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30-01-2012

Premiers résultats de l'utilisation de cellules souches rétiniennes

Selon l'article paru dans le Lancet en janvier 2012, les premiers résultats de l'utilisation des cellules souches embryonnaires pour traiter des maladies de l'oeil suggérent que la méthode est sûre. Des essais utilisant la même technique sont en cours à l'hôpital de Londres Moorfields Eye.

L'étude a impliqué une patiente âgée de 70 ans souffrant de dégénérescence maculaire sèche liée à l'âge - la principale cause de cécité dans le monde développé - et une autre patiente de 50 ans souffrant de la maladie de Stargardt.

La procédure semble être sûre, ne causant aucun signe de rejet ni de croissance cellulaire anormale. Selon les chercheurs la vision de leurs patientes s'est améliorée légèrement. Cependant selon les chercheurs il est encore trop tôt pour tirer des conclusions fermes et des années seront nécessaires pour confirmer que le traitement est à la fois sûr et efficace.

 


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03-02-2012

Percée majeure en génétique : cancer du cerveau chez l'enfant

Une équipe de scientifiques internationale dirigée par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) a réalisé une percée majeure en génétique qui pourrait révolutionner, à l'avenir, les traitements de cancers pédiatriques.

Les chercheurs ont découvert deux mutations génétiques responsables de près de 40 pour cent des glioblastomes chez l'enfant - une des formes les plus mortelles de cancer du cerveau qui ne répond pas aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Ces mutations seraient impliquées dans la régulation de l'ADN, ce qui expliquerait la résistance de la tumeur aux traitements traditