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30-09-2011

Un médicament actif sur le cartilage améliore les articulations usées

Une hormone naturelle dont l'utilisation est déjà approuvée par la FDA pour aider la production d'os pourrait aussi agir sur le cartilage et mettre un terme aux douleurs articulaires dues à l'arthrose.

Cette découverte ouvre une nouvelle perspective de traitement pour les maladies dégénératives des articulations qui devraient toucher plus de 67 millions de personnes rien qu'au Etats-Unis en 2030. Pour nombre de patients, la seule option est alors de remplacer chirurgicalement le cartilage perdu par du métal ou du plastique.

Le cartilage est un tissu blanchâtre, souple et solide qui recouvre la surface des articulations. En cas d'arthrose, il s'amincit au point de rendre l'articulation douloureuse et boursouflée. Les cellules en charge du cartilage chez l'adulte, les chondrocytes, le réparent et préviennent ainsi sa dégradation avec l'âge. Une hormone appelée PTH joue aussi un rôle dans la formation des os et du cartilage, et des études antérieures avaient déjà montré qu'elle peut stimuler la production de chondrocytes chez l'animal.

Erik Sampson et ses collègues ont choisi de tester si le teriparatide, la PTH sous forme médicamenteuse, pouvait traiter l'arthrose dans un modèle animal chez la souris. L'équipe a administré l'hormone aux souris malades chaque jour pendant un mois. Au terme de ce traitement, il s'avère que le cartilage des animaux malades était 37 pour cent plus épais et mieux préservé contre la dégénérescence que chez les souris malades non traitées.

L'hormone parathyroïdienne semble ainsi pouvoir induire la formation de nouveau cartilage et bloquer sa dégradation, en ciblant probablement selon les chercheurs les voies de signalisation stimulant les chondrocytes. Cette étude va servir de référence pour d'autres recherches explorant les effets de l'hormone parathyroïdienne sur l'arthrose.

Article : Teriparatide, a Chondroregenerative Therapy for Injury-Induced Osteoarthritis par E.R. Sampson, M.J. Hilton, Y. Tian, D. Chen, E.M. Schwarz, R.A. Mooney, S.V. Bukata, R.J. O'Keefe, H. Awad, J.E. Puzas, R.N. Rosier et M.J. Zuscik du Centre médical de l'Université de Rochester à Rochester, NY.

 


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20-09-2011

Découverte d'un nouveau gène dont les mutations sont associées à la maladie de Parkinson

Des recherches menées conjointement par l'équipe d'Alain Destée et Marie Christine Chartier-Harlin, au sein de l'Unité Mixte de Recherche Inserm 837 "Centre de recherche Jean Pierre Aubert" (Inserm - Université Lille 2 Droit et Santé - CHRU) en collaboration avec des chercheurs canadiens ont permis d'identifier une mutation génétique qui est liée à l'apparition d'une forme familiale de la maladie de Parkinson transmise selon le mode autosomique dominant.

Dans ce travail, les chercheurs ont tout d'abord montré au sein d'une famille que des marqueurs génétiques d'une région spécifique du chromosome 3 sont transmis en même temps que la maladie sur plusieurs générations, définissant ainsi une liaison génétique. Le séquençage des gènes de cette région a révélé une mutation qui est transmise avec la maladie, mais n'a pas été retrouvée chez plus de 3000 personnes en bonne santé. Par contre, cette mutation ainsi que d'autres (p.A502V, p.G686C, p.S1164R, p.R1197W) ont été retrouvées chez des patients parkinsoniens ayant une histoire familiale comme chez des malades présentant une maladie à corps de Lewy, et ce dans différentes régions du monde (Italie, Irlande, Pologne, Tunisie, Canada, Etats-Unis). La mutation identifiée par les chercheurs de l'Inserm, du CHRU de Lille et de l'Université Lille 2 entraîne un changement du facteur eIF4G1 (eukaryotic translation initiation factor 4-gamma) responsable de l'initiation de la traduction.

"Grâce à cette découverte, les chercheurs pourront mieux analyser les voies métaboliques de la maladie de Parkinson au niveau moléculaire et ainsi mieux comprendre cette maladie. De plus, cette découverte apporte de nouveaux outils aux chercheurs. Ils pourront développer de nouveaux modèles et tester de potentielles thérapies ayant pour but de ralentir, voire arrêter cette maladie" explique Marie-Christine Chartier-Harlin qui a conduit les recherches à l'Inserm.

Source : Translation initiator EIF4G1 mutations in familial Parkinson's disease - The American Journal of Human Genetics 2011 Sep 9; 89(3):398-406

 


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08-09-2011

Le stress professionnel, un danger croissant pour la santé

Selon une nouvelle étude publiée par des économistes de l'Université Concordia dans BMC Public Health, l'accroissement du stress au travail pousse davantage de travailleurs à demander l'aide de professionnels de la santé pour des maux physiques, mentaux et émotionnels. En effet, la recherche indique que le taux de travailleurs allant voir un médecin en raison de problèmes liés au stress a augmenté de 26 %.

Ces résultats montrent que les gens dont la profession comporte un niveau modéré ou élevé de stress consultent un médecin de famille ou un spécialiste plus souvent que ceux dont le métier est peu stressant, explique Sunday Azagba, auteur principal de l'étude et doctorant au Département de sciences économiques de Concordia.

Pour parvenir à leurs conclusions, les économistes ont analysé des données représentatives provenant de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) canadienne. Tous les chiffres de l'ENSP concernaient les adultes de 18 à 65 ans - soit la majorité de la population active sur le marché du travail - et incluaient des statistiques sur la fréquence des visites chez le médecin, les maladies chroniques, la situation de famille, le niveau de revenu ainsi que la consommation de tabac et d'alcool.

Nous croyons qu'un nombre croissant de travailleurs ont recours à des services médicaux pour faire face au stress en milieu de travail, soutient Mesbah Sharaf, coauteur de l'étude et également doctorant au Département de sciences économiques de Concordia.

