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29-11-2011

Effet de deux schémas thérapeutiques intensifs sur la progression de la maladie coronarienne

Les statines sont utilisées pour réduire le nombre d'accidents cardiovasculaires et ralentir la progression des maladies coronariennes. Cependant, peu d'études ont évalué la capacité de traitements intensifs par statines en vue d'obtenir une régression de la maladie

Les auteurs Stephen J. Nicholls, MB, BS, Ph.D. et collaborateurs, du département de médecine cardio-vasculaire à la Cleveland Clinic, du centre de coordination clinique pour la recherche - tous deux dans le cadre du programme de recherche cardio-vasculaire à Cleveland ainsi que des chercheurs d'autres institutions situées en France, en Allemagne à Boston et à Sydney, ont suivi 1039 patients coronariens par échographie intravasculaire, au départ et après 104 semaines de traitement avec de l'atorvastatine ( 80 mg par jour) ou avec de la rosuvastatine ( 40 mg par jour). Ils ont comparé l'effet de ces traitements intensifs, évalué ces statines, leur sécurité et les effets secondaires.

Les doses maximales de rosuvastatine et d'atorvastatine ont entraîné une régression importante de l'athérosclérose coronarienne. Malgré le faible niveau de cholestérol LDL et le niveau supérieur de cholestérol HDL obtenus avec la rosuvastatine, un degré similaire de la régression du volume de l'athérome a été observé dans les deux groupes de traitement.

 


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24-11-2011

Cancers de l'ovaire - Découverte d'une double signature prédictive de l'agressivité tumorale et de la réponse au traitement

Dans les cancers de l'ovaire, l'équipe de Fatima Mechta-Grigoriou vient de découvrir deux signatures moléculaires exclusives ayant une valeur pronostique. La signature de "stress oxydant" permet d'identifier des tumeurs, certes agressives, mais plus sensibles au traitement. La signature de type "fibrose" caractérise les tumeurs à fort risque de dissémination tumorale. La signature "stress oxydant" est donc de meilleur pronostic que la signature "fibrose". Cette découverte publiée online dans Nature Medicine du 20 novembre 2011 devrait faire évoluer le pronostic et la prise en charge des cancers de l'ovaire.

Les recherches de l'équipe "stress et cancer", dirigée à l'Institut Curie par Fatima Mechta-Grigoriou, directrice de recherche Inserm viennent de mettre en évidence, dans les cancers de l'ovaire, deux signatures moléculaires, qui permettent d'émettre un pronostique sur l'évolution de la maladie et d'adapter le traitement selon la signature moléculaire identifiée chez la patiente.

En collaboration avec les médecins de l'Institut Curie, le Dr Xavier Sastre-Garau, pathologiste, et le Dr Paul Cottu, oncologue, un test permettant d'identifier facilement si chaque nouvelle patiente atteinte d'un cancer de l'ovaire est porteuse d'une tumeur de type "stress oxydant" ou "fibrose" est envisagé pour pouvoir adapter la prise en charge thérapeutique.

 


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15-11-2011

Un logiciel qui repère le cancer

De nouveaux logiciels de traitement d'image peuvent rivaliser avec les yeux d'un anatomo-pathologiste. Des chercheurs ont développé un programme appelé C-Path qui recherche dans les images prises au microscope de tissu du sein plus de 6.000 caractéristiques liées au cancer.

Ce programme a permis de prédire la sévérité du cancer dans deux groupes de femmes et pourrait s'avérer utile pour évaluer les chances de survie des patientes. Depuis les années 1920, les anatomo-pathologistes se fient essentiellement à un petit nombre de caractéristiques pour détecter des anomalies dans leurs échantillons tissulaires.

Andrew Beck et ses collègues ont mis au point C-Path dans le but d'identifier d'autres traits cancéreux qui permettraient de préciser le pronostic de survie. Ils ont testé C-Path sur des échantillons de tissu de patientes néerlandaises. Le logiciel a trouvé un ensemble entièrement nouveau d'indices associés à une faible chance de survie.

Dans un autre groupe de patientes de Vancouver, au Canada, C-Path a prédit leur chance de survie à partir d'un ensemble de caractéristiques déjà connues ou pas des tissus cancéreux. Le classement des tissus comme de type épithélial ou stromal, élément important du diagnostic du cancer, a demandé plus de travail et l'équipe a dû apprendre au logiciel comment repérer ces deux types à partir d'échantillons marqués à la main.

Un article Perspective associé salue C-Path comme le premier système de détection de pathologie assistée par ordinateur utilisable, mais pointe aussi les limitations importantes du logiciel qui peuvent entraver son emploi immédiat dans les centres de soin.

Article : Systematic Analysis of Breast Cancer Morphology Uncovers Stromal Features Associated with Survival par A.H. Beck, A.R. Sangoi, R.B. West, M. van de Rijn de la Stanford University School of Medicine à Stanford, CA ; A.H. Beck, R.J. Marinelli et D. Koller de l'Université de Stanford à Stanford, CA ; A.R. Sangoi du El Camino Hospital à Mountain View, CA ; S. Leung et T.O. Nielsen de l'Université de Colombie Britannique à Vancouver, BC, Canada ; M. van de Vijver de l'Academic Medical Center à Amsterdam, Pays-Bas ; A.H. Beck du Beth Israel Deaconess Medical Center et de la Harvard Medical School à Boston, MA.

