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L'aspirine prise en routine chez les personnes en bonne santé peut être plus nocive qu'utile

Selon les chercheurs, les personnes en bonne santé qui prennent de l'aspirine pour prévenir une crise cardiaque ou un AVC pourrait avoir plus de dommages que de bénéfices.Une analyse de plus de 100.000 patients, publiée dans Archives of Internal Medicine en janvier 2012, a conclu que le risque d'hémorragie interne était trop élevé.L'aspirine aide les gens qui ont eu une attaque cardiaque ou un AVC. Elle empêche la formation de caillots. En réduisant le nombre de caillots formés, les comprimés réduisent le risque d'une autre crise cardiaque ou d'un AVC.Des publications montrent aussi que le médicament peut prévenir certains cancers, cependant, ce médicament est connu pour augmenter les chances d'une hémorragie interne, y compris des saignements dans le cerveau.La discussion est de savoir si étant donné ce risque, les personnes en bonne santé devraient prendre de l'aspirine. Les chercheurs ont analysé des données provenant de neuf essais, sur un total de 102.621 patients. Ils ont constaté que s'il y avait une réduction de 20% des crises cardiaques non mortelles chez les personnes prenant de l'aspirine, il n'y avait pas de réduction de la mortalité par crise cardiaque, accident vasculaire cérébral ou cancer. Pendant ce temps le risque de menace du pronostic vital en raison des saignements internes a augmenté de 30%.Selon le chercheur principal, le Professeur Kausik Ray, de St-George, Université de Londres, si on traite 73 personnes pendant environ six ans, on aura un des ces saignements non bénins. Si on traite environ 160 personnes pendant la même période de temps, on préviendra une attaque cardiaque qui n'aurait probablement pas été mortelle.Dès lors, il suggère qu'en fait de bénéfice net, il y a préjudice net. Son conseil est que les personnes n'ayant pas de maladie cardiaque symptomatique ou diagnostiquée ne devraient pas prendre d'aspirine parce que le risque d'hémorragie interne peut l'emporter sur les avantages.


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Une petite dose journalière d'aspirine diminue le risque de cancer

Les chercheurs de l'université d'Oxford et d'autres centres médicaux ont publié en décembre 2010 dans le journal médical Lancet leurs travaux montrant que sur une population suivie de 25.000 patients les décès consécutifs aux cancers ont été réduits d'1/5. Pour les auteurs ces résultats montrent que les bénéfices consécutifs à la prise d'aspirine dépassent les risques de la prise et notamment les risques de saignements.L'aspirine est déjà reconnue diminuer le risque d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral chez les personnes à risque élevé. Cependant l'effet protecteur contre l'affection cardio-vasculaire semble être faible chez les personnes n'étant pas à risque, chez ces personnes elle augmente par ailleurs le risque d'hémorragie de l'estomac ou de l'intestin.Cependant pour les auteurs les dernières recherches montrent que l'évaluation des risques et bénéfices de prise d'aspirine devrait également considérer l'effet protecteur contre le cancer.En effet les patients chez qui il fut donné de l'aspirine ont vu ainsi diminuer de 25 % le nombre des décès consécutifs aux cancers et une diminution de la mortalité de 10 % pour toute autre cause par rapport au groupe témoin de patients ne prenant pas d'aspirine.Le traitement à l'aspirine a duré de quatre à huit ans. Le suivi à long terme de 12.500 patients a montré que l'effet protecteur se poursuivait pendant 20 ans à la fois chez les hommes et les femmes. Selon le chercheur principal, le Pr Peter Rothwell les résultats pourraient sous-estimer la réduction du nombre de décès résultant de la prise à long terme d'aspirine.Parmi les cancers la réduction fut de 40 % pour le cancer de l'intestin, de 30 % pour le cancer du poumon, de 10 % pour le cancer de la prostate et de 60 % pour le cancer de l'oesophage. La réduction du nombre de cancers du pancréas, de l'estomac et du cerveau fut difficile à quantifier étant donné le peu de décès consécutifs à ces affections. Il n'y eut de la même manière pas suffisamment de données pour montrer un effet sur le cancer du sein ou de l'ovaire. Les auteurs suggèrent que la raison en est le nombre de femmes insuffisant dans les essais. Des études plus larges sont en cours.Pour les auteurs le moment de débuter la prise d'aspirine à la dose journalière de 75 mg pourrait être de 45 à 50 ans et poursuivi pendant 25 ans. Le risque de saignements consécutifs à l'aspirine est doublé, cependant le risque de saignements majeurs est très bas mais s'accroît après 75 ans.


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La prise d'analgésiques faibles pendant la grossesse est un facteur de risque pour le foetus masculin

Selon une étude multicentrique, parue le 8 novembre 2010 dans le journal médical Human Reproduction, l'exposition intra-utérine aux analgésiques faibles est un facteur de risque pour le développement des organes de la reproduction chez l'humain et le rat.Plus de la moitié des femmes enceintes dans les pays développés rapportent la prise d'analgésiques doux pendant leur grossesse soit de façon épisodique soit de façon plus courante. Les analgésiques ont été associés avec des effets anti androgéniques en expérimentation animale. L'exposition intra-utérine aux androgènes est suspectée contribuer à l'augmentation récente des problèmes des organes de la reproduction masculine. Plusieurs composés anti androgéniques sont, comme les analgésiques doux, des inhibiteurs potentiels de la synthèse des prostaglandines. Dès lors il apparaissait impératif d'investiguer le potentiel de perturbations endocriniennes par ce type de médicaments.Méthodes: Dans l'étude 2.297 femmes enceintes Danoises et Finlandaises ont complété un questionnaire et 491 mères danoises ont participé à une interview téléphonique rapportant leur consommation éventuelle d'analgésiques doux pendant leur grossesse. L'état des testicules à la naissance des nouveau-nés fut observé par des pédiatres entraînés à la recherche de cryptorchidie (testicules non descendus). Cet état est connu pour être un facteur de risque de sperme de qualité insuffisante et de cancer testiculaire dans la vie postérieure. Chez les rats l'impact de la prise d'analgésiques pendant la gestation sur la distance anogénitale fut examiné.Résultats : Dans la cohorte danoise l'utilisation des analgésiques faibles fut lié à la cryptorchidie congénitale selon une relation dose dépendante. L'utilisation pendant le deuxième trimestre a doublé le risque. Ce risque a été sept fois plus important par l'utilisation simultanée de différents analgésiques (par exemple paracétamol et ibuprofène). Cette association n'a pas été retrouvée dans la cohorte finlandaise. L'exposition intra-utérine chez les rats au paracétamol a amené à une réduction de la distance ano-génitale. En outre les analgésiques faibles ont réduit la production de testostérone dans les testicules foetaux des rats.En conclusion, les auteurs ont constaté une association entre la durée de prise d'un analgésique faible pendant la grossesse et le risque de cryptorchidie. Ces résultats ont été soutenus par les effets de ces antiandrogènes chez les rats de laboratoire amenant à une altération de la masculinisation, notamment par le travail du Dr. Henrik Leffers et des chercheurs de l'université Danoise et celui du Dr Jégou et collaborateurs de l'université de Rennes. Selon les auteurs, les résultats montrent que l'exposition intra-utérine à des analgésiques faibles, tels l'aspirine, le paracétamol et l'ibuprofène, est un facteur de risque pour le développement des organes reproducteurs masculins.


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La prise d'aspirine diminue les risques de décès post-cancers du sein