Il existe des preuves médicales que le stress peut perturber le système immunitaire et par conséquent augmenter le risque de maladie, poursuit M. Sharaf. Ainsi, de nombreuses études ont relié le stress aux maux de dos, au cancer colorectal, aux maladies infectieuses, aux problèmes cardiaques, aux maux de tête et au diabète. Le stress professionnel peut aussi accroître les comportements à risque comme le tabagisme de même que la consommation abusive de drogue et d'alcool ou d'aliments gras et sucrés. A l'inverse, il peut empêcher les comportements sains tels que la pratique d'une activité physique et la poursuite d'un régime alimentaire équilibré.

 


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06-09-2011

Les oméga-3 réduisent la gravité des accidents vasculaires cérébraux

Une alimentation riche en oméga-3 réduirait la gravité des dommages au cerveau après un accident vasculaire cérébral (AVC), selon une étude menée par des chercheurs de l'Université Laval. L'équipe codirigée par les professeurs Jasna Kriz et Frédéric Calon a montré que l'étendue des dommages au cerveau après un AVC était réduite de 25 % chez des souris qui consommaient quotidiennement des oméga-3 de type DHA. Les détails de cette étude sont publiés sur le site web de la revue scientifique Stroke.

Il s'agit de la première démonstration convaincante du puissant effet anti-inflammatoire du DHA dans le cerveau, souligne Frédéric Calon, rattaché à la Faculté de pharmacie de l'Université Laval. Cet effet protecteur serait attribuable à la substitution de molécules dans la membrane des neurones : le DHA remplacerait partiellement l'acide arachidonique, un acide gras oméga-6 reconnu pour ses propriétés inflammatoires.

La consommation d'oméga-3 crée dans le cerveau un environnement anti-inflammatoire et neuroprotecteur qui atténue les dommages après un AVC, résume Jasna Kriz, de la Faculté de médecine de l'Université Laval. Elle prévient une réponse inflammatoire aigue qui, si elle n'est pas contrôlée, est nuisible au tissu cérébral.

Le professeur Calon croit que cet effet anti-inflammatoire est probablement transposable aux humains. Comme le DHA est facilement disponible, peu coûteux, qu'il réduit le risque de plusieurs problèmes de santé sans provoquer d'effets secondaires importants, le rapport risque/bénéfice penche en faveur d'une consommation régulière de poisson ou de DHA, conclut-il.

Outre Jasna Kriz et Frédéric Calon, les cosignataires de cette étude sont Mélanie Lalancette-Hébert, Pierre Cordeau, Carl Julien, Ivan Bohacek et Yuan-Cheng Weng. Tous sont membres du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ).


 


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29-09-2010

Une plante et une mouche éclairent la fonction d'un gène associé au cancer

Le gène TCTP est présent chez tous les animaux et les végétaux. Des travaux associant l'INRA, le CNRS, l'Université Claude Bernard Lyon 1 et l'ENS Lyon viennent de révéler que ce gène a exactement la même fonction chez deux organismes très éloignés, une plante, Arabidopsis, et une mouche, la drosophile : il participe à la régulation de la multiplication cellulaire. Ce gène est ainsi impliqué aussi bien dans la formation des organes chez l'embryon que dans la prolifération des tumeurs, cancéreuses ou non. Ces résultats, qui pourraient ouvrir des voies nouvelles de lutte contre le cancer, sont publiés dans la revue PNAS.

Le rôle du gène TCTP dans la croissance cellulaire

Les recherches sur le cancer chez l'homme ont permis d'identifier le gène TCTP (il permet la production de - Translationally Controlled Tumor Protein -, la protéine TCTP). Elles ont montré que ce gène est fortement surexprimé dans de nombreuses cellules cancéreuses. Il représente donc une cible potentielle dans les traitements contre le cancer car il serait impliqué dans les mécanismes de développement des cellules et de prolifération cellulaire. Une réversion tumorale, c'est-à-dire une diminution du développement des tumeurs (massif cellulaire à multiplication non contrôlée), a d'ailleurs été observée lorsque l'expression de TCTP est inhibée.

TCTP est un gène présent chez les animaux et chez les végétaux, qui cependant ne développent pas de cancer à proprement parler. Chez les animaux tout comme chez les végétaux, lorsque ce gène est supprimé ou désactivé, les organismes ne croissent pas et meurent au stade de l'embryon, preuve que TCTP est un gène essentiel pour le développement de l'embryon et de l'organisme.

Des fonctions communes aux animaux et aux végétaux

Les équipes de Mohammed Bendahmane, chercheur à l'INRA, et de Bertrand Mollereau, professeur à l'ENS Lyon, ont utilisé en parallèle la plante Arabidopsis thaliana et la mouche du vinaigre Drosophila melanogaster (la drosophile) pour préciser le rôle exact de TCTP lors du développement animal et végétal.

Afin d'obtenir des plantes adultes mutées pour le gène TCTP (c'est-à-dire avec ce gène désactivé), l'équipe a dû procéder à des - sauvetages - d'embryons de plantes en récupérant des graines par dissection microscopique puis en leur fournissant des nutriments indispensables à leur croissance. L'équipe a ainsi pu produire le premier organisme adulte mutant pour TCTP.

L'utilisation de ces plantes mutantes a permis de montrer que TCTP est impliqué dans la régulation du cycle cellulaire, et donc dans la division cellulaire. Il intervient ainsi dans la formation des organes. De plus, des travaux de complémentation inter-espèces entre drosophile et Arabidopsis (il s'agit de faire produire la protéine TCTP de plante par une drosophile mutante ne produisant pas TCTP ou faire produire la protéine TCTP de drosophile par une Arabidopsis mutante ne produisant pas TCTP) montrent que ces fonctions sont communes aux animaux et aux végétaux; En effet, le gène TCTP de plante est capable de restaurer presque complètement les défauts de développement des cellules induits par l'inhibition de TCTP chez la mouche du vinaigre. D'une manière similaire, le gène TCTP de la drosophile est capable de restaurer presque complètement les défauts de développement induits par la mutation de TCTP chez Arabidopsis thaliana.

