désirent mettre en place des stratégies d'auto-dépistage du VIH.

Le test oral de dépistage du VIH est devenu l'un des tests les plus populaires en raison de son acceptabilité et de sa facilité d'utilisation. Il est non invasif, indolore et pratique, sans compter qu'il donne le résultat en 20 minutes.

Les tests oraux de dépistage du VIH peuvent constituer un outil puissant pour les populations à haut risque, mais l'auto-dépistage doit être accompagné de soins afin de garantir de bons résultats de santé, souligne la docteure Rosanna Peeling, co-auteure de l'étude ainsi que professeure et détentrice de la chaire en recherches diagnostiques à la London School of Hygiene and Tropical Medicine

L'étude, Head-to-head comparison of accuracy of a rapid point-of-care HIV test with oral versus whole-blood specimens: a systematic review and meta-analysis, a été coécrite par Nitika Pant Pai (IR CUSM -McGill), Bhairavi Balram (McGill), Sushmita Shivkumar (McGill), Jorge M Cajas (Queen's University, Kingston), Christiane Claessens (Institut National de santé publique du Québec), Gilles Lambert (Direction de santé publique de l'agence de la santé et des services sociaux de Montréal, INSPQ), Rosanna W Peeling (London School of Hygiene and Tropical Medicine, UK), et Lawrence Joseph (IR CUSM/McGill).


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Publiť le 16-02-2012




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