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Relation entre la pilule de ménopause et le risque de thrombose
Les femmes ménopausées qui utilisent le traitement hormonal substitutif (THS) ont deux fois plus de risques de thrombose ( caillots sanguins). Cependant l'utilisation de timbres ou patchs destinés ? fournir les oestrogènes n'augmenterait pas le risque selon le rapport du Dr Marianne Canonico, de l'Hôpital Paul Brousse, ? Paris, paru dans le British Medical Journal de mai 2008.
Des études antérieures avaient montré que la prise de THS est associée ? un risque accru de thrombo-embolie veineuse, un caillot de sang présent dans une veine; cette présence pouvant se révéler être mortelle.
L'équipe de chercheurs a examiné les données d'observation provenant de huit études et de neuf essais thérapeutiques randomisés. Elle a constaté que les femmes qui prennent la forme orale du médicament avaient 2 ? 3 fois plus de risque de développer un caillot sanguin et que ce risque était significativement plus élevé pendant la première année de traitement. Si une femme était en sur poids ou prédisposée génétiquement ? souffrir de caillots sanguins alors le risque était encore majoré.
Les auteurs ont constaté que les oestrogènes donnés sous forme de patchs n'augmentaient pas le risque. Pour ces auteurs ceci est probablement du ? la voie différente d'absorption des oestrogènes. Cependant ces résultats doivent, disent-ils, être traités avec précaution car les données proviennent d'études observationnelles. Aucun essai randomisé et contrôlé n'a jusqu'? présent investigué le risque de caillots sanguins consécutifs aux oestrogènes absorbés de cette manière.
Le risque dispara?t lorsque les femmes arrêtent de prendre les pilules hormonales. Selon certains commentateurs il est possible que l'usage des patchs soit ? moins de risques que les médicaments pris par voie orale, mais comme les auteurs le soulignent eux même ceci demande ? être confirmé par plus de recherches.
Selon le Dr David Sturdee, président de la société internationale de ménopause les femmes ne doivent pas être effrayées par la prise de cette thérapeutique parce que le risque absolu est en réalité très faible. La petite augmentation trouvée dans cette étude ne devrait pas décourager les femmes en bonne santé d'utiliser un traitement hormonal si nécessaire.
Publié le 27-05-2008