Cette avancée dans la compréhension des fonctions de TCTP au sein des plantes devrait apporter de nouvelles pistes permettant de mieux comprendre comment les organes se développent depuis l'embryon et aussi de faire progresser la recherche contre le cancer.

Références : Translationally controlled tumor protein is a conserved mitotic growth integrator in animals and plants.- Florian Brioudesa, Anne-Marie Thierrya, Pierre Chambriera, Bertrand Mollereaub, and Mohammed Bendahmanea, Proc. Natl. Acad. Sci. USA, (2010) 14 septembre, vol. 107, no. 37, pp. 16384-16389.

Laboratoire - Reproduction et Développement des Plantes - (Institut National de la Recherche Agronomique, Centre National de la Recherche Scientifique, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Université de Lyon).

Laboratoire de Biologie Moléculaire et Cellulaire (Centre National de la Recherche Scientifique, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Université de Lyon).

 


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24-09-2010

La bile serait-elle une fontaine de jouvence? Identification d'une molécule de longévité

Des chercheurs de l'Université Concordia ont découvert une nouvelle piste dans la quête de la longévité humaine. Une nouvelle étude publiée dans la revue spécialisée Aging est la première à définir le rôle de l'acide biliaire, appelée acide lithocholique (LCA), dans la prolongation de la durée de vie de la levure à maturation normale. Les résultats pourraient avoir d'importantes répercussions sur la durée et la santé de la vie humaine, puisque la levure a des éléments communs avec l'organisme humain.

Bien que la LCA prolonge considérablement la durée de vie de la levure, nous savons que cette même LCA ne peut être synthétisée par la levure, ni par les autres acides biliaires présents chez les mammifères, affirme le directeur de cette recherche, Vladimir Titorenko, titulaire de la Chaire de recherche de l'Université Concordia en génomique, biologie cellulaire et vieillissement et professeur au Département de biologie. Il est possible que la levure ait évolué de manière à détecter les acides biliaires en tant que molécules moyennement toxiques et qu'elle ait réagi par des changements visant à combattre le vieillissement. Il n'est pas inconcevable que le potentiel de prolongation de la vie présent dans la LCA soit également applicable aux humains.

Plus de 19.000 petites molécules analysées

Le professeur Titorenko et ses collègues ont examiné plus de 19.000 petites molécules afin de tester leur aptitude à prolonger la durée de vie de la levure. La LCA avait un impact significatif dans des conditions normales et sous contraintes.

Notre étude démontre que la LCA améliore la longévité en s'attaquant à deux mécanismes distincts, souligne le premier auteur, Alexander Goldberg, doctorant à l'Université Concordia. Le premier a cours peu importe le nombre de calories et touche les protéines quotidiennes ou domestiques. Le second système se produit lors de la restriction calorique et touche les protéines de stress. Peu importe ce qui les déclenche, ces deux mécanismes travaillent à supprimer le processus pro vieillissement, ajoute M. Goldberg.

L'acide biliaire pourrait améliorer la santé

Même si nous avons une idée d'ensemble de la manière dont la LCA améliore la longévité de la levure, il nous reste à déterminer si elle a des effets similaires sur d'autres espèces, rappelle le professeur Titorenko. Toutefois, nous savons déjà, grâce à des études antérieures, que les acides biliaires profitent à la santé et à la longévité. Par exemple, il a été démontré qu'ils s'accumulaient dans le sérum provenant de souris âgées et qu'ils jouaient un rôle important dans l'amélioration des fonctions hépatiques et pancréatiques chez les rongeurs.

Cela nous porte à croire que les acides biliaires constituent de potentiels agents pharmaceutiques dans le traitement du diabète, de l'obésité et de divers troubles métaboliques qui sont tous associés au vieillissement, continue Vladimir Titorenko. Ils pourraient être la solution pour un vieillissement sain.

A propos de cette étude :

L'article - Chemical genetic screen identifies lithocholic acid as an anti-aging compound that extends yeast chronological life span in a TOR independent manner, by modulating housekeeping longevity assurance processes -, publié dans la revue Aging, a été rédigé par Alexander A. Goldberg, Vincent R. Richard, Pavlo Kyryakov, Simon D. Bourque, Adam Beach, Michelle T. Burstein, Anastasia Glebov, Olivia Koupaki, Tatiana Boukh-Viner, Christopher Gregg, Mylène Juneau, Ann M. English et Vladimir I. Titorenko de l'Université Concordia ainsi que par David Y. Thomas de l'Université McGill.

Sur le Web : Article cité dans la revue Aging

 


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13-09-2010

Anesthésie transcontinentale : une première mondiale

Il arrive parfois que les vidéoconférences soient soporifiques, mais jamais à ce point. Le 30 août 2010, le Dr Thomas Hemmerling et son équipe du Département d'anesthésie de McGill ont signé une première mondiale en traitant depuis Montréal un patient opéré de la glande thyroïde...en Italie. Cette technique innovante relève de la - téléanesthésie - et fait appel à une équipe d'ingénieurs, de chercheurs et d'anesthésistes qui administreront l'anesthésique par intraveineuse, moyennant une surveillance à distance entièrement automatisée.

Cette prouesse médicale est l'aboutissement d'une collaboration scientifique entre l'équipe du Dr Hemmerling et l'équipe italienne du Dr Zaouter du Département d'anesthésie de l'Université de Pise (Directeur du département d'anesthésie, le professeur Giunta).