 


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02-11-2011

Pourquoi la chimiothérapie cible certaines cellules et en épargne d'autres

Une nouvelle étude permet de mieux comprendre pourquoi les chimiothérapies agissent mieux sur certaines cellules cancéreuses que sur d'autres et pourquoi les substances utilisées sont plus toxiques pour les tumeurs que pour les tissus normaux.

Ces médicaments ont été au coeur des thérapies du cancer des 60 dernières années sans que les scientifiques sachent exactement pourquoi elles sont plus efficaces sur certains tissus que sur d'autres. Triona NI Chonghaile et ses collègues ont fait l'hypothèse que l'une des causes de cette variabilité pouvait être la capacité des cellules à subir une forme de mort programmée appelée apoptose.

Des acteurs clés de l'apoptose sont des protéines de signalisation ciblant un organite cellulaire appelé mitochondrie, entraînant alors sa destruction. Comme les mitochondries fabriquent la source d'énergie des cellules, leur disparition entraîne celle de la cellule.

Ni Chonghaile et ses collègues ont mis au point un test pour mesurer la facilité avec laquelle ces protéines traversaient la membrane externe de la mitochondrie. Les chercheurs ont appliqué ce test à divers échantillons de tumeurs prélevés sur des patients puis observé les traitements suivis par ces patients. Conformément à leur hypothèse, les patients avec des cancers à mitochondries plus perméables répondaient mieux à la chimiothérapie. Cette découverte suggère que de tels test pourraient aider à prédire la réponse des tumeurs aux traitements. Et agir sur les tumeurs pour augmenter la sensibilité de leurs mitochondries pourrait dans certains cas les rendre plus vulnérables aux chimiothérapies.

Article : Pretreatment Mitochondrial Priming Correlates with Clinical Response to Cytotoxic Chemotherapy par T. Ni Chonghaile, K.A. Sarosiek, T.-T. Vo, J.A. Ryan, A. Tammareddi, J. Deng, K. Anderson, P. Richardson, Y.-T. Tai, C.S. Mitsiades, U.A. Matulonis, R. Drapkin, R. Stone, D.J. DeAngelo, S.E. Sallan, L. Silverman, D.R. Carrasco et A. Letai du Dana-Farber Cancer Institute à Boston, MA ; V. Del Gaizo Moore de l'Université d'Elon à Elon, NC ; D.J. McConkey de l'University of Texas MD Anderson Cancer Center à Houston, TX ; T.-T. Vo de la Harvard Medical School à Boston, MA ; R. Drapkin et M.S. Hirsch du Brigham and Women's Hospital à Boston, MA ; S.E. Sallan et L. Silverman du Children's Hospital Boston à Boston, MA.

 


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25-11-2010

Une nouvelle technique pourrait augmenter considérablement le succès de la fécondation in vitro

Une nouvelle technique destinée à tester les embryons pourrait augmenter de manière considérable les chances d'obtenir une grossesse par la fécondation in vitro.

La nouvelle technique recherche des anomalies chromosomiques, la plus grande cause d'échec de fécondation, avant que les embryons ne soient implantés dans l'utérus. Les chercheurs anglais s'attendent à ce que cette technique double ou triple le taux de réussite grâce à cette nouvelle investigation. Les essais sont actuellement en cours dans le service de fertilité de l'hôpital de Manchester.

Les anomalies chromosomiques sont la cause la plus importante du manque de réussite de la réimplantation d'un oeuf fécondé. Ces anomalies sont une cause significative d'échec de grossesse pour toutes les grossesses y compris celles consécutives à une fécondation in vitro. La nouvelle technique permet de tester la viabilité des embryons sans les endommager.

Dans la technique de fécondation in vitro l'embryon atteint un stade appelé blastocyste au jour 5. C'est un jour avant qu'il ne soit normalement implanté dans l'utérus. A ce stade l'embryon est composé de deux parties, une partie qui deviendra le bébé et une partie qui deviendra le placenta. Les auteurs pratiquent une petite biopsie des cellules placentaires et pas des cellules qui deviendront le bébé. Les chromosomes sont examinés avant la réimplantation.

Actuellement le taux de succès des grossesses in vitro est lié entièrement à l'âge de la future mère. Si une femme a 40 ans elle n'a plus que 10 % de chances de devenir enceinte. Si le taux de réussite est triplé par cette technique elle pourra dès lors obtenir un taux de succès de 30 %. Vers 30 ans le taux de grossesses est de 30 à 40 % et pourra être, selon les auteurs, doublé.

 


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15-11-2010

Des cellules souches ralentissent l'affaiblissement musculaire dû à l'âge

Doper le muscle jeune avec des cellules souches peut ralentir son affaiblissement avec l'âge rapporte une nouvelle étude chez la souris, parue dans le journal Translational Medicine du 10 novembre 2010. Cette découverte pourrait mener à des thérapies de régénération musculaire qui viendraient en aide à des patients atteints de dystrophie musculaire ou à des personnes fragilisées par l'âge.

