Le traitement hormonal substitutif aggrave l'incontinence urinaire

Le traitement de la ménopause a longtemps été crédité de nombreux bénéfices. Outre les indications dans le traitement des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et de la sécheresse vaginale il a souvent été prescrit pour traiter l'incontinence urinaire

Selon l'article du Dr Susan L. Hendrix, DO et collaborateurs paru dans le Journal of American Medical Association en février 2005, ce ne serait pas le cas. Les données proviennent de la Women's Health Initiative, qui a suivi 27.347 femmes ménopausées, de 50 ? 79ans, entre 1993 et 1998.

Une incontinence urinaire a été reconnue chez 23.200 patientes. Selon qu'elles aient ou non été hystérectomisées elles furent traitées par une association oestrogène plus progestérone ou pour les patientes sans utérus par oestrogènes seuls. Au total 8506 patientes ont bénéficié d'un traitement combiné et 8102 d'un placebo ; 5.310 ont re?u des oestrogènes seuls et 5.429 un placebo.

Après un an de traitement hormonal substitutif, il est apparu que l'incidence de tous les types d'incontinence urinaire avaient augmenté chez des femmes qui étaient au début du traitement continentes.

Le risque d'apparition d'une incontinence de stress était le plus important, tant avec les oestrogènes seuls, qu'en association avec la progestérone. En ce qui concerne l'urgence mictionnelle, le traitement combiné n'avait aucun effet, mais les oestrogènes utilisés seuls augmentaient néanmoins le risque. Le traitement substitutif augmentait également la fréquence des problèmes d'incontinence chez les femmes qui en présentaient au départ.

Selon les auteurs un traitement aux oestrogènes seuls ou combiné avec de la progestérone n'est pas indiqué en prévention de l'incontinence urinaire.

JAMA 2005;293:935



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Publiť le 01-03-2005




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