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Epidémie silencieuse de maladies mentales chez les adolescents
Selon un article publié en janvier 2007 dans le New England Journal of Medicine, les statistiques américaines montrent que la moitié de tous les problèmes psychiatriques sérieux de l'?ge adulte, incluant la dépression majeure et l'anxiété, débutent ? l'?ge de quatorze ans et que les trois-quarts de ceux-ci sont présents chez les patients ?gés de vingt-cinq ans. Cependant la majorité des maladies mentales chez les jeunes demeurent inconnue et non traitée, rendant les adolescents vulnérables ? des événements émotionnels, sociaux ou académiques pendant une phase critique de leur existence.
Ce qui rend ces problèmes plus cruciaux, selon l'auteur, est leur conséquence la plus extr?me : le suicide. Aux états-Unis le suicide est la troisième cause de mortalité chez les personnes de 15 ? 19 ans. En 2005 16,9 % des étudiants aux états-Unis ont considéré sérieusement le suicide et 8,4 % ont fait au moins une fois au cours de l'année précédente une tentative de suicide. Ces statistiques plaident fortement pour une détection et une intervention précoce chez les adolescents.
Une étude importante aux états-Unis conduite par David Shaffer de l'université Columbia a tenté de dépister les difficultés mentales des adolescents par un programme de screening. Ce programme en 2005 a concerné 55.000 jeunes dans 42 Etats des Etats-Unis. Le screening fut pratiqué chez les volontaires et a requis le consentement actif des parents et l'adhésion des adolescents.
Les résultats furent confidentiels et non partagés avec les officiels ou les professeurs. Le programme n'interférait pas avec les droits des parents et a tenté de montrer que la notion commune disant que les parents sont toujours en meilleure position pour conna?tre leur enfant, ses difficultés et son besoin d'aide est tragiquement fausse ? 90 %. La majeure partie des adolescents qui firent des tentatives de suicide n'ont pas averti leurs parents ou des amis. Selon le Dr Courtney vous pouvez ?tre les meilleurs parents du monde et cependant ignorer que votre enfant a de sérieux problèmes.
Certaines critiques prétendent que l'interrogatoire des adolescents les amènera ? une situation de détresse ou va induire ou des sentiments ou des comportements suicidaires. En fait il a été évident que c'est le contraire qui survint. Les participants ? l'étude ? qui ces questions furent posées n'eurent pas plus de détresses ni n'ont été plus suicidaires que ceux ? qui ces questions ne furent pas posées. En fait chez les étudiants ? haut risque il y eut moins de dépressions et de suicides chez ceux ? qui de telles questions furent posées. Les auteurs estiment que des évidences préliminaires suggèrent que le screening a des effets positifs. Les conséquences potentielles d'identification fausse d'un adolescent en besoin d'une évaluation psychiatrique semblent moins importantes que le manque d'identification d'adolescents suicidaires. Les erreurs potentielles ? la différence du suicide ne tuent pas.
Il est admis dans la pratique médicale des adolescents d'avoir des contr?les médicaux physiques fréquents m?me s'il a peu de chances de trouver une maladie physique sérieuse dans cette population. En contraste la chance qu'un adolescent ait une maladie psychiatrique traitable est de près de 21 %. L'auteur pense que le dépistage des maladies mentales sur base volontaire devrait ?tre universel. Les pédiatres sont pour lui en position idéale pour détecter les maladies mentales des jeunes et devraient ?tre davantage entra?nés ? reconna?tre les signes et sympt?mes des désordres psychiatriques majeurs.
Publié le 05-01-2007