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23-03-2010
Faire passer le courant Des chercheurs ont identifié un mécanisme qui active un processus très important pour le fonctionnement adéquat et la survie des cellules de notre corps : la voie express de transport de - cargaison - vers et depuis la surface de la cellule. Des défauts dans cette voie peuvent avoir des conséquences graves et engendrer nombre de maladies comme un taux élevé de cholestérol, des neuropathies, la stérilité et des complications dans la réponse immunitaire. Comprendre les mécanismes sous-jacents à ces troubles est crucial pour développer des traitements possibles et de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le Pr Peter McPherson, Ph. D., Brigitte Ritter, Ph. D., et leurs collègues ont découvert comment une molécule appelée Rab35, qui agit comme un commutateur, est mise en marche afin d'activer la voie de recyclage express - qui permet à la cargaison devant être recyclée vers la surface de la cellule d'être sélectionnée et transportée rapidement. La nouvelle étude, publiée dans la prestigieuse revue Molecular Cell, a été menée à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal - le Neuro, de l'Université McGill. - Les cellules qui composent notre corps sont comme une ville animée -, explique le Pr McPherson, chercheur au Neuro et cochercheur principal de l'étude. - La surface d'une cellule est comme une membrane qui sépare son monde interne de son monde externe, comme les murs ou les frontières d'une ville. Au sein de cet environnement, il y a des voies de transport simultané pour les nutriments vitaux, les récepteurs et d'autres éléments nécessaires au fonctionnement des cellules, à l'intérieur de véhicules de cargaison appelés "vésicules". A l'instar de la circulation dans une ville, ces vésicules de cargaison voyagent à différentes vitesses vers de nombreuses destinations à l'intérieur de la cellule pour des motifs différents. Ainsi, les récepteurs à la surface de la cellule liés au cholestérol sont sur la voie express, de telle sorte qu'après avoir livré le cholestérol à l'intérieur de la cellule, ils regagnent rapidement la surface afin d'en reprendre d'autre. Il est donc crucial de comprendre les contrôles et mécanismes de commutation de transport à l'intérieur des cellules, ce système étant d'une importance vitale pour le fonctionnement adéquat du corps. - La molécule Rab35 est le commutateur pour la voie express ou de haute priorité de recyclage qui signale le retour rapide de la cargaison vers la membrane de la surface de la cellule. On sait que la Rab35 existe sous deux formes, en état - marche - (liée au GTP) ou - arrêt - (liée au GDP). Lorsque la Rab35 est en - marche -, elle permet à la cargaison de revenir à la surface de la cellule. Ce que le Pr McPherson, Mme Ritter et leurs collègues ont découvert est le commutateur qui active l'état - marche - de la Rab35. - Cette étude identifie une région particulière de la protéine Connecdenn liée aux vésicules, appelée domaine DENN, comme le "doigt" qui actionne le commutateur -, explique le Pr McPherson. - Le domaine DENN se raccorde à la molécule Rab35 et par une activité enzymatique change l'état de Rab35 d'inactif à actif, actionnant ainsi le commutateur. - On trouve des domaines DENN dans de multiples produits protéiques encodés par 16 gènes humains. Des mutations dans le domaine DENN causent des maladies humaines comme la stérilité et la maladie de Charcot-Marie-Tooth, et pourtant la fonction de module commun était inconnue jusqu'à maintenant. Le domaine DENN est ancien d'un point de vue évolutionnaire et des études bioinformatiques semblent montrer qu'il est présent dans toutes les cellules eucaryotes, ou à plusieurs compartiments, ce qui indique que le domaine DENN a médié des fonctions cruciales tout au long de l'évolution. - Si le doigt sur le commutateur est modifié ou manquant, la cargaison ne peut être recyclée, ce qui a des conséquences désastreuses -, ajoute le Pr McPherson. - Par exemple, une cargaison très importante transportée par cette voie spécifique de recyclage express, contrôlée par la Rab35 est le récepteur de HLA de classe I qui intervient dans la réponse du système immunitaire. Si une cellule devient infectée par un virus, le récepteur HLA est chargé de fragments du virus ayant infecté l'intérieur d'une cellule. Le récepteur HLA doit être ramené rapidement à la surface de la cellule pour pouvoir signaler aux cellules immunitaires en circulation que cette cellule particulière a été infectée par un virus et doit être détruite, pour empêcher l'infection virale d'autres cellules. - Ces nouvelles données déterminantes sur les mécanismes de contrôle du système de transport dans les cellules permettent de mieux comprendre les maladies qui résultent des complications du transport, et de fournir de nouvelles cibles thérapeutiques pour le développement de traitements. |
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01-04-2010
