Les vaccins anti cancer sont la source de nouveaux espoirs thérapeutiques

La médecine permet maintenant d'éviter une série de maladies avec un simple vaccin. La polio et la variole sont presque inexistants. Les oreillons sont rarement vus aujourd'hui. Pour la première fois, la perspective de supprimer un cancer spécifique par la vaccination est possible. Le vaccin pour le papillomavirus (HPV) pourra diminuer le nombre de décès (230.000) dus au cancer cervical causé par l'HPV. L'hépatite B, responsable de 70 % des décès consécutifs ? un cancer du foie, est également évitable avec un vaccin.

Les chercheurs travaillent actuellement sur des vaccins con?us pour traiter des cancers existants. Ces vaccins ne stimulent pas le système immunitaire pour attaquer un microbe mais pour amener le système immunitaire ? attaquer une cible biologique unique qui ne se retrouve que dans les cellules tumorales.

Par exemple, les chercheurs du Centre Anderson de l'université du Texas essaient un vaccin expérimental qui cible une protéine ? la surface des cellules cancéreuses des glioblastomes. Ce vaccin leurre l'organisme en lui faisant croire que cette protéine est étrangère et infectieuse pour alerter les cellules immunitaires. La même stratégie produit des résultats très prometteurs dans des essais cliniques en cours au centre Anderson concernant la leucémie myélo?de ainsi que d'autres formes de leucémies, les lymphomes et les mélanomes.

Etant donné la nature préliminaire des vaccins thérapeutiques pour le cancer, aucun n'a encore été approuvé ? l'emploi en clinique. Les chercheurs peuvent seulement décrire leurs résultats comme prometteurs. Mais leurs espoirs dans la thérapie sont clairs. Plusieurs vaccins utilisés au centre Anderson ont montré une forte activité anti tumorale et ont apporté la première démonstration clinique qu'un vaccin pouvait produire une rémission complète, ? savoir qu'aucune évidence biologique de cancer ne reste chez certains patients traités.

Selon le Dr Yong-Jun Liu, M.D., Ph.D., chef du département d'immunologie et directeur du centre pour la recherche immunologique anti cancéreuse, lorsque le système immunitaire a été suffisamment stimulé, il est capable de trouver et de détruire les cellules tumorales se trouvant dans l'organisme, sans détruire les tissus sains. Le meilleur usage de tels vaccins serait d'éliminer la maladie qui subsiste après une thérapeutique initiale anticancéreuse.

Selon le Dr Jorge Cortes, M.D., professeur au département de leucémie, lorsque la maladie est trop importante le système immunitaire est surchargé et un vaccin anticancéreux pourrait ne pas être utile. Par contre lorsque les patients ont été traités il y a souvent un faible degré subsistant de maladie. L'idée est que l'on peut ? ce moment ajouter un vaccin pour éliminer le cancer subsistant avant qu'il ne récidive

Selon le Dr Patrick Hwu, M.D., chef du département du mélanome, le succès dépendra de la combinaison rationnelle d'une chimiothérapie appropriée, de thérapies ciblées et d'immunothérapie comme les vaccins thérapeutiques anticancéreux.


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Publiť le 11-08-2006




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