Diminution du risque d'infarctus après vaccination anti pneumocoque

Une étude du Dr Fran?ois Lamontagne, DM MSC, et collaborateurs du département de médecine ? l'université de Sherbrooke et du département d'épidémiologie et de biostatistique de l'université de McMaster, Hamilton, Ontario, publiée dans le journal de l'association médicale canadienne en octobre 2008, montre que la vaccination anti pneumocoque a été associée avec une diminution de plus de 50 % de l'infarctus du myocarde lorsque le vaccin avait été administré depuis plus de deux ans.

L'étude a inclus les patients considérés ? risque pour l'infarctus du myocarde. Les auteurs ont utilisé des bases de données pour obtenir le diagnostic hospitalier et le status vaccinal. Ils ont comparé les patients qui ont été admis pour traiter un infarctus du myocarde avec les patients admis dans un département chirurgical du m?me h?pital pour une autre raison qu'un infarctus du myocarde entre 1997 et 2003.

Au total 43.209 patients furent considérés ? risque. De ceux-ci les auteurs ont assorti 999 cas avec 3.996 cas contr?les en fonction de l'?ge, du sexe et de l'année de l'admission ? l'h?pital. Les patients souffrant d'infarctus furent moins nombreux ? avoir été vaccinés que les autres patients. Le r?le protecteur putatif du vaccin ne fut pas observé chez les patients qui avaient re?u celui-ci un an avant l'infarctus. En contraste si la vaccination avait été faite deux ans ou plus avant l'admission ? l'h?pital l'association fut plus élevée.

Selon les auteurs l'étude a montré que la vaccination anti pneumocoque a été associée avec une diminution de plus de 50 % du taux d'infarctus du myocarde si la vaccination avait été effectuée plus de deux ans auparavant. Si ces résultats sont confirmés, les auteurs estiment que cette association devrait générer un intér?t pour explorer les mécanismes putatifs et pourrait offrir également une autre raison ? promouvoir la vaccination anti pneumocoque.

Selon un commentaire du Dr Mohammad Madjid, DM de l'institut cardiologique du Texas ? Houston aux Etats-Unis, paru dans le m?me journal médical, les cliniciens devraient augmenter les taux de vaccination parmi les patients ? haut risque.

N.B. : Le pneumocoque est responsable d'une morbidité importante et cause d'une mortalité fréquente. On estime ? 20.000, le nombre de personnes atteintes chaque année en Belgique, d'une infection sévère due au pneumocoque (surtout la pneumonie) et ? 2.000 le nombre de décès liés ? ces infections.


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Publié le 20-10-2008




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