Vers une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau Comment protégeons-nous la pensée et enregistrons-nous les souvenirs? Sous la direction de Nahum Sonenberg, professeur au Département de biochimie de l'Université McGill et rattaché au Centre de recherche sur le cancer Goodman, une équipe de chercheurs a découvert que le cerveau des mammifères modifie une protéine particulière d'une façon unique, ce qui, en retour, transforme la fonction normale du cerveau. Cette découverte menée par Michael Bidinosti, publiée dans le journal Molecular Cell le 25 mars 2010, représente une étape importante quant à la compréhension du fonctionnement du cerveau. Au cours de la formation des souvenirs, les cellules nerveuses - ou neurones - communiquent les unes avec les autres par le biais d'impulsions électriques à un embranchement ciblé. Pour consolider ces embranchements, les neurones doivent puiser dans de nouvelles protéines : des molécules clés nécessaires à la formation de toute activité cellulaire. La protéine en question, 4E-BP2, contrôle le processus permettant la production de nouvelles protéines dans le système nerveux. Connu sous le nom de protéinogénèse ou de traduction protéique, ce processus est le principal point d'intérêt des travaux de recherche menés par l'équipe du professeur Sonenberg. Avant cette découverte, nul ne savait que la protéine 4E-BP2 pouvait subir une telle modification chimique, ni que cette dernière pouvait avoir une incidence sur la fonction neuronale. Nous avons découvert une modification à une protéine qui exerce un contrôle sur l'appareil de protéogénèse cellulaire. Cette modification semble avoir une incidence sur la capacité des cellules nerveuses à communiquer entre elles. Cette capacité semble faire partie des processus sous-jacents à la mémoire, de préciser Michael Bidinosti, doctorant rattaché au laboratoire du professeur Sonenberg jusqu'à récemment. Monsieur Bidinosti explique que, de plus en plus, l'étude de la protéinogénèse et l'étude de la mémoire sont des domaines qui tendent à converger. Dans cette perspective, les travaux menés sous la direction de Nahum Sonenberg permettent la réalisation de percées spectaculaires dans ce champ d'études. Les collaborations nouées ont été essentielles à l'aboutissement de cette découverte et les chercheurs qui y ont pris part sont notamment rattachés à l'Université de Montréal, à l'Institut neurologique de Montréal, à l'Université de Toronto, au Collège de médecine Baylor de Houston et à l'Université de Bergen en Norvège. Une meilleure compréhension de la protéinogénèse cérébrale est essentielle à l'avancement de la neuroscience, et cela est particulièrement vrai alors que les chercheurs découvrent qu'il est possible que les protéines modifiées aient un impact direct sur le processus mnémonique. Les Instituts de recherche en santé du Canada espèrent que ces nouvelles données mèneront à la réalisation de recherches plus poussées, lesquelles permettront ultimement de résoudre les problèmes liés à l'amnésie, a précisé le docteur Anthony Phillips, directeur scientifique de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de recherche en santé du Canada. |
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14-04-2010
Découverte d'un gène de susceptibilité à la schizophrénie Une étude internationale menée par des chercheurs de l'Université de Montréal donne à penser que des mutations génétiques pourraient prédisposer certaines personnes à la schizophrénie et éclaire d'un jour nouveau les causes de ce trouble ambigu. Publiés aujourd'hui dans Proceedings of the National Academy of Sciences, les résultats de cette étude montrent que de nouvelles mutations du gène SHANK3 sont présentes chez certains patients schizophrènes. Nous ne nous attendions pas du tout à découvrir ces mutations de novo (ou nouvelles) chez des patients schizophrènes, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'identification des gènes de susceptibilité à cette maladie s'est révélée jusqu'à présent si difficile, précise Guy Rouleau, auteur principal de cette étude, professeur à l'Université .de Montréal, directeur du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Nos résultats montrent qu'un nombre important de cas de schizophrénie sont le résultat de nouvelles mutations génétiques sur le gène SHANK3. Les techniques utilisées précédemment avaient échoué et nous devons cette découverte aux analyses détaillées que nous avons menées et à la richesse de notre base de données sur les patients. Nous sommes convaincus que de prochaines études valideront le gène SHANK3 comme marqueur de la schizophrénie, poursuit le Dr Rouleau, qui est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génétique du système nerveux. Lien entre autisme et schizophrénie Le gène SHANK3 a déjà été associé à l'autisme, précise Julie Gauthier, auteure principale de cette étude et chercheuse à l'Université de Montréal. Les résultats de notre étude donnent à penser qu'il existe non seulement un lien génétique moléculaire entre ces deux troubles neurodéveloppementaux, mais ils montrent également que le gène SHANK3 pourrait jouer un rôle dans d'autres maladies cérébrales. SHANK3 est une protéine qui intervient dans le maintien de la structure physique des cellules nerveuses. Les mutations dans ce gène se soldent par des anomalies spécifiques dans la forme des cellules. Ces malformations ont été observées chez certains patients schizophrènes, ce qui confirme l'importance du gène SHANK3 dans ce trouble. A propos de la schizophrénie : La schizophrénie est une maladie psychiatrique chronique qui touche environ un pour cent de la population. Elle est caractérisée par des troubles de l'idéation, du comportement et des émotions. Ses principaux symptômes sont les hallucinations, les idées délirantes et le retrait social. A propos de l'étude : L'article, - De novo mutations in the gene encoding the synaptic scaffolding protein SHANK3 in patients ascertained for schizophrenia -, est signé Julie Gauthier, Nathalie Champagne, Edna Brustein, Mathieu Lapointe, Huashan Peng, Marie-Pierre Dubé, Pierre Drapeau, Philip Awadalla et Guy Rouleau de l'Université de Montréal, Fadi F. Hamdan et Mark E. Samuels du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine; Eric A. Stone de la North Carolina State University; Philip A. Barker de l'Institut et Hôpital neurologiques de Montréal; Anjené M. Addington et Judith L. Rapoport de la National Institute of Mental Health; Lynn E. DeLisi de la Harvard Medical School; Marie-Odile Krebs et Fayçal Mouaffak de l'Université Paris Descartes; Ferid Fathalli, Ali P. Haghighi et Salvatore Carbonetto de l'Université McGill / Centre universitaire de santé McGill; Ridha Joober de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas; Christian Néri du Centre Paul Broca / INSERM. |
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20-04-2010
La viande trop cuite doublerait le risque de cancer de la vessie Une recherche montre que griller ou se servir du barbecue jusqu'à ce que la viande soit carbonisée peut induire la production de produits chimiques cancérigènes. Dans l'étude les personnes qui ont mangé des viandes trop cuites ont eu deux fois plus de risques de développer un cancer de la vessie. La recherche qui a suivi 1.700 personnes a été présentée aux USA à une conférence médicale sur le cancer. Les investigateurs de l'université du Texas ont montré que le risque était le plus élevé chez ceux qui mangeaient des viandes rouges comme les steaks, des côtes de porc et du lard. Mais même la consommation de poulets et de poissons frits augmente sensiblement la probabilité cancéreuse. Trois types importants de produits chimiques provoquant le cancer sont collectivement appelés amines hétérocycliques (HCAs). Ils augmentent le risque cancérigène de deux fois et demi. Selon les auteurs, certaines personnes semblent être génétiquement plus susceptibles au risque cancéreux induit par ce type d'alimentation. Dans l'étude, qui a duré 12 ans, les chercheurs ont analysé l'ADN de tous les participants pour rechercher toutes les différences dans la manière qu'ont les individus de métaboliser la viande cuite. Certains gènes particuliers ont multiplié par cinq la probabilité de développer un cancer de la vessie lorsque les personnes mangeaient beaucoup de viande rouge. Selon l'auteur principal de l'étude, le Professeur Xifeng Wu, cette recherche renforce le rapport entre régime alimentaire et cancer. Pour lui, les résultats supportent fortement la notion suspectée que les personnes qui mangent beaucoup de viande rouge, particulièrement celle qui est bien cuite, telle celle qui est cuite au grill ou au barbecue, semblent avoir une probabilité plus élevée de cancer de la vessie. L'institut national du cancer américain a identifié 17 différentes amines hétérocycliques qui peuvent être à risque cancérigène. A noter que la viande trop cuite ( carbonisée ) a déjà été reliée au cancer du pancréas. Cependant pour le Dr Panagiota Mitrou du fonds mondial de recherche sur le cancer il ne semble pas au vu des connaissances qu'il y ait un lien évident entre la viande et le cancer, lien qui suggérerait que l'augmentation de consommation de la viande augmente le risque du cancer de la vessie. Mais dit-il, il y a des arguments convaincants qui lient la consommation de viande à l'augmentation de fréquence du cancer de l'intestin. C'est pourquoi selon ce commentateur, on peut recommander de limiter la consommation de viande rouge à 500 g par semaine et éviter de manger de la viande préparée. L'agence britannique de normes alimentaires a fait savoir que l'on peut réduire le risque de production de produits chimiques cancérigènes en ne permettant pas aux flammes de toucher la nourriture et en faisant cuire à plus basse température pendant un temps plus long. Mais il avertit cependant que la viande qui n'est pas assez cuite peut causer des affections d'origine alimentaire. Pour le Dr Alison Ross du centre de recherche sur le cancer britannique, le moyen de prévention le plus certain est de diminuer la cigarette ou mieux de ne pas fumer. |
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03-05-2010
Appoint thérapeutique dans la maladie de Parkinson par l'implantation chirurgicale dans le cerveau d'électrodes stimulantes Dans l'étude plus de 300 patients anglais ont été traités par implantation d'électrodes qui délivrent un courant électrique profondément dans le cerveau. La technique connue sous le nom de stimulation profonde du cerveau active les secteurs du cerveau qui contrôlent le mouvement, améliorant les symptômes comme les tremblements et la rigidité. Environ une personne sur 500 souffrira de maladie de Parkinson, le traitement chirurgical est généralement utilisé en dernier ressort. Dans cette chirurgie les électrodes sont reliées à une petite unité neuro stimulante, ( un pacemaker ), qui est implanté sous la peau de la poitrine. C'est cette unité qui envoie les impulsions électriques au cerveau et bloque ainsi les signaux électriques qui causent les symptômes de la maladie de Parkinson. Cette étude qui a été conduite pendant 10 ans a suivi 366 patients qui ont été traités soit par chirurgie et médicaments soit seulement par médicaments. Après un an de suivi les chercheurs de Birmingham, Bristol, Liverpool, Oxford et Londres ont constaté que les personnes ayant été traitées chirurgicalement disaient avoir une meilleure qualité de vie. Pour les auteurs cette chirurgie est une option thérapeutique importante chez les patients souffrant de maladie de Parkinson. Ce n'est pas, comme souligné par le professeur Keith Wheatley de l'université de Birmingham un traitement curatif mais une aide pour contrôler les symptômes.