Cette méthode présente un intérêt évident pour les pays où un grand nombre de personnes vivent dans des régions éloignées, comme le Canada, et où des spécialistes ne sont pas toujours disponibles sur place, souligne le Dr Hemmerling. Elle pourra également être mise au service de la formation des futurs médecins, car elle permettra aux résidents d'exécuter certaines tâches sans avoir de tuteur à leurs côtés, ce qui aura pour effet d'améliorer leur confiance dans leurs aptitudes.

Quatre caméras vidéo disposées de manière stratégique ont permis de surveiller en temps réel chaque aspect de l'intervention pratiquée à Pise, en Italie. Les paramètres de ventilation (comme la fréquence respiratoire du patient), les constantes vitales (ECG, fréquence cardiaque, saturation en oxygène) et les images en direct de l'intervention chirurgicale ont été surveillés par trois de ces caméras, la quatrième étant réservée à des usages bien précis. Cette technique nécessite un ordinateur à distance (- cockpit d'anesthésie -), de même qu'une station de travail permettant de gérer la liaison audio-vidéo entre les deux établissements. Bien sûr, les anesthésistes présents sur place peuvent court-circuiter ce processus à tout moment, explique le Dr Hemmerling.

Avant l'intervention chirurgicale, une évaluation des voies respiratoires et des antécédents médicaux du patient a aussi été réalisée par vidéoconférence. Les chercheurs étudient également la possibilité de réaliser les consultations préopératoires au domicile des patients. Auparavant, la consultation préopératoire nécessitait des analyses sanguines et plusieurs autres examens invasifs. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. De nombreux patients doivent néanmoins parcourir de grandes distances et attendre souvent des heures avant de voir un anesthésiste et répondre à ses questions. La vidéoconférence pourrait supprimer ces problèmes logistiques et probablement réduire le niveau de stress des patients avant l'intervention. Il faut maintenant confirmer les résultats de cette expérience pilote en réalisant d'autres études, conclut le Dr Hemmerling.

 


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09-09-2010

Détecter à la seconde les prématurés à risque

Comment parents et médecins peuvent-ils deviner parmi les bébés prématurés ceux qui développeront de sérieuses complications et devront être transférés en unité de soin spécialisée ?

Selon l'article des Drs S. Saria et D.L. Koller de l'Université de Stanford à Stanford et collaborateurs, paru dans Translational Medicine du 8 septembre 2010, un nouvel outil de prédiction des risques utilise les données enregistrées en routine à l'hôpital lors des trois premières heures de la vie du bébé pour calculer la probabilité d'apparition de maladies, d'infections et de problèmes cardiaques quelques semaines plus tard.

Ce programme informatique, baptisé - PhysiScore - peut ainsi aider les médecins à mieux discriminer les bébés à risque des autres, l'un des enjeux les plus difficiles de la néonatalogie actuelle. La capacité à prédire la santé de ces tout petits orientera le type de soin à leur fournir et s'ils doivent rester en unité de soins intensifs ou recevoir ailleurs des soins plus approfondis. Contrairement aux méthodes prédictives actuelles, PhysiScore peut être installé automatiquement sur les appareils de surveillance existant déjà à l'hôpital et ne nécessite pas de techniques invasives telles que des piqûres.

Les bébés nés prématurément ont un suivi cardio-respiratoire dès leur naissance. Des appareils enregistrent en permanence les données vitales de l'enfant telles que ses rythmes cardiaque et respiratoire ainsi que la teneur du sang en oxygène. Ces enregistrements ont lieu de la salle d'accouchement à l'unité de soins intensifs néonataux jusqu'à ce que l'enfant sorte de l'hôpital ou même après s'il y a lieu.

Dans leur étude, Suchi Saria et ses collègues ont mis au point un algorithme informatique qui exploite ces paramètres vitaux pour y détecter des associations bien trop complexes pour être repérées par l'homme. Les auteurs ont ainsi analysé les données de 145 enfants classiquement recueillies sans intervention particulière pour trouver que ces combinaisons, jointes à des informations comme le poids et la durée de la grossesse, pouvaient permettre de distinguer les bébés à risque des autres bien plus efficacement que les modèles classiques.

Avec seulement trois heures d'enregistrement, PhysiScore a prédit à 91-98 % si les enfants étaient dans la catégorie à risque élevé ou pas. Les prédictions standards n'ont pu le faire que dans 69 à 74 pour cent des cas. Les auteurs estiment que l'utilisation de tels programmes pour interpréter les paramètres biologiques des patients, par exemple en post-opératoire, peut améliorer la qualité des soins médicaux.

Article : - Integration of Early Physiological Responses Predicts Later Illness Severity in Preterm Infants - par S. Saria et D.L. Koller de l'Université de Stanford à Stanford, CA; A.K. Rajani, J. Gould et A.A. Penn de la Stanford University School of Medicine à Palo Alto, CA.

 


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03-09-2010

La vaccination a diminué le nombre d'enfants hospitalisés pour pneumonies bactériennes

Selon une nouvelle étude, parue en aout 2010 dans le journal médical Thorax, le nombre d'enfants hospitalisés dans les hôpitaux anglais pour pneumonie bactérienne a diminué d'1/5 dans les deux ans qui ont suivi l'introduction d'un vaccin pour combattre cette maladie.

La pneumonie bactérienne est une maladie sérieuse provoquée par le streptocoque pneumoniae qui affecte la plupart du temps les bébés, les enfants en bas âge et les personnes âgées. En Europe environ un décès sur 10 chez les enfants de moins de cinq ans est provoqué par cette maladie.

La pneumonie bactérienne se développe habituellement comme complication post infection respiratoire d'une maladie comme la grippe. Les symptômes incluent des difficultés respiratoires, de la fièvre et la perte de l'appétit.

Le vaccin, connu sous le nom de PCV7 a été introduit dans le programme de prévention en septembre 2006 pour protéger les enfants contre sept souches différentes de la bactérie Streptococcus pneumoniae.