Les auteurs de ce travail pensent que si les scientifiques pouvaient découvrir les petites molécules ou leur combinaison capables de stimuler les cellules souches du muscle, ce serait probablement plus facile que de transplanter des cellules souches chez l'homme. Ces molécules pourraient être utilisées pour augmenter la réparation musculaire ou réduire la perte de muscle.

Chez l'adulte, les principaux acteurs de la régénération musculaire après blessure ou maladie sont les cellules satellites, des cellules souches qui se divisent et vont réparer, revitaliser et réguler le tissu musculaire squelettique et sa croissance suite à leur différenciation en cellules musculaires.

Les Drs Bradley Olwin et collègues ont pu maîtriser tout le potentiel des cellules souches pour prévenir la fonte musculaire liée à l'âge dans un muscle chez le souriceau. Dans leur étude, les chercheurs ont transplanté un petit nombre de cellules souches chez des souriceaux ayant des muscles endommagés. L'examen des souris deux ans plus tard a permis à l'équipe de trouver que les cellules souches s'étaient définitivement transformées et avaient rendu les animaux résistants au vieillissement musculaire.

Plus précisément, les cellules transplantées avaient été capables de prendre la suite des muscles qui les hébergeaient et avaient fusionné entre elles pour former de nouvelles fibres musculaires. Bien que les mécanismes impliqués dans ce processus ne soient pas encore compris, ce résultat suggère qu'en mimant les effets de ces cellules souches transplantées il sera possible un jour aux chercheurs d'empêcher la perte de la masse et du fonctionnement musculaire qui a lieu normalement au cours du vieillissement.

Article original : Prevention of Muscle Aging by Myofiber-Associated Satellite Cell Transplantation par J.K. Hall et B.B. Olwin de l'Université du Colorado, Boulder à Boulder, CO; G. Banks et J.S. Chamberlain de l'University of Washington Medical School à Seattle, WA.

 


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05-11-2010

Une nouvelle cible thérapeutique dans le traitement de l'asthme

Chez les personnes asthmatiques, certaines cellules du système immunitaire qui assurent en temps normal la défense de l'organisme contre les virus et les bactéries s'accumulent dans les poumons. Leur présence dans cet organe déclenche une inflammation chronique à l'origine des symptômes bien connus de l'asthme. Comment ces cellules s'infiltrent, se logent et survivent dans les poumons ?

Des chercheurs de l'Inserm au sein de l'Unité 924 -Immunologie des maladies infectieuses allergiques et autoimmunes- à l'Université de Nice, ont étudié de près les poumons de souris asthmatiques pour comprendre leur particularité. Ils ont découvert une molécule (CX3CR1) dont le rôle est déterminant dans le développement de l'asthme. Les résultats de ces travaux paraissent en ligne dans la revue Nature Medicine datée du 1er novembre 2010.

Ce qu'il faut retenir de cette publication :

- Le récepteur CX3CR1 est impliqué dans les allergies respiratoires
- Son expression par les cellules du système immunitaire est nécessaire pour que les symptômes de la maladie apparaissent
- Des substances qui empêchent cette molécule de fonctionner préviennent le développement de l'asthme
- CX3CR1 permet la survie des lymphocytes T présents dans les poumons.

L'asthme allergique est une maladie chronique qui touche les voies aériennes supérieures et affecte plus de 300 millions d'individus dans le monde dont 1million en France. Alors que cette pathologie était quasiment inexistante à la fin du 19ème siècle, la prévalence mais aussi la sévérité de l'asthme se sont fortement accrues au cours des dernières années. Sa recrudescence représente un coût économique important d'autant que son traitement reste purement symptomatique.

Chez les patients asthmatiques, des cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T quittent la circulation sanguine, migrent dans les tissus pulmonaires et produisent des substances à l'origine de l'état inflammatoire et des symptômes cliniques. Toutefois, les mécanismes à l'origine de leur recrutement et surtout de leur survie dans les poumons restaient inconnus.

Les chercheurs de l'Inserm ont montré que les lymphocytes T présents dans les poumons expriment à leur surface une protéine particulière appelée CX3CR1. En étudiant des souris mutantes qui n'expriment pas cette molécule, ils ont montré que celle-ci jouait un rôle déterminant dans le développement de l'asthme en prolongeant la survie des lymphocytes T qui infiltrent les poumons.

Ces travaux démontrent non seulement que CX3CR1 joue un rôle dans l'apparition de l'asthme, mais également que cette molécule agit, non pas pour permettre la migration des lymphocytes T dans les poumons, mais pour augmenter leur survie.

Ce résultat pourrait avoir des retombées importantes dans le domaine médical car il suggère que des médicaments capables de bloquer CX3CR1 pourraient entraîner la mort des cellules T qui infiltrent les voies respiratoires et qui sont à l'origine de la maladie. -De même que les autres traitements utilisés par les patients asthmatiques, ces médicaments pourraient être administrés localement sous forme d'aérosols à des patients allergiques.- concluent les auteurs de cette étude.

Source : CX3CR1 is required for airway inflammation by promoting T helper cell survival and maintenance in inflamed lung

 


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24-11-2009

Les chercheurs ont identifié le r?le d'un gène dans le développement, la croissance et la progression des tumeurs

Les chercheurs du centre anticancéreux de l'université Massey en Virginie et les chercheurs de l'institut de médecine moléculaire ont identifié un gène qui pourrait jouer un rôle pivot dans les processus essentiels au développement des tumeurs et à la progression de métastases. Les scientifiques espèrent que leurs résultats pourront mener à une thérapie effective pour cibler et inhiber l'expression de ce gène afin d'inhiber la croissance du cancer.

Selon le Dr Paul B. Fisher, M.Ph., Ph.D., professeur au département de génétique et directeur de l'institut médical moléculaire l'équipe médicale a montré que l'élévation du taux du gène AEG-1, un facteur favorisant le cancer, est impliqué dans la transformation d'une cellule normale vers une cellule cancéreuse ainsi que dans la formation, l'angiogenèse de nouveaux vaisseaux sanguins.

L'étude des auteurs est publiée en ligne depuis le 16 novembre 2009 dans le journal médical Proceedings of the National Academy of Sciences. Le but des auteurs est de comprendre les fonctions de ce gène qui a un rôle essentiel dans la progression des tumeurs avec en point de mire la potentialité de développer des thérapeutiques effectives pour inhiber ses fonctions. Les auteurs pensent que cette voie thérapeutique pourrait améliorer les prises en charge des patients cancéreux par la découverte de nouveaux traitements effectifs.

Pour le Dr Fisher, AEG-1 a clairement des rôles multiples dans les diverses étapes de progression des tumeurs y compris leur croissance et leur insensibilité aux inhibiteurs de croissance comme les agents chimio thérapeutiques, les métastases et l'angiogenèse. En outre l'AEG-1 est connu pour avoir un rôle dans de nombreux cancers incluant le gliome, le neuroblastome, le cancer du foie, le cancer du sein, le cancer de la prostate, le cancer du poumon ainsi que le carcinome oesophagien. Ces corrélations importantes montrent l'importance de l'étude de ce gène pour cibler des thérapeutiques anticancéreuses. Ce gène a été découvert en 2002 dans le laboratoire du professeur Fishe qui travaillait alors à l'université Columbia aux Etats-Unis.


 


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20-11-2009

Utilisation de cellules souches pour créer de la peau pour soigner les victimes de br?lures graves

Selon l'article du journal médical Lancet du 20 novembre 2009 des chercheurs français ont trouvé une nouvelle voie d'utilisation des cellules souches pour créer une nouvelle peau pour soigner les victimes de brûlures graves. Pour les auteurs cette nouvelle peau pourrait solutionner les problèmes de rejet auquels les patients brulés doivent actuellement faire face.

Depuis plus de 20 ans les patients souffrant de brûlures graves ont tiré bénéfice d'une technique qui utilise pour fabriquer de la peau au laboratoire les propres cellules épithéliales des patients. Cependant cette technique prend trois semaines et met ainsi les patients en danger de déshydratation et d'infection.

Pendant cet intervalle de la peau de cadavres est employée pour couvrir les blessures mais sa disponibilité est limitée et est souvent rejetée par le système immunitaire du patient. Des systèmes de filets artificiels ont également été utilisés; cependant leur usage n'est pas possible lors de larges brûlures car ils augmentent le risque de rejet et de transmission de maladies par le matériel contenu provenant soit d'animaux soit d'autres humains.

Dans leur travail les chercheurs ont reproduit les étapes biologiques qui conduisent à la formation de peau pendant le développement embryonnaire. Après avoir placé les cellules sur un filet artificiel pour les aider à constituer une couche de peau celle-ci fut greffée à des souris. La nouvelle peau, 12 semaines plus tard, avait une structure compatible avec la peau humaine.

Pour le Dr Christine Baldeschi, de l'institut français d'Evry pour la thérapeutique par cellules souches ( Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, University Evry Val d'Essonne ), qui a mené la recherche ces résultats sont prometteurs. Selon cet auteur la technique pourrait conduire à une utilisation sans limite de cette ressource pour remplacer de manière temporaire la peau des patients souffrant de larges brûlures en attendant les greffes de leur propre peau. Les chercheurs sont occupés actuellement à mettre sur pied une expérimentation humaine.

 


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17-11-2009

La consommation fréquente de certains types de poissons pendant la grossesse et la première enfance est en rapport avec un rendement cognitif moindre chez les enfants

Une recherche menée à l'Université de Grenade avertit de la nécessité d'évaluer le risque, pour la santé des enfants, de consommer du poisson, en distinguant les variétés ou espèces qu'ils consomment, spécialement dans les zones où le poisson fait partie de l'alimentation habituelle de la population.

Le travail, intitulé - Exposition infantile à des polluants environnementaux à Grenade, et possibles effets sur la santé -, a été réalisé par Carmen Freire Warden, du département de Radiologie et de Médecine Physique de l'UGR, et dirigé par les professeurs Nicolas Olea Serrano et Marieta Fernandez Cabrera.

Les enfants qui mangent du poisson plus de trois fois par semaine présentent un rendement moindre dans les aires générale cognitive, exécutive et perceptive-manipulatrice, tandis que ceux qui subissent une plus forte exposition au mercure présentent un retard dans les aires général cognitive, de mémoire et verbale. Le mercure est un polluant spécialement présent dans le poisson bleu ( poisson de haute mer du genre thon, hareng, maquereau, sardine, anchois....) et celui en conserve, mais aussi, dans une proportion mineure, dans le poisson blanc.

Pour mener à bien cette étude, les scientifiques, à partir d'un échantillonnage de 220 enfants provenant de la zone géographique d'attention sanitaire de l'hôpital San Cecilio de Grenade, ont analysé l'exposition à des polluants environnementaux à travers l'eau, l'air et l'alimentation. Le travail décrit pour la première fois le degré d'exposition infantile à des polluants environnementaux présentant un intérêt spécial, comme les trihalométanes, NO2, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et le mercure. Une évaluation a été faite d'une part entre l'association de l'exposition à la pollution atmosphérique et d'autre part de l'exposition au mercure, avec le neurodéveloppement infantile à l'âge de quatre ans.

Concentrations de mercure

Les concentrations de mercure total déterminées dans les cheveux des enfants grenadins de quatre ans étudiés se situaient entre 0,04 et 6,67 g/g, des concentrations supérieures à celles trouvées chez d'autres populations infantiles consommant moins de poisson, mais inférieures aux niveaux détectés chez des populations qui en sont hautement consommatrices.

Les facteurs déterminants de cette exposition ont été le lieu de résidence, l'âge de la mère, l'exposition passive à la fumée du tabac et la consommation de poisson bleu. Les résultats obtenus suggèrent que la source principale d'exposition au mercure dans l'échantillon de population infantile étudié est la consommation de poisson.

Le travail réalisé à l'UGR a également déterminé qu'à Grenade le risque pour la santé de la population infantile par exposition de trihalométanes à travers l'eau potable peut être considéré comme mineur par rapport à d'autres populations du pays, et que les concentrations du polluant atmosphérique NO2, mesuré dans l'environnement extérieur de l'aire étudiée, furent également inférieures à celles décrites dans d'autres villes espagnoles. La source principale d'émission de ces polluants dans l'aire étudiée est le trafic de véhicules à moteur.

En outre, l'étude a révélé qu'il existe un rapport direct entre l'exposition passive de l'enfant à la fumée du tabac et à l'utilisation de la cuisinière à gaz à l'intérieur du foyer, à la présence de 1-hydroxypirène qui est un indicateur de l'exposition à des polluants de l'air préjudiciables pour la santé.

Selon les chercheurs, même si les niveaux d'exposition environnementale trouvés chez la population infantile intégrée dans l'échantillon étudié ne sont pas suffisants pour causer des troubles sérieux, ils pourraient avoir des conséquences sur le développement infantile plus tardivement par rapport à l'exposition.

 


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09-11-2009

De nouveaux résultats suggèrent que la biopsie de la prostate n'est pas toujours nécessaire

Les chercheurs de l'école de Médecine de l'université de Wake Forest associés aux chercheurs de l'université Wisconsin-Madison aux USA ont découvert que des taux augmentés de PSA ( antigène spécifique de la prostate ) peuvent être causés par une hormone présente dans l'organisme et que ces taux ne sont pas nécessairement prédicteurs de la nécessité de pratiquer une biopsie de la prostate.

Traditionnellement les taux élevés de PSA sont un signe potentiel de cancer de la prostate. Celà a conduit à une utilisation répandue du dosage de la PSA. Cependant, les chercheurs ont trouvé que l'hormone parathyroïdienne, une substance que l'organisme produit pour réguler les taux de calcium dans le sang, peut élever les taux de PSA chez des hommes sains n'ayant pas de cancer de la prostate. Ces élévations non témoins de cancer peuvent conduire à la pratique de biopsies non nécessaires qui souvent mènent à des traitements non nécessaires.

Selon le Dr Schwartz, Ph.D., M.P.H., professeur associé de biologie du cancer et d'épidémiologie à l'école de Médecine, la PSA est un reflet de l'activité prostatique mais pas nécessairement de cancer. Une inflammation ou d'autres facteurs peuvent élever les niveaux de PSA. Si ces niveaux sont élevés les patients sont habituellement dirigés vers une biopsie. Le problème est que, étant donné le vieillissement des hommes, ceux-ci développent souvent des cancers microscopiques dans la prostate qui sont médicalement insignifiants. S'il n'étaient pas décelés par une biopsie, ces cancers médicalement insignifiants, ne se développant jamais en cancer de prostate mortels, ne seraient jamais constaté.

Etant donné que le dépistage par le PSA est devenu si commun, plus d'hommes sont biopsiés. La plupart des hommes lorsqu'on leur dit être porteur du cancer de la prostate souhaitent un traitement même s'il est possible qu'il ne soit pas nécessaire. En réalité, selon le professeur Schwartz, seul un homme sur six dépisté par une biopsie de la prostate a un cancer qui pourrait être fatal s'il n'était pas traité.

Les taux élevés de biopsie prostatique conduisent à trop de traitements du cancer de la prostate menant ainsi à plus d'effets secondaires de la thérapeutique incluant l'impuissance et l'incontinence urinaire.