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12-05-2010
Des chercheurs de l'HGJ contribuent à l'identification des gènes de l'ostéoporose Une équipe de chercheurs internationaux a identifié 20 gènes liés à l'ostéoporose et à la faiblesse osseuse, dont 13 gènes jamais auparavant associés à la maladie. Bien que l'ostéoporose soit hautement héréditaire, l'étude constitue un des plus grands efforts internationaux d'identifier clairement les gènes liés à ce trouble osseux souvent dévastateur. Le Dr J. Brent Richards de l'Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif de Montréal, chercheur généticien de l'Institut et professeur adjoint à la Faculté de médecine de l'Université McGill, premier coauteur de l'étude, a collaboré avec plus de 30 collaborateurs des quatre coins du monde. Les résultats ont été récemment publiés dans la revue Nature Genetics. Les chercheurs ont passé en revue les données recueillies auprès de près 20.000 sujets dans le cadre de 5 récentes études génétiques internationales. L'ostéoporose réduit la densité minérale osseuse (DMO) et affaiblit la microarchitecture du tissu osseux, ce qui rend les os plus fragiles et sujets à une fracture. La maladie touche environ 75 millions de personnes aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Les fractures de la hanche sont courantes et coûteuses. En outre, elles affichent un taux de mortalité après deux ans de 50 %, soit plus que certains cancers. Bien qu'elle survienne dans tous les groupes ethniques, la part du lion de l'ostéoporose revient aux femmes ménopausées d'origine européenne ou asiatique. Selon l'IOF (International Osteoporosis Foundation), une femme sur trois de plus de 50 ans subira une fracture ostéoporotique, parallèlemement à un homme sur cinq. D'ici 2.050, l'incidence mondiale de la fracture de la hanche devrait s'accroître de 310 % chez les hommes et de 240 % chez les femmes. Il est possible d'examiner le génome humain complet afin de tenter de repérer les gènes - parmi tous ceux hérités - qui semblent à l'origine de l'ostéoporose, explique Dr Richards. Non seulement a-t-on trouvé 13 gènes nouveaux, mais on a démontré que certains de ces gènes étaient liés non seulement à la densité osseuse, mais également au risque de fracture lui-même. Le Dr Richards est persuadé que ces résultats se traduiront par des bienfaits pratiques pour les patients. Pour mieux traiter une affection, il importe d'en connaître la cause, affirme-t-il. On savait déjà qu'un des plus grands facteurs de l'ostéoporose était génétique, mais on ne savait pas précisément de quels facteurs génétiques il s'agissait. L'étude offre l'occasion de comprendre les mécanismes génétiques qui régissent la solidité osseuse et d'intervenir pour prévenir l'affaiblissement des os des patients. De plus, si davantage de gènes qui influencent la solidité osseuse sont découverts, il sera alors possible de déterminer les populations qui nécessitent un traitement préventif. |
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21-05-2010
Identification d'un premier médicament qui démontre un effet thérapeutique dans un type d'autisme Les chercheurs de l'école de Médecine du Mount Sinai aux Etats-Unis ont identifié un médicament qui améliore la communication entre les cellules nerveuses chez un animal de laboratoire souffrant d'un syndrome de Phelan-McDermid (PMS). Les comportements retrouvés dans ce syndrome chez les souris font partie du spectre des comportements de l'autisme. Des recherches antérieures ont montré que la mutation d'un gène dans le cerveau appelé SHANK3 peut être à l'origine de capacités de langage absentes ou sévèrement diminuées, d'incapacité intellectuelle et d'autisme. Les chercheurs du Mount Sinaï ont développé une souris avec un gène mutant SHANK3 et ont observé chez elles une diminution de la communication entre les cellules nerveuses du cerveau. Les chercheurs ont alors injecté aux souris un dérivé d'un composé appelé facteur de croissance like-insuline (IGF1), qui est un médicament approuvé pour traiter les problèmes de croissance chez les enfants. Après deux semaines de traitement la communication entre les cellules nerveuses a été retrouvée normale et l'adaptation des cellules nerveuses à la stimulation, une partie importante de l'apprentissage et de la mémoire, fut restaurée. Selon le Dr Joseph Buxbaum, PhD, directeur du centre d'autisme à l'école de Médecine du Mount Sinaï les résultats de ce traitement sont très encourageants sur le chemin des thérapeutiques pour les personnes souffrant de ce type d'affection (PMS). Pour cet auteur si les résultats se vérifient dans des études précliniques additionnelles, les personnes ayant une mutation SHANK3 pourront tirer bénéfice de traitements utilisant des composés similaires à l'IGF1, utilisé dans l'étude. |
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26-05-2010
L'exposition prénatale aux produits chimiques faiblement endocriniens est reliée au cancer du sein chez l'adulte Selon une pré-publication dans le journal médical Hormones and Cancer, conduite chez les souris, l'exposition prénatale aux produits chimiques perturbateurs endocriniens comme le bisphenol-A (BPA) et le diethylstilbestrol (DES) peut programmer un foetus pour la vie. En conséquence les femmes adultes qui ont été exposées pendant la période prénatale au bisphenol-A et au diethylstilbestrol pourraient courir un plus grand risque de cancer du sein. Les produits chimiques perturbateurs endocriniens sont des substances présentes dans l'environnement qui interfèrent dans la biosynthèse, le métabolisme ou l'action hormonale ayant pour résultat des effets défavorables sur le développement, les capacités reproductrices, neurologiques et immunologiques des humains et de la faune. Ces produits chimiques sont conçus, produits et mis sur le marché en grande partie pour des raisons spécifiques industrielles. Le BPA est un oestrogène faible et le DES. est un oestrogène fort. Cependant selon le Dr Hugh Taylor, DM de l'école de Médecine de l'université de Yale, ces deux produits ont un effet profond sur l'expression génique des glandes mammaires pendant toute la vie. Tous les oestrogènes, selon cet auteur, même faibles, peuvent altérer le développement des seins et de manière ultime placer les femmes adultes ayant été exposées pendant la période prénatale à un risque augmenté de cancer du sein. Dans l'étude, conduite par cet auteur, les chercheurs ont traité les souris enceintes avec soit le BPA soit le DES. et ont ensuite observé la progéniture devenue adulte. Une fois l'âge adulte atteint leurs glandes mammaires ont toujours produit des niveaux plus élevés d'EZH2, une protéine qui joue un rôle dans le fonctionnement des gènes. Des niveaux plus élevés d'EZH2 sont associés à un plus grand risque de cancer du sein dans l'espèce humaine. Les auteurs estiment avoir démontré un mécanisme original par lequel les produits chimiques perturbateurs endocriniens règlent la programmation développementale dans le sein. Cette étude suggère potentiellement de surveiller les femmes ayant été exposées à ces produits chimiques pendant la période prénatale. |
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31-05-2010
Percée en matière de prévention chez les patients à haut risque de récidives de maladies cardiaques Les résultats d'une importante étude clinique, menée à l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) par le Dr Jean-Claude Tardif, cardiologue et directeur du Centre de recherche de l'ICM, professeur à la Faculté de médecine et titulaire de la chaire de recherche en athérosclérose de l'Université de Montréal, viennent tout juste d'être publiés dans le journal Circulation Cardiovascular Imaging. Cette étude, qui porte sur le VIA-2291 - un médicament développé avec Via Pharmaceuticals, une entreprise de biotechnologie de San Francisco -, présente des résultats prometteurs quant à sa capacité de réduire efficacement l'inflammation, laquelle peut contribuer à la formation et à la progression de plaques d'athérosclérose et à l'infarctus. Jusqu'à maintenant, les traitements standards disponibles pour les patients présentant un syndrome coronarien aigu (angine instable et infarctus) ne permettent pas de réduire spécifiquement l'inflammation, une composante importante de l'athérosclérose. Or, les recherches des dernières années nous ont permis d'observer que la présence d'inflammation accroît significativement le risque de récidive chez ces patients. L'étude clinique réalisée auprès d'environ 200 patients et dont nous publions les résultats, démontre que le VIA-2291 offre enfin une réponse potentielle au besoin de cibler et de réduire l'inflammation. Les résultats obtenus sont d'autant plus encourageants que nous estimons maintenant que le médicament est prêt à faire l'objet d'essais cliniques à plus large échelle a déclaré le Dr Tardif. Le Centre de recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal a dirigé l'étude conduite dans plusieurs hopitaux au Canada et aux Etats-Unis et a analysé toutes les données, incluant celles recueillies par tomographie axiale (scanner) des artères du coeur. |
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11-06-2010