L'étude a montré également que le nombre d'enfants plus agés admis pour pneumonie bactérienne a également diminué. Ce résultat suggère que la vaccination des enfants en bas âge contre la pneumonie bactérienne assurait également une protection des enfants non vaccinés en leur fournissant une immunité de - groupe - ralentissant la propagation de la maladie.

Le vaccin PCV7 a actuellement été remplacé par un vaccin dénommé PCV13 qui agit comme le précédent mais sur un plus grand nombre de souches bactériennes. Celles-ci sont au nombre de 90.

Selon le Dr Joanna Murray, co-auteur, travaillant également à l'école de santé publique du collège impérial de Londres, les résultats sont encourageants mais même avec le programme de vaccination en place la pneumonie bactérienne demeure une cause importante de morbidité et de mortalité chez les enfants. Les scientifiques travaillent pour développer un meilleur vaccin qui pourrait apporter une plus grande protection.

 


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23-09-2009

Traitement de la ménopause et cancer du sein : commencer t?t ne limite pas le risque

Commencer un traitement hormonal de la ménopause peu de temps après l'installation de la ménopause plutôt que quelques années plus tard ne limite pas le risque de cancer du sein. C'est ce que suggère l'étude réalisée par l'équipe - Nutrition, hormones et santé de la femme - (Villejuif) coordonnée par Françoise Clavel-Chapelon, Directrice de recherche Inserm. Ces résultats se fondent sur les données recueillies auprès de 50.000 femmes de la cohorte E3N. Ce travail fait l'objet d'une publication dans la revue Journal of Clinical Oncology datée du 14 septembre 2009.

Les traitements hormonaux de la ménopause (THM) oestro-progestatifs ont été fortement remis en question en 2002 avec la publication d'un essai randomisé américain montrant qu'ils augmentaient le risque de cancer du sein mais aussi de maladie cardio-vasculaire. Ces résultats ont entraîné une chute de l'utilisation des THM, notamment en France, et de nouvelles recommandations des autorités de santé françaises ont été émises: les indications des THM sont restreintes au traitement des troubles fonctionnels liés à la ménopause (dont font partie les bouffées de chaleur) et altérant la qualité de vie, et leur utilisation doit être la plus courte possible. Cependant, l'essai américain incluait majoritairement des femmes ménopausées depuis plusieurs années. Il restait donc possible que la balance bénéfices-risques des THM soit plus favorable pour des traitements initiés sans tarder après l'installation de la ménopause, ainsi qu'ils sont couramment prescrits aujourd'hui aux femmes françaises.

La dernière étude de l'équipe de Françoise Clavel-Chapelon suggère que le fait d'instaurer un THM estro-progestatif peu de temps après le début de la ménopause (c'est-à-dire dans les 3 années suivant l'installation de la ménopause) ne limite pas le risque de cancer du sein. Au cours des deux premières années de traitement, le contraire est même observé : c'est uniquement avec un THM initié peu de temps après la ménopause que le risque de cancer du sein est augmenté (Risque relatif égal à 1,5 - risque multiplié par 1,5 pour les utilisatrices de THM par rapport à celles qui ne l'ont jamais utilisé). Les auteurs précisent qu'au-delà de deux années de traitement, le moment auquel est instauré le THM importe peu : le risque de cancer du sein est augmenté. Les auteurs de l'étude apportent cependant une nuance. Ils montrent en effet que certains THM, s'ils sont utilisés moins de deux années, pourraient ne pas comporter de sur-risque de cancer du sein. Il s'agit de ceux dont la composante progestative consiste en de la progestérone (administrée par voie orale), la molécule identique à celle produite par les ovaires. Ce sont aujourd'hui les traitements les plus fréquemment utilisés en France.

En conclusion, les auteurs soulignent que, même utilisés pour une durée relativement courte et initiés peu de temps après la ménopause, certains THM ne sont pas dénués de risque vis-à-vis du cancer du sein, risque néanmoins limité à la période d'utilisation du traitement. Les résultats obtenus sur les traitements de courte durée dont la composante progestative consiste en de la progestérone doivent maintenant être confirmés par d'autres études.

Cette analyse est fondée sur les données d'une grande étude épidémiologique française : la cohorte E3N, dirigée par Françoise Clavel-Chapelon, qui suit depuis 1990 près de 100.000 femmes affiliées à la Mutuelle Générale de l'Education Nationale. Les participantes fournissent régulièrement des informations sur leur mode de vie, leur consommation médicamenteuse, et la survenue de maladies, en particulier de cancers. C'est à ce jour la plus grande étude à avoir évalué les variations du risque de cancer du sein en fonction du délai écoulé entre la ménopause et l'initiation du THM. L'étude a porté sur 50.000 femmes. Au cours d'un suivi qui a duré en moyenne 8 années, un peu plus de 1.700 cancers du sein sont survenus.

Les partenaires de la cohorte E3N sont l'Inserm, la Ligue contre le Cancer, la MGEN et l'Institut Gustave Roussy.

Lien :Estrogen-progestagen menopausal hormone therapy and breast cancer: does delay from menopause onset to treatment initiation influence risks? Agnès Fournier, Sylvie Mesrine, Marie-Christine Boutron-Ruault, Françoise Clavel-Chapelon Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ERI 20 / Université Paris-Sud, EA 4045, IFR 69 / Institut Gustave-Roussy, Villejuif, France

 


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15-09-2009

Une pommade commune antidouleurs pourrait protéger le coeur lors d'attaques cardiaques

Une publication en septembre 2009 dans le journal médical Circulation, provenant de l'université de Cincinnati (USA), montre qu'une crème (zostrix) en vente libre appliquée sur la peau pendant une attaque cardiaque pourrait protéger le coeur prévenant ainsi ou réduisant les dommages cardiaques.
Les auteurs, conduits par le Dr Keith Jones, PhD du département de pharmacologie ont montré que l'application de capsaicine à des endroits spécifiques de la peau chez les souris déclenche des signaux nerveux qui activent des voies cellulaires de - pro-survie - dans le coeur protégeant ainsi ce muscle.

La capsaicine est un des composants du piment contenu dans des poivrons. Elle produit une sensation de chaleur. C'est également une substance présente dans plusieurs médicaments topiques utilisés pour le soulagement de douleurs temporaires. Selon les auteurs, la capsaïcine topique n'a aucun effet nuisible sérieux connu et pourrait être facilement appliquée dans l'ambulance. Si cette médication se révèle efficace chez l'homme elle aurait le potentiel de réduire les dommages ou la mort en cas d'occlusion des coronaires, réduisant de ce fait l'ampleur et les conséquences de la crise cardiaque.

Les chercheurs ont observé une réduction de 85 % de décès de cellules cardiaques lorsque la capsaicine fut utilisée. Ils ont également montré qu'une petite incision faite sur l'abdomen a amené une réduction de 81 %. Pour les auteurs la capsaicine et cette incision ont un effet neurologique similaire. Ce sont les effets cardio-protecteur les plus puissants enregistrés jusqu'ici. C'est une forme de cardio protection utilisant un stimulus peaucier activant la cardio protection longtemps avant que l'artère coronaire bloquée puisse être désobstruée. Pour les auteurs cette action pourrait être similaire à l'action de certains traitements par acupuncture.

Les auteurs mettent cependant en garde le public contre l'usage de la capsaicine sans que des études ultérieures soient conduites car on ne sait pas si ce traitement fonctionnera pour toutes les indications, chez tous les patients ni les modalités d'application. Néanmoins cette médication leur semble avoir un potentiel clinique énorme et pourrait par la suite sauver des vies.

 


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09-09-2009

Diabète de type 1 : le succès durable de la greffe de cellules pancréatiques est confirmé

En 2004, l'équipe de recherche dirigée par François Pattou (Unité Inserm 859 - Biothérapies du diabète -, Université Lille 2 / CHRU de Lille) annonçait la réussite d'une greffe de cellules pancréatiques chez un patient atteint de diabète de type I. Cinq ans après, 14 patients atteints de diabète sévère ont bénéficié de cette nouvelle thérapie cellulaire. La majorité d'entre eux garde un équilibre glycémique satisfaisant en l'absence d'injection d'insuline. Les résultats de cet essai clinique sont publiés dans la revue Diabetes Care, accessibles à l'adresse http://care.diabetesjournals.org/content/32/8/1473.full.pdf+html.
Qu'est-ce que le diabète de type 1 ?
Le diabète est considéré par l'Organisation Mondiale de la Santé comme l'épidémie du 21ème siècle. Cette maladie est due au déséquilibre entre la sécrétion d'insuline, l'hormone responsable de l'utilisation et du stockage du sucre, et les besoins de l'organisme. Le taux de sucre dans le sang (glycémie) s'élève alors et entraîne des complications, en particulier vasculaires (infarctus, artérite, accident vasculaire cérébral, atteinte de la rétine et des reins).

Dans le diabète de type 1 (ou insulinodépendant) qui frappe souvent des enfants ou de jeunes adultes, c'est la sécrétion d'insuline qui est déficiente. La cause exacte de cette pathologie reste mal connue mais, une fois déclaré, le diabète de type 1 aboutit à la destruction des cellules responsables de la sécrétion d'insuline, les cellules beta du pancréas ou îlots de Langerhans. Les patients deviennent alors dépendants leur vie durant de l'insuline. Malgré une hygiène de vie très stricte et plusieurs injections quotidiennes d'insuline, certains d'entre eux ne parviennent pas à équilibrer leur diabète de façon satisfaisante, ce qui justifie l'étude de nouvelles approches thérapeutiques.
En quoi consiste la greffe de cellules pancréatiques ?
L'objectif de la thérapie cellulaire est de restaurer une fonction biologique déficiente, ici la sécrétion d'insuline. La technique utilisée par les chercheurs de l'Inserm et les équipes médicales du CHU de Lille, consiste à transplanter chez le patient diabétique de nouvelles cellules pancréatiques saines. Les îlots de Langerhans sont préparés au laboratoire à partir du pancréas d'un donneur, puis administrés au patient par une perfusion dans la veine du foie, où ils vont s'implanter pour sécréter l'insuline et réguler la glycémie.
Quelle est l'originalité de l'étude française ?
Forts des résultats décrits en greffe d'organe, l'équipe lilloise s'est attachée à optimiser la fonction initiale du greffon, c'est-à-dire des îlots. Les chercheurs ont donc optimisé chacune des étapes de la greffe, et en particulier la sélection des donneurs, la qualité du prélèvement et de la conservation du pancréas, l'isolement des îlots, et les modalités de la greffe. Afin d'augmenter le nombre de cellules administrées, les patients ont reçu deux ou trois injections d'îlots, sur une période de 3 mois en moyenne.
Quels sont les résultats de cette étude ?
Cette étude débutée en 2003 a porté sur 14 patients (7 femmes et 7 hommes) atteints de formes sévères du diabète de type 1 et n'ayant plus aucune sécrétion résiduelle d'insuline. Agés en moyenne de 42 ans et le plus souvent diabétiques depuis plus de 25 ans, ces patients ne parvenaient plus à atteindre un équilibre glycémique satisfaisant malgré un traitement insulinique intensif par multi-injections quotidiennes ou à l'aide d'une pompe externe.