L'étude conjointement signée par le Dr Halcyon G. Skinner, Ph.D., M.P.H., de l'Université du Wisconsin-Madison, est publiée en novembre 2009 dans le journal médical Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. Cette étude a analysé les données provenant de 1.273 hommes ayant participé à une enquête nationale. Ils n'avaient aucun antécédent d'affection ou inflammation de la prostate, n'avaient pas eu de biopsie dans les mois précédents ou d'histoire de cancer de la prostate.

Après ajustement pour l'âge, la race ou l'obésité ( parce que les taux de PSA augmentent avec l'âge, sont plus élevés chez les hommes de race noire et sont plus bas chez les personnes en surpoids ), les chercheurs ont trouvé que les taux sanguins élevés d'hormone para thyroïdienne correspondaient à des taux élevés de PSA. Chez les hommes dont les taux d'hormone para thyroïdienne étaient à la limite supérieure de la normale, les taux de PSA furent élevés de 43 %, les plaçant ainsi dans la zone où les urologues recommandent de pratiquer une biopsie.

Ces résultats sont particulièrement significatifs pour les hommes de couleur. Environ 20 % des hommes de couleur ont des taux élevés d'hormone para thyroïdienne en comparaison avec les 10 % chez les hommes blancs ce qui signifie que les noirs ont une plus grande probabilité de se faire recommander une biopsie et en conséquence d'avoir des traitements complémentaires.

Pour les auteurs, ce travail va permettre aux scientifiques de mieux cerner les résultats des tests de dépistage de la prostate pour mieux différencier les hommes chez qui une biopsie est nécessaire de ceux chez qui elle peut être épargnée. Il est probable, selon le Dr Schwartz, qu'il y a un grand nombre d'hommes qui ont des taux élevés de PSA dus à une élévation des taux hormonaux para thyroïdiens plutôt que par un cancer de la prostate.

Bien que l'hormone para thyroïdienne contrôle de manière principale les taux de calcium dans le sang, des études récentes ont montré que cette hormone pouvait favoriser la croissance des cellules cancéreuses de la prostate. La recherche actuelle des auteurs Schwartz et Skinner est la première à suggérer que l'hormone para thyroïdienne peut également promouvoir la croissance de cellules prostatiques chez les hommes s'n'ayant pas de cancer de la prostate.

 


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04-11-2009

Risque accru de problèmes de peau chez les fumeurs atteints d'une maladie auto-immune courante

Comme si nous n'avions pas déjà suffisamment de raisons pour cesser de fumer, une équipe de chercheurs de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) vient d'en trouver une autre. Une étude dirigée par le Dr Christian A. Pineau, codirecteur de la Clinique du lupus et de la vasculite au CUSM, a clairement établi un lien entre les lésions et éruptions cutanées et le tabagisme chez les personnes atteintes du lupus érythémateux disséminé (LED). L'étude vient d'être récemment publiée dans le Journal of Rheumatology.

Le LED est une maladie auto-immune chronique qui affecte à peu près une personne sur 2.000. Environ 90 pour cent des patients atteints de LED sont des femmes, pour la plupart jeunes. Les symptômes sont causés par une hyperactivité du système immunitaire et la maladie peut entraîner une inflammation et toucher presque tous les organes, y-compris la peau.

Jusqu'à 85 pour cent des personnes qui présentent un LED développent des manifestations cutanées à un moment donné, explique le Dr Pineau. Nos résultats montrent que le risque de dommages cutanés, tels que la chute continue de cheveux et les cicatrices provoquées par l'inflammation, est significativement plus élevé chez les fumeurs. De même pour le taux d'éruptions de type Lupus actif.

Si le LED ne se guérit pas, les symptômes se traitent avec des médicaments. Cependant, le fait de fumer peut réduire l'efficacité de certains traitements utilisés pour contrôler les maladies de peau associées au LED, livre la Dre Sasha Bernatsky, coauteure de l'étude et médecin à la division de Rhumatologie du CUSM. Cela pourrait expliquer en partie que le tabagisme intensifie les dommages cutanés associés au LED.

Même chez les personnes en bonne santé, la fumée de cigarette a des effets à la fois immédiats et à long terme sur la peau, les vaisseaux sanguins et sur les follicules pileux, ajoute-t-elle. L'exposition au tabac favorise la production de cytokines, substances de l'organisme qui augmentent l'activité du système immunitaire et l'inflammation. Certains chercheurs pensent même que fumer pourrait être un des facteurs de risque initial du LED.

L'étude souligne l'importance vitale d'abstention du tabagisme chez les patients atteints de LED. Nous savions déjà que ces personnes ne devaient pas fumer, en raison du risque accru d'effets indésirables tels que les problèmes cardiaques, livre le Dr Pineau. Nous avons maintenant, semble-t-il, une nouvelle raison de mettre l'accent sur l'intérêt d'arrêter la cigarette. Si nous parvenons à convaincre ces personnes atteintes de LED de cesser de fumer, nous pouvons peut être les aider à mieux contrôler la maladie et à obtenir de meilleurs résultats.

Le Dr Christian A. Pineau est chercheur de l'axe des troubles musculo-squelettiques de l'IR-CUSM, médecin à la division de rhumatologie, ainsi que co-directeur de la clinique du lupus et de vasculite au CUSM. Il est également directeur du Programme de formation en rhumatologie et professeur adjoint au département de médecine à la Faculté de médecine de l'Université McGill.