Les stérilets (dispositifs contraceptifs intra-utérins) réduisent la fréquence des avortements à répétition Une étude, provenant de l'université de Gothenburg en Suède a suivi pendant 25 ans un groupe de femmes et confirme que la pilule contraceptive orale combinée est la forme la plus commune de contraception chez les femmes de moins de 29 ans. Durant ce même laps de temps beaucoup de femmes ont eu des grossesses non désirées ayant conduit à des avortements répétés. Selon les chercheurs une plus grande utilisation d'un dispositif intra-utérin à un âge plus jeune réduirait le nombre de grossesses non désirées. Ingela Lindh est chercheur au département d'obstétrique et de gynécologie de Sahlgrenska. Elle fait partie d'un groupe d'étude qui a suivi 286 femmes pendant 25 ans de 19 à 44 ans. Les chercheurs ont trouvé que 98 % des femmes ont à un moment ou à un autre utilisé une contraception et que 95 % de ces femmes ont utilisé la pilule. La pilule contraceptive fut le moyen le plus habituel chez les femmes jusque l'age de 29 ans tandis que les femmes plus agées ont aussi utilisé le dispositif intra-utérin soit à la progestérone (mirena) soit au cuivre. Les auteurs ont alors comparé le type de contraception utilisé chez les femmes avec le nombre de grossesses apparues pendant la même période. L'observation a montré qu'il y avait un lien clair entre le type de contraception et le nombre de grossesses. Par conséquent l'opinion des auteurs est que les médecins devraient recommander davantage l'utilisation de méthodes de contraception longues et temporaires tel les dispositifs intra-utérins qui ont en grande partie réduit le nombre d'IVG ( interruptions de grossesse ) à répétition car c'est, pour les auteurs, un contraceptif plus efficace et plus permanent que la pilule. Les auteurs estiment qu'il est nécessaire que les médecins aient une gestion plus active chez les femmes ayant subi un ou plusieurs avortements. Il serait utile qu'une visite de contrôle plus rapide soit recommandée et effectuée après un avortement où l'on pourra discuter des différents moyens de contraception et préconiser l'utilisation de méthodes temporaires à long terme tel les dispositifs intra-utérins comme bonne alternative à la pilule. |
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18-06-2010
Vers un traitement de l'hépatite E L'hépatite E est responsable d'une inflammation aigue ou chronique du foie. Il s'agit d'une maladie émergente parfois mortelle et sans traitement connu. Dans un article à paraître dans la revue Annals of Internal Medicine, Vincent Mallet, Philippe Sogni et Stanislas Pol et leur équipe de l'Institut Cochin (Université Paris Descartes, CNRS, Inserm) et du groupe hospitalier Cochin - Saint Vincent de Paul (AP-HP) rapportent l'efficacité d'un traitement chez deux personnes souffrant d'une infection chronique par le virus de l'hépatite E. Des essais cliniques devraient être réalisés rapidement afin de valider et d'étendre ce traitement. Le virus de l'hépatite E est la première cause d'hépatite virale dans le monde et on estime que le tiers de la population mondiale a été infectée par ce virus. Si la majorité des cas survient dans les pays en voie de développement, on assiste à une émergence de cas d'infection en France et dans les autres pays industrialisés où le virus se transmet à l'homme par la consommation d'aliments contaminés insuffisamment cuits. Le virus de l'hépatite E, comme les autres virus des hépatites, provoque une inflammation du foie. Dans sa forme aigue, l'infection aigue peut être mortelle chez les personnes âgées, les femmes enceintes et chez les personnes malades du foie. Chez les personnes immunodéprimées (patients greffés, patients sous chimiothérapie ou personnes vivant avec le VIH), l'infection par le virus de l'hépatite E peut évoluer vers une hépatite chronique et entraîner une cirrhose. Un second souffle pour la Ribavirine La Ribavirine est un médicament actuellement prescrit pour traiter certaines infections virales respiratoires chez l'enfant et certaines fièvres hémorragiques. Il est également utilisé dans le traitement de l'hépatite C. Vincent Mallet, maître de conférences à l'Université Paris Descartes et praticien hospitalier au sein du groupe hospitalier Cochin - Saint Vincent de Paul (AP-HP), a proposé à deux patients immunodéprimés souffrant d'une infection chronique par le virus de l'hépatite E de suivre un traitement à base de Ribavirine. Chez les deux patients, après deux semaines de traitement, le fonctionnement du foie est redevenu normal. Après quatre semaines de traitement, le virus est devenu indétectable dans l'organisme. Enfin, après l'arrêt du traitement (respectivement 6 et 3 mois à ce jour), le fonctionnement hépatique restait normal et le virus de l'hépatite E demeurait indécelable. Ce rétablissement spectaculaire des deux patients montre le potentiel de la Ribavirine comme traitement des formes graves d'infection par le virus de l'hépatite E. Il faut toutefois rester prudent, déclare Vincent Mallet. En raison du manque de recul, on ne peut encore affirmer la guérison totale des patients, mais notre travail est une véritable avancée. Des tests cliniques doivent maintenant être menés pour trouver la dose, la formulation et la durée adéquates pour traiter les formes graves d'infection par le virus de l'hépatite E. Source : Case Reports of Ribavirin Treatment for Chronic Hepatitis E Annals of Internal Medicine, June 2010 Vincent Mallet, Elisabeth Nicand, Philippe Sultanik, Catherine Chakvetadze, Sophie Tessé, Eric Thervet, Luc Mouthon, Philippe Sogni and Stanislas Pol Institut Cochin, Université Paris Descartes (Unité Mixte de Recherche S1016), CNRS (Unité Mixte de Recherche 8104), Inserm U.1016, Centre Universitaire des Saints-Pères (Unité Mixte de Recherche775), Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Groupe Hospitalier Cochin Saint Vincent de Paul, Hôpital Necker Enfants Malades, and Hôpital d'Instruction des Armées du Val de Grace, Paris, France. |