Après 3 à 6 ans de suivi, 11 patients (79%) gardent des îlots fonctionnels et un équilibre glycémique satisfaisant. Pour 8 d'entre eux (57%) ce résultat est possible sans aucune injection d'insuline. Les 3 patients qui ont secondairement perdu leur greffon sont revenus à leur situation antérieure, après arrêt du traitement anti-rejet.
Qu'apporte de nouveau cette étude ?
De tels résultats, observés au long cours chez la majorité des patients, n'avaient encore jamais été rapportés. Cette étude a également montré pour la première fois le rôle crucial de la fonction initiale des îlots sur leur survie à distance. En effet, tous les patients qui présentaient un équilibre glycémique optimal un mois après la greffe gardent aujourd'hui des îlots fonctionnels. Ces patients ont pourtant bénéficié d'un traitement anti-rejet classique. Nos travaux montrent que la thérapie cellulaire du diabète est efficace et que la fonction initiale des cellules greffées est l'un des éléments clés de son succès durable. Pour l'instant, cette nouvelle approche thérapeutique reste cependant réservée aux formes de diabète les plus instables pour lesquelles le pronostic vital est engagé, précisent François Pattou et Marie-Christine Vantyghem.
Quelles étaient les difficultés rencontrées jusqu'alors ?
Grâce à l'utilisation de nouveaux traitements anti-rejet, les premiers succès ont permis au début des années 2000 de valider le principe de la greffe d'îlots chez les patients atteints de diabète de type 1 sévère. L'épuisement des îlots greffés semblait cependant inexorable chez la majorité des patients après la première année, aboutissant à la perte progressive du greffon. La cause la plus fréquemment évoquée pour expliquer ces résultats finalement décevants était la réaction immunitaire (rejet) du receveur contre les îlots transplantés et l'insuffisance des traitements anti-rejet.
Quels obstacles limitent encore la thérapie cellulaire du diabète ?
La nécessité d'un puissant traitement antirejet reste un frein important. Ce traitement impose en effet une surveillance attentive pour détecter et traiter rapidement les complications infectieuses et tumorales (cutanées en particulier) favorisées par la diminution des défenses immunitaires. Pour l'instant, le bénéfice observé semble largement compenser les risques liés à la greffe. Seul le suivi au long cours d'un plus grand nombre de patients permettra cependant de répondre à cette question. C'est l'objet du registre international financé par le - National Institute of Health - américain (www.citregistry.org) afin de colliger les résultats de 9 équipes réalisant ce type de greffe aux USA et dans trois centres européens (Lille, Genève, et Milan).

Le deuxième obstacle au développement à plus grande échelle de la greffe d'îlots est la faible disponibilité des pancréas humains issus des dons d'organes coordonnés par l'Agence de Biomédecine. Plusieurs travaux récents laissent cependant entrevoir la possibilité de produire au laboratoire de grandes quantités de cellules béta humaines, en particulier à partir de cellules souches embryonnaires.
Concrètement, quelles seront les suites de cette étude ?
L'équipe lilloise conduit actuellement une étude similaire pour une autre catégorie de patients, chez lesquels le diabète a déjà détruit les reins et justifie une greffe rénale. Avec l'autorisation de l'Afssaps (l'organisme qui encadre en France la thérapie cellulaire), les chercheurs vont débuter en septembre un nouvel essai clinique qui testera un nouveau traitement susceptible d'améliorer l'implantation et la survie des îlots.

Une étude multicentrique est également prévue avec les autres équipes réalisant ce type de greffe en France (Besançon, Grenoble, Lyon, Montpellier et Strasbourg, en collaboration avec Genève) afin de comparer le rapport risques / bénéfice et le coût de la greffe d'îlots à ceux des traitements classiques. Si les résultats sont positifs, la greffe d'îlots pourrait alors devenir une alternative reconnue pour le traitement des formes les plus sévères du diabète.

Enfin, un consortium international associant 18 équipes, dont l'unité 859, vient d'obtenir le soutien de la Commission Européenne pour les 5 prochaines années afin de développer à plus grande échelle la thérapie cellulaire du diabète et envisager en particulier la greffe de cellules issues de cellules souches embryonnaires.
Qui a participé à cette étude ?
L'unité 859 est une équipe de recherche multidisciplinaire de l'Inserm et de l'Université de Lille-Nord de France, composée de 17 personnes. Son objectif est le développement de nouvelles approches thérapeutiques du diabète basées sur les biothérapies. L'unité 859 est aussi une des trois équipes fondatrices d'EGID, un institut européen de recherche sur le diabète, créé cette année à Lille. Cette étude a été coordonnée par Francois Pattou (Chirurgien, greffe), Marie-Christine Vantyghem (Endocrinologue, évaluation et suivi des patients), Julie Kerr-Conte (Biologiste, préparation des îlots), et Christian Noel (Néphrologue, immunologie) et menée en étroite collaboration avec les équipes médicales et la Fédération de recherche clinique du CHU de Lille.


Lien : Source Primary Graft Function, Metabolic Control, and Graft Survival After Islet Transplantation. Diabetes Care 2009 Aug;32(8):1473-8.doi: 10.2337/dc08-1685 Marie-Christine Vantyghem, Julie Kerr-Conte, Laurent Arnalsteen, Geraldine Sergent, Frederique Defrance, Valery Gmyr, Nicole Declerck, Violeta Raverdy, Brigitte Vandewalle, Pascal Pigny, Christian Noel, et Francois Pattou.

 


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01-09-2009

Le jus de bleuet biotransformé combat l'obésité et le diabète

Le jus extrait du bleuet nain nord-américain, biotransformé par une bactérie fermentée extraite de la pelure du fruit, constitue un agent anti-obésité et anti-diabétique très prometteur. Selon une nouvelle étude publiée dans le International Journal of Obesity, des chercheurs de l'Université de Montréal, de l'Institut Armand-Frappier et de l'Université de Moncton ont testé sur des souris les effets du jus biotransformé et du jus de bleuet régulier.