Cet article a été cosigné par Dre Irina Turchin, division de dermatologie, département de médecine; Dre Sasha Bernatsky, division de rhumatologie, département de médecine; division d'épidémiologie clinique, département de médecine, Institut de Recherche, CUSM; Dre Ann e. Clarke; M.Yvan St-Pierre, division d'épidémiologie clinique, département de médecine, Institut de Recherche, CUSM; division d'allergies et d'immunologie clinique, département de médecine; Dr Christian A. Pineau, division de rhumatologie, département de Médecine.

 


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24-11-2008

Des anomalies de naissance sont peut-?tre liées ? l'exposition aux laques pour cheveux par la future mère

Les scientifiques du Collège Imperial de Londres ont observé que les enfants masculins nés de femmes exposées aux laques pour cheveux dans leur lieu de travail pourraient avoir un plus gros risque de naitre avec un défaut génital appelé hypospadias.

Ces constatations ont été rapportées dans le journal Environmental Health Perspectives. L'exposition aux laques ferait doubler le risque mais il est cependant trop tôt pour être certain que les laques soient la cause de ces anomalies.

L'incidence de l'hypospadias a augmenté de manière importante ces dernières décennies et certains experts suspectent des produits chimiques appelés phthalates que l'on retrouve dans certains plastiques y compris ceux retrouvés dans les laques pour cheveux.

Les phthalates ont la capacité de perturber des hormones. Ils ont été interdits dans les jouets depuis quelques années. Certains phthalates ont également été interdits dans les laques et autres produits cosmétiques depuis janvier 2005.

Aucune étude cependant n'a prouvé de liens convaincants entre l'exposition des femmes et les problèmes chez les enfants. L'étude actuelle concerne l'utilisation de laque par des ouvriers tels que les coiffeurs et les esthéticiennes qui sont soumis potentiellement à des doses plus élevées.

L'étude a concerné un total de 471 femmes dont les bébés sont nés avec un hypospadias. Elles ont été comparées à un nombre semblable de femmes dont les bébés étaient indemnes. Les femmes du groupe hypospadias ont indiqué qu'elles avaient été exposées à la laque pour cheveux en raison de leur activité professionnelle.

Selon le professeur Paul Elliott, qui a mené l'étude, les femmes ne devraient pas s'alarmer. Cette étude ajoute seulement un peu plus de résultats au tableau général à propos de ces produits chimiques. Pour l'auteur plus de recherches seront nécessaires pour démontrer qu'il y a un lien entre cette affection et les phthalates contenus dans les laques.

Selon un commentateur, le professeur Richard Sharpe, les femmes qui planifient une grossesse devraient éviter ou minimiser l'usage de cosmétiques, de crèmes ou de lotions corporelles spécialement dans les trois premiers mois de grossesse. Pas parce que l'on sait que les ingrédients peuvent être nocifs pour le bébé mais parce qu'il ne peut qu'être bon pour le bébé d'éviter les expositions chimiques non nécessaires.

D'autres produits sont suspects comme les pesticides et le bisphénol A que l'on trouve dans les produits de consommation courante alimentaires, cosmétique, jouets, biberons, plastiques etc. Tous sont des perturbateurs endocriniens capables d'interférer sur le fonctionnement de nos hormones. Et ce dès la vie foetale. Le Canada a déjà interdit le bisphénol A dans les biberons.

Une émission de télévision fera le point notamment sur l'impact de ces produits sur la fertilité masculine le Mardi 25 novembre 2008 à 21h00. Une des videos sur le sujet à www.arte.tv est également visible : video Pesticides

 


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18-11-2008

La viande rouge pourrait stimuler la progression des cancers

Les chercheurs de l'école de Médecine de l'université de Californie à San Diego menés par le Dr Ajit Varki, M.D., professeur de médecine et de médecine cellulaire et moléculaire, ont mis en évidence un nouveau mécanisme par lequel la consommation humaine de viandes rouges et de produits laitiers pourrait contribuer à un plus grand risque de tumeurs cancéreuses.

Les résultats de leur recherche suggèrent que l'inflammation provoquée par une molécule - l'acide N-glycolylneuraminic (Neu5Gc) - , introduite à travers la consommation de ces nourritures pourrait promouvoir la croissance des tumeurs. Ces résultats ont été publiés en novembre 2008 dans la revue médicale Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

L'acide N-glycolylneuraminic n'est pas produit naturellement par l'organisme humain mais peut-être incorporé aux tissus humains par l'absorption de viandes rouges. Le corps développe alors des anticorps anti-Neu5Gc qui pourraient potentiellement mener à une inflammation chronique. Les scientifiques ont identifié depuis un certain temps que l'inflammation chronique peut réellement stimuler le cancer. Les auteurs ont trouvé que les tissus des tumeurs contiennent beaucoup plus de Neu5Gc qu'habituellement dans les tissus humains normaux et donc ont conjecturé que d'une façon ou d'une autre Neu5Gc devait bénéficier aux tumeurs.

