L'état de santé pourrait être déterminé par les astres

Selon la présentation, au congrès de l'American Association for the Advancement of Science ( AAAS - Association américaine pour l'avancement de la science - ) qui s'est tenu ? San Francisco du 15 au 19 février 2007, le Dr Peter Austin de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences ? Toronto note que les risques d'être admis aux urgences pour un ulcère augmentent de 15 % chez les natifs du Lion ; quant aux Sagittaires, ils risquent surtout de se casser un bras (38 %). Les personnes nées sous le signe de la Vierge sont plus susceptibles de vomir durant la grossesse que celles nées sous un autre signe astrologique, celles qui sont Poisson voient leur taux d'insuffisants cardiaques augmenter et celles qui sont Balance leur fréquence de fractures du bassin être plus importantes que chez les autres personnes nées sous un autre signe astrologique. L'étude est basée sur des données provenant de 10.000.000 millions de résidents vivant en Ontario en l'an 2000.

Selon le docteur Austin, les scientifiques font tout ce qu'ils peuvent pour mener leurs études cliniques avec exactitude, mais ils obtiennent parfois des conclusions erronées purement par hasard. En effet, les méthodes statistiques que ces chercheurs emploient de manière routinière peuvent facilement créer des liens de cause ? effet qui n'existent pas. Le hasard statistique signifie que dans 5 % des cas les scientifiques concluront qu'il existe une association dans une population donnée alors que ce n'est pas le cas. On peut selon l'auteur réduire les risques de tirer de fausses conclusions notamment en mettant ? l'essai et en reproduisant les résultats inattendus dans le cadre d'autres études.

On peut rapprocher cette présentation d'une publication antérieure du Dr John P. A. Ioannidis parue en 2005 dans le journal médical en ligne Plos medicine qui a tenté d'expliquer pourquoi une grande partie des résultats de travaux de recherches sont faux et des possibilités d'améliorer la qualité des résultats. Les simulations montrent que pour la plupart des études il y a plus de chances que les résultats soient faux que vrais. De nombreux scientifiques cherchant ? mettre en évidence des facteurs de risque de maladie ne sont pas conscients qu'ils doivent changer leur approche statistique quand ils testent plusieurs hypothèses. Conséquence de cette erreur, a expliqué le Dr John Ioannidis, de la faculté de médecine de l'université de Ioannina, en Grèce, nombre de travaux portant sur la santé et fondés sur des observations cliniques ne peuvent être reproduits par d'autres chercheurs.

Il est parvenu ? la conclusion que les résultats de ces études n'étaient valables que dans 20 % des cas. Si , dit-il, les scientifiques ont utilisé la mauvaise méthode statistique pour vous mettre en garde contre les méfaits de tel ou tel produit, autant vous fier ? votre horoscope pour décider de ce qui est bon pour vous.


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Publié le 15-04-2007




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