Les résultats de cette étude démontrent clairement que le jus de bleuet biotransformé présente un grand potentiel dans la lutte contre l'obésité et le diabète, affirme le directeur de la recherche, Pierre S. Haddad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Le jus de bleuet biotransformé pourrait se révéler être un nouvel agent thérapeutique parce qu'il réduit l'hypoglycémie chez les souris diabétiques et qu'il peut protéger les jeunes souris prédiabétiques de l'obésité et du diabète.

Les chercheurs ont testé les effets du jus de bleuet biotransformé sur un groupe de souris sujettes à l'obésité, à l'insulinorésistance, au diabète et à l'hypertension. L'ajout de jus de bleuet biotransformé à l'eau des souris a entraîné une réduction de la quantité d'aliments ingérés et du poids corporel. - Ces souris constituaient un excellent modèle, dont les réactions sont très proches de celles des humains obèses ou atteints du diabète de type 2 associé à l'obésité -, affirme le professeur Haddad, qui est également directeur de l'équipe de recherche des IRSC sur les médecines autochtones anti-diabétiques à l'Université de Montréal.

La biotransformation du jus de bleuet a été réalisée avec une nouvelle souche de bactéries isolée de la flore du bleuet nommée Serratia vaccinii qui accroît les propriétés antioxydantes du fruit. - L'identification des composés actifs dans le jus de bleuet biotransformé pourrait déboucher sur la découvertes de nouvelles molécules prometteuses dans la lutte contre l'obésité et le diabète - souligne Pierre Haddad.

Au sujet de l'incidence des produits du bleuet sur le diabète, Tri Vuong, auteur principal de l'étude et récent diplômé du programme de doctorat du Département de pharmacologie de l'Université de Montréal ajoute : - La consommation de jus de bleuet biotransformé réduit graduellement et notablement les taux élevés de glucose dans le sang des souris diabétiques. Après trois jours, les souris à l'étude avaient réduit leur niveau de glycémie de trente-cinq pour cent. -

L'article Antiobesity and antidiabetic effects of biotransformed blueberry juice in KKAy mice (Effets anti-obésité et anti-diabétique du jus de bleuet biotransformé sur les souris KK-AY) publié dans le International Journal of Obesity, a été rédigé par Tri Vuong, Ali Benhaddou-Andaloussi, Antoine Breault , Despina Harbilas, Louis C. Martineau, Pierre S. Haddad de l'Université de Montréal et par Diane Vallerand, C. Ramassamy de l'Institut Armand-Frappier et C. Matar de l'Université de Moncton.

 


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26-09-2008

Les inhalateurs prescrits pour traiter les infections pulmonaires sérieuses pourraient augmenter le risque de décès d'origine cardiaque

Les tests ont été pratiqués chez plus de 15.000 patients ayant inhalé des médicaments anticholinergiques. Ces médicaments ont augmenté le risque de crises cardiaques, d'attaques cérébrales et de décès d'origine cardio-vasculaire de 58 %. Ces médicaments Atrovent et Spiriva, ouvrent les voies aériennes pour aider les patients présentant une maladie pulmonaire obstructive chronique ( BPCO ) à respirer. Ce travail a été publié en septembre 2008 dans le journal médical de l'American Medical Association.

Dans les 17 études analysées l'usage à long terme (plus de 30 jours ) de deux médicaments anticholinergiques (l'ipratropium ou Atrovent et le tiotropium ou Spiriva) augmente le risque d'attaques cardiaques de 53 % et le risque de décès cardio-vasculaire de 80 %.

Selon le Dr Yoon Loke , ce risque est relativement petit - seuls 3 % des utilisateurs développent des problèmes - mais le risque est sérieux. Il y a des solutions de rechange. Si un patient sait que son inhalateur contient des anticholinergiques cet auteur recommande de demander la prescription d'un inhalateur différent en particulier si ce patient a une histoire de problèmes cardiaques ou s'il est à haut risque de maladies cardiaques.

Le Dr Loke et ses collaborateurs ont débuté leurs analyses après qu'un avertissement ait été publié par la Food and Drug Administration américaine disant qu'il pourrait y avoir un plus grand risque d'accident vasculaire cérébral à l'utilisation de ces inhalateurs.

Cependant les études menées par le laboratoire Boehringer Ingelheim sont en désaccord avec les résultats ci-dessus mentionnés. Leur dernière analyse de 30 essais médicaux randomisés concernant 19.545 patients a montré qu'il n'y a eu aucun risque augmenté de décès de toutes causes ou du fait d'événements cardio-vasculaires chez les patients soignés avec le Spiriva.

Selon le Dr Keith Prowse, président de la British Lung Foundation, les médicaments anticholériques sont très utiles et importants pour un grand nombre de personnes souffrant de BPCO. Cette étude met en lumière un risque possible d'attaques cardiaques associées avec la médication mais les auteurs reconnaissent qu'il y a trop peu de résultats pour permettre une analyse complète des autres facteurs de risque incluant l'hypertension et les maladies cardiaques préexistantes. Dès lors plus de recherches sont nécessaires pour établir les niveaux précis du risque.

 


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22-09-2008

Résultats positifs par vaccination dans le cas de tumeurs du sein Her-2 devenues résistantes aux traitements

Chez certaines patientes les tumeurs du sein Her-2 deviennent résistantes ? la thérapeutique.

Les auteurs conduits par le Dr Paula J. Whittington du département d'immunologie et de microbiologie de l'école de Médecine et de l'institut du cancer de l'université d'Etat de Detroit au Michigan USA ont testé chez l'animal de laboratoire dans ces cas l'efficacité d'un vaccin expérimental.

Les résultats enregistrés et publiés dans la revue médicale Cancer Research justifient, pour les auteurs, l'usage de la vaccination si les cellules tumorales sont ou deviennent résistantes ? la thérapeutique anti Her-2, puisque les cancers du sein notamment les plus agressifs chez les souris ont été éliminés par cette thérapeutique, le vaccin ayant engendré une très forte réponse immunitaire contre les récepteurs de la protéine Her-2.

 


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