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Obésité : notre second cerveau serait-il trop efficace ?


Des scientifiques de l'Inserm viennent de mettre en évidence qu'un régime riche en graisse et en sucre empêche la destruction des neurones du système nerveux entérique chez la souris. En ralentissant le vieillissement naturel de ce second cerveau, ce régime particulier contribuerait au développement de l'obésité. C'est la conclusion surprenante d'un projet de recherche franco-allemand coordonné par Michel Neunlist, directeur de recherche à l'Inserm et Raphael Moriez de l'Unité Inserm 913 -Neuropathies du système nerveux entérique et pathologies digestives : implication des cellules gliales entériques- à Nantes. Trop nombreux, ces neurones seraient alors trop efficaces et accélèreraient la vidange gastrique. Cet effet pourrait contribuer au développement de l'obésité en diminuant les signaux de satiété et en augmentant ainsi la prise alimentaire. Ces travaux ont été publiés en 2012 dans The Journal of Physiology.

Le mini cerveau de la faim

En plus de notre cerveau qui contrôle l'ensemble des fonctions physiologiques, notre organisme dispose d'un second cerveau chargé de réguler les fonctions digestives. Cet autre cerveau, ou système nerveux entérique (SNE), est situé tout le long du tube digestif ; il est composé de plus de 100 millions de neurones faisant ainsi du tube digestif le second organe neurologique de notre corps. Le SNE joue un rôle central dans le contrôle de nombreuses fonctions allant de la régulation de la motricité digestive (vidange gastrique, transit colique), à l'absorption des nutriments en passant par le contrôle des fonctions de la barrière intestinale, barrière qui protège des agents pathogènes extérieurs.

Les travaux mettent en exergue la capacité des nutriments à moduler le fonctionnement du second cerveau et le rôle de ce cerveau dans le développement de l'obésité, en particulier juvénile. A terme, la prévention de pathologies neurodégénératives digestives voire du système nerveux central pourrait être modifiée par des approches nutritionnelles.

Sources : Diet-induced obesity has neuroprotective effects in murine gastric enteric nervous system: involvement of leptin and glial cell line-derived neurotrophic factor - The Journal of Physiology

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Publié le 23-01-2012





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