Cette hypothèse a été confirmée chez les souris. Chez les souris porteuses d'inflammation induite par les anticorps les tumeurs se sont développées d'une manière plus rapide que chez les souris témoins. Précédemment, il a été montré que chez les humains des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens réduisent le risque de cancer. Par conséquent les souris porteuses de tumeurs cancéreuses facilitées par les anticorps Neu5Gc ont été traitées par un médicament de ce type. Chez ces animaux le traitement anti-inflammatoire a bloqué l'effet des anticorps Neu5Gc et les tumeurs ont été réduites en taille. Selon les auteurs, l'ensemble des résultats indique que l'inflammation chronique induite par la viande rouge peut contribuer au risque de cancer.

 


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03-11-2008

Contamination de l'eau en bouteille par des sous-produits de désinfection, d'engrais ou de médicaments

Selon un article des scientifiques Olga Naidenko et collaborateurs, paru dans la publication Environmental Working Group le 15 octobre 2008, l'eau en bouteille de 10 marques importantes aux Etats-Unis contient de nombreux polluants.

Le groupe environnemental Americain révèle que dans chaque bouteille d'eau analysée ils ont retrouvé des contaminants chimiques incluant des produits toxiques. Certaines bouteilles provenant de Californie excédaient les limites légales pour les contaminants contenus dans l'eau en bouteille. Des contaminants pouvant causer le cancer fut retrouvés dans l'eau vendue dans cinq états américains.

A la différence de l'eau du robinet où les consommateurs peuvent consulter les résultats des tests chaque année, les producteurs d'eaux en bouteille ne publient pas les résultats des tests concernant les contaminants que ces eaux pourraient contenir.

Selon les auteurs, les industriels américains se cachent derrière l'affirmation que l'eau en bouteille est tenue d'avoir les mêmes standards de pureté que l'eau du robinet mais les campagnes promotionnelles publicitaires saturent leurs informations avec des images de sources de montagne.

Etant donné ces campagnes promotionnelles les consommateurs sont amenés à croire qu'ils achètent un produit ( à un prix 1.900 fois plus élevé que l'eau du robinet ), qui est purifié à un niveau bien supérieur à l'eau du robinet.

Selon les scientifiques, les tests qu'ils ont conduit indiquent fortement qu'on ne peut pas faire confiance à la pureté de l'eau en bouteille. Puisque l'industrie refuse de rendre disponibles les données pour soutenir leurs affirmations de supériorité de l'eau en bouteille, la confiance du consommateur dans leur pureté n'est tout simplement, disent-ils, pas justifiée.

Les tests conduits pour cette association par des laboratoires de qualité ont montré que 10 marques de bouteilles d'eau, achetées soit chez les grossistes soit chez des détaillants dans neuf états et dans le district de Colombia contenaient des polluants chimiques avec une moyenne de huit contaminants dans chaque marque. Au total 38 polluants différents furent identifiés Quatre marques étaient également contaminées par des bactéries. Pour deux marques les bouteilles d'eau étaient chimiquement non distinguables de l'eau du robinet. La seule différence importante était le prix.

Selon les auteurs, des produits comme les trihalomethanes ou les bromodichloromethanes retrouvés dans certaines eaux sont connus pour être cancérigènes. Des analyses conduites à l'institut d'hygiène de l'université de l'Iowa ont indiqué un éventail de polluants incluant non seulement des sous-produits de désinfection mais également des polluants urbains communs de l'eau usagée comme la caféine et les produits pharmaceutiques, des métaux lourds, des minerais comprenant de l'arsenic ou des isotopes radioactifs, des résidus d'engrais (nitrate et ammoniac) et une large gamme d'autres produits chimiques industriels identifiés comme étant des dissolvants, plastifiants, des suppresseurs de viscosité et des propulseurs.

L'étude a également inclus des tests de prolifération de cellules cancéreuses du sein, conduits à l'université du Missouri. Une marque a stimulé la croissance de ces cellules cancéreuses de 78 %. L'adjonction de produits chimiques bloquant les oestrogènes a inhibé cet effet montrant ainsi que l'eau contenait des produits chimiques mimant les oestrogènes, une hormone liée au cancer du sein. Bien que ce résultat fut considéré comme étant modeste relativement à la puissance nocive d'autre composés chimiques le volume vendu de cette marque d'eau augmente la signification de ces résultats au niveau de la santé.

Selon les auteurs si vous achetez de l'eau en bouteille vous ne savez pas ce que vous obtenez. Les conséquences au niveau santé publique de l'exposition à ces complexes de contaminants pouvant se retrouver dans les bouteilles d'eau n'ont jamais été étudiées. A l'inverse de l'eau publique les compagnies délivrant de l'eau en bouteille ne sont pas tenues de notifier à leurs consommateurs l'occurrence des contaminants pouvant être inclus et dans la plupart des états américains de dire aux consommateurs d'où vient l'eau, si et comment, elle est purifiée.

Les auteurs recommandent que l'eau en bouteille doive se conformer aux mêmes normes que l'eau du robinet, révéler les résultats des tests pour tous les contaminants, les rendre facilement disponibles au public, révéler les techniques de traitement employées pour épurer l'eau et révéler le nom et l'endroit de prélèvement de l'eau de source.

 


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