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28-06-2010
Alzheimer : des récepteurs au glutamate identifiés comme une cible thérapeutique potentielle Antoine Triller, directeur de l'Institut de Biologie de l'Ecole Normale Supérieure (Inserm U1024, CNRS/ENS Paris), et son équipe, en collaboration avec des chercheurs de l'université Northwestern (Chicago), viennent de mettre au jour un nouveau mécanisme responsable des troubles de la mémoire dans la phase initiale de la maladie d'Alzheimer. Leurs travaux paraissent le 10 juin dans la revue Neuron. La maladie d'Alzheimer à un stade précoce se distingue par des troubles particuliers de la mémoire. Il a été démontré que cette défaillance implique des dysfonctionnements et des détériorations des synapses (zones de contact entre les neurones) dus aux oligomères béta-amyloides solubles. En se déposant sur la membrane des neurones, ces derniers s'accumulent et forment des plaques amyloides extracellulaires. Ces plaques altèrent alors de façon significative et très rapide la plasticité synaptique. Dans cette étude, Antoine Triller et son équipe ont étudié les mécanismes expliquant comment ces amas de protéines amyloïdes, qui se fixent spécifiquement aux synapses, perturbent leur fonction, leur morphologie et leur maintien au cours du temps. Oligomères béta-amyloides : des ligands pathologiques Ces scientifiques ont utilisé le suivi de particules isolées d'oligomères béta-amyloides marqués avec des nanoparticules sur des neurones d'hippocampe de souris. Cette zone du cerveau est responsable de la mémorisation. Grâce à ce marquage de nanoparticules mis au point dans le laboratoire d'Antoine Triller, les chercheurs ont pu observer des phénomènes qui se passent à l'échelle du micromètre avec une résolution de l'ordre du 1/100eme de micromètre. Ils ont montré que les oligomères béta-amyloides fixés à la membrane se déplacent librement à la surface des neurones. Par la suite, leur diffusion latérale est nettement freinée en raison de leur accumulation au niveau des synapses excitatrices : des agrégats amyloïdes se forment et grossissent avec le temps. Des amas de récepteurs au glutamate : une toxicité synaptique Simultanément à leur formation, ces agrégats pathologiques entrainent une diminution de la mobilité de certains récepteurs du glutamate, les mGluR5, auxquels ils se lient. De façon surprenante, les scientifiques ont constaté que ces derniers s'agglutinent les uns aux autres et forment des domaines responsables d'une élévation du calcium intracellulaire lui-même à l'origine d'une toxicité synaptique. Ce phénomène provoque la détérioration des synapses. Ces résultats révèlent un nouveau mécanisme physiopathologique par lequel les oligomères béta-amyloides induisent l'accumulation anormale et la stabilisation excessive d'un récepteur du glutamate. Cet effet toxique peut être prévenu par des antagonistes du récepteur mGluR5. Les mGluR5 pourraient être une meilleure cible pour le traitement de la maladie d'Alzheimer que d'autres récepteurs spécifiques au glutamate jusqu'à présent ciblés. Les mGluR5 étant situés plus en amont dans la voie de la toxicité synaptique. De plus, via le nouveau mécanisme pathologique que nous avons découvert, nos résultats ouvrent la voie pour de nouvelles approches thérapeutiques alternatives ou complémentaires. Il faut souligner qu'il y a eu moins de 7 ans entre la mise au point par notre équipe avec des physiciens de l'école Normale Supérieure d'un nouvel outil nano-technologique conduisant à la mise en évidence d'un mécanisme cellulaire fondamental, et la découverte d'un processus physiopathologique insoupçonné de la maladie d'Alzheimer, précise Antoine Triller. Note : Le glutamate est le neurotransmetteur excitateur le plus répandu dans le système nerveux central. Source : Deleterious effects of amyloid beta oligomers acting as an extracellular scaffold for mGluR5 Neuron (10 juin 2010) |
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05-07-2010