L'étude des Drs Michelle D. Holmes et collaborateurs travaillant au laboratoire Channing du département de médecine de l'hôpital de Brigham et ? la faculté de médecine de Harvard ainsi qu'au département d'oncologie médicale de l'institut du cancer Dana-Farber a été publiée en février 2010 dans le Journal of Clinical Oncology.Des études précédentes chez l'animal et in vitro ont suggéré que l'aspirine pouvait inhiber les métastases cancéreuses du cancer du sein. Les auteurs ont dès lors étudié si l'aspirine utilisée par les femmes souffrant de cancers du sein diminuait le risque de décès consécutif ? cette affection.L'étude d'observation s'est basée sur les réponses de 4.164 infirmières enregistrées dans l'étude Nurses' Health Study. Ces femmes souffraient d'un cancer du sein au stade 1, 2 ou 3, le cancer étant apparu dans l'intervalle des années 1976 ? 2002. Ces femmes furent suivies jusqu'? leur décès ou jusque juin 2006. Les résultats principaux étudiés furent le risque de mortalité en relation avec le nombre de jours par semaine o? l'aspirine fut utilisée. La surveillance fut démarrée au moins 12 mois après le diagnostic et fut ensuite poursuivie.Il y eut au total 341 décès post cancers du sein. L'utilisation de l'aspirine fut associée avec un risque diminué de décès de cette origine. Les risques calculés pour 1, 2 jusqu'? 5, et 6 ? 7 jours d'utilisations d'aspirine furent comparés ? ceux des femmes n'ayant pas utilisé d'aspirine. L'association n'a pas différé sensiblement selon le statuts ménopausique ou l'indice de masse corporelle ou le statuts des récepteurs d'oestrogènes.Pour les auteurs les résultats montrent que chez les femmes vivant au moins un an après le diagnostic du cancer du sein l'utilisation d'aspirine a été associée ? un risque diminué de récidive et de décès consécutif ? cette affection.


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Parkinson : traiter les symptômes et la maladie

Deuxième cause de handicap d'origine neurologique chez les personnes ?gées, la maladie de Parkinson touche près de 150.000 personnes en France. S'il existe des médicaments qui atténuent les symptômes de celle-ci, aucun n'a encore prouvé sa capacité ? ralentir l'aggravation progressive et inexorable de la maladie. L'équipe de Olivier Rascol (CIC 9302 Inserm/CHU Toulouse), en collaboration avec celle de Warren Olanow (USA) et du laboratoire TEVA (Israel) vient de montrer dans l'essai ADAGIO qu'un médicament antiparkinsonien, la rasagiline, ne se contente pas seulement de lutter contre les symptômes mais freine aussi leur progression. Ces travaux sont publiés dans The New England Journal of Medicine.La maladie de Parkinson résulte de la dégénérescence, dans le cerveau, des neurones dopaminergiques. La détérioration de ces neurones, impliqués dans les activités motrices, explique ainsi par exemple les tremblements, raideurs caractéristiques de l'affection. Afin de pallier les symptômes de la maladie de nombreuses substances dites -dopaminergiques- sont employées. Parmi elles, la rasagiline. Prescrite lorsque les manifestations extérieures deviennent trop handicapantes, elle possèderait en outre d'autres qualités.C'est la conclusion ? laquelle vient de parvenir l'équipe coordonnée par Olivier Rascol, au terme d'une étude de 18 mois portant sur 1.200 patients. Les investigateurs de l'étude ont scindé la cohorte de patients en différents groupes, certains traités dès le début, durant 18 mois, d'autres seulement pendant les 9 derniers mois de l'étude. Ils ont ensuite suivi l'évolution des patients afin de mesurer par des tests l'aggravation de la maladie au fil du temps.Si le médicament ne jouait que sur les symptômes ? court terme et non pas réellement sur la dynamique d'aggravation de la maladie (ex. : l'aspirine ne guérit pas la grippe mais influe sur le symptôme de douleur), les deux groupes auraient d? obtenir des résultats identiques en fin d'étude. Un résultat différent a pourtant été enregistré. Au terme des 18 mois, le groupe traité plus tôt a obtenu de meilleurs résultats que le groupe traité plus tard. Une telle observation ne peut avoir qu'une signification : sur ce groupe, durant les 9 premiers mois, la rasagiline a eu un effet de fond, ralentissant la progression du handicap.Ces conclusions soulèvent pour Olivier Rascol la question du moment optimal de l'initiation du traitement chez un patient atteint de la maladie de Parkinson. Alors que cette étude montre qu'un traitement initié plus précocement apporte un avantage ultérieur, les recommandations officielles incitent actuellement ? attendre que les symptômes deviennent suffisamment gênants pour traiter les patients. L'auteur souligne par ailleurs qu'il faut désormais approfondir la compréhension des mécanismes expliquant l'avantage du traitement précoce et mieux en apprécier l'importance pratique dans la prise en charge ? long terme des malades, en particulier en continuant ? suivre les malades de la cohorte ADAGIO.


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