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Le Nexavar augmente significativement le taux de survie chez les patients souffrant de cancer du foie
Les laboratoires Bayer annoncent que leur produit Nexavar (sorafenib) induit une augmentation du taux de survie de 44 % chez les patients souffrant de carcinome hépatocellulaire ou de cancer primitif du foie.
Les résultats ont été présentés au congrès annuel de la société américaine d'oncologie. Pendant l'étude randomisée, en phase III, de contr?le de l'efficacité du médicament versus placebo, 602 patients souffrant de cancer du foie ont été suivis dans divers pays d'Amérique, d'Europe, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. L'objectif primaire de l'étude était de comparer le taux de survie global des patients ? qui on avait administré le médicament versus ? celui de ceux ayant re?u un placebo. Le taux médian de survie fut de 10,7 mois chez les patients traités au nexavar comparé aux 7,9 mois chez ceux recevant le placebo.
Selon le Dr. Josep M. Llovet, co investigateur principal, professeur de recherche ? la clnique du cancer du foie ? Barcelone et ? la faculté de médecine du Mount Sina? ? New York, étant donné qu'il n'y a aucune autre thérapie qui améliore de manière significative la survie des dizaines de milliers de patients souffrant de cancer du foie ces résultats révèlent un nouveau standard de soins de première ligne du cancer du foie. En effet les résultats cliniques ont montré une prolongation de la vie statistiquement et cliniquement importante.
Il n'y eut aucune différence significative d'effets secondaires entre les deux groupes de traitements. L'effet secondaire le plus sérieux et le plus commodément observé chez les patients recevant le médicament fut une diarrhée et des réactions cutanées au niveau de la peau des mains et des pieds.
Bien que beaucoup de progrès aient été faits en recherche du cancer le nombre de vies perdues ? cause du cancer du foie est, selon les auteurs, en augmentation. C'est la raison pour laquelle ces résultats représentent selon le Dr Jordi Bruix, co investigateur et directeur de la clinique du foie de Barcelone, une amélioration sans précédent et le médicament pourrait devenir la première thérapeutique largement approuvée pour soigner ce cancer difficile. Le cancer du foie est en effet la troisième cause de mortalité par cancer au monde après le cancer du poumon et du colon. Près de 40 % des cancers du foie sont diagnostiqués ? un stade avancé et cette proportion est de 80 % en Asie et en Afrique.
Ce médicament est déj? autorisé en Europe et aux Etats-Unis pour traiter le cancer avancé du rein et fait l'objet d'autres études dont le but est d'évaluer son action dans d'autres formes de cancer.
Publié le 04-06-2007