Risque cardiaque de l'anti-diabétique Rosiglitazone Selon la publication des Drs Steven E. Nissen, MD; Kathy Wolski, MPH parue en juillet 2010 dans le journal médical Archives of Internal Medicine (Arch Intern Med) le risque cardio-vasculaire augmente à l'usage de ce médicament mais n'est pas accompagné d'un plus grand nombre de décès résultant d'un infarctus. Les auteurs ont recherché les articles parus dans Medline, le site Web de la -Food and Drug Administration- et les enregistrements des tests cliniques conduits par les laboratoires jusqu'en février 2010. L'étude a inclus tous les tests randomisés concernant la rosiglitazone prescrite pendant au minimum 24 semaines et ayant présenté des événements cardio-vasculaires adverses. Les études retenues furent au nombre de 56 incluant 35.531 patients dont 19.509 traités par rosiglitazone et 16.022 une thérapeutique témoin. Cette méta-analyse, provenant du département de médecine cardio-vasculaire, The Cleveland Clinic Foundation, Cleveland, Ohio, s'étalant sur les travaux parus les onze dernières années, montre que les résultats enregistrés suggèrent un bénéfice non favorable à la prise de ce type de médicament. La FDA a annoncé qu'un groupe consultatifs d'experts indépendants se réunira en juillet pour recommander ou non le retrait de ce médicament du marché. |
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15-07-2010
De faibles taux en vitamine D sont liés à la maladie de Parkinson Déjà en 2008, dans un article des Drs Marian L. Evatt, M.D et collègues, paru dans le journal médical Archives of Neurology d'octobre 2008, ces auteurs montraient que les patients souffrant de maladie de Parkinson étaient déficients en vitamine D. L'étude actuelle des auteurs finlandais, pratiquée sur 3.000 personnes, parue en juillet 2010 également dans le journal médical Archives of Neurology montre que de faibles taux de vitamine D augmente le risque d'une personne de développer ultérieurement la maladie de Parkinson. Pour ces experts la vitamine D pourrait aider à protéger les cellules nerveuses. Les chercheurs de l'institut national de la santé finlandaise ont mesuré les taux de vitamine D dans le groupe entre l'année 1978 et l'année 1980. Les personnes constituant ce groupe ont ensuite été suivies pendant une période de 30 années. Celles souffrant, ultérieurement à cette prise de sang initiale, de maladie de Parkinson ont été répertoriées. Les auteurs ont constaté que les personnes ayant les taux les plus faibles en vitamine D furent trois fois plus enclines à développer une maladie de Parkinson en comparaison avec le groupe de celles ayant les taux les plus élevés en vitamine D. Les médecins savent depuis des années que la vitamine D prévient l'ostéoporose. Actuellement les chercheurs montrent qu'outre cet avantage cette vitamine joue également un rôle en régulant le système immunitaire aussi bien qu'en participant au développement du système nerveux. Dans un éditorial accompagnant l'article le Dr Marian Evatt, professeur assistant de neurologie à l'école de médecine de l'université Emory aux USA pense que les autorités sanitaires devraient reconsidérer le taux de vitamine D et en relever les valeurs cibles. Cependant les chercheurs ne connaissent pas encore quel est le niveau optimal de vitamine D pour la santé du cerveau et à quel niveau la vitamine D pourrait devenir toxique chez l'humain. Davantage de recherches sont nécessaires pour découvrir aussi si un supplément diététique ou une exposition accrue à la lumière du soleil pourrait exercer un effet protecteur pour la maladie de Parkinson et à quelle étape cet effet serait le plus salutaire. |
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22-07-2010
Réduction du plaisir amoureux lors de l'association drogues et activité sexuelle L'étude intitulée, Les effets inhibiteurs et désinhibiteurs des stimulants et des dépresseurs psychomoteurs sur le comportement sexuel des rats et des rates, a pour auteurs James G. Pfaus, Mark F. Wilkins, Nina DiPietro, Michael Benibgui, Rachel Toledano, Anna Rowe et Melissa Castro Couch, de l'Université Concordia. Elle a évalué les effets d'une grande variété de drogues, dont l'alcool, sur le comportement sexuel. Les conclusions de l'étude ont été publiées récemment dans le journal Hormones and Behavior. Elles démontrent, malgré les notions préconçues, qu'un grand nombre de drogues à usage récréatif peuvent entraîner chez l'usager un affaiblissement du plaisir amoureux. Les chercheurs ont caractérisé les effets de deux catégories de drogues : les stimulants, comme la caféine et la cocaïne, et les dépresseurs, comme la morphine et l'alcool. La majorité de ces drogues diminuaient la performance sexuelle. Toutefois, quelques résultats intéressants ont été relevés, notamment : L'administration de courte durée de cocaïne facilite l'érection pénienne chez les rats mâles La consommation de courte durée de caféine facilite le comportement sexuel des rats et des rates De faibles niveaux d'alcool suppriment les tendances inhibitrices Un haut niveau d'alcool perturbe la performance sexuelle, mais cet effet s'atténue avec le temps Selon le Pr Pfaus l'activité sexuelle et les drogues peuvent se renforcer mutuellement dans certaines circonstances, mais les données indiquent clairement que l'usage des drogues affaiblit la réponse sexuelle dans la majorité des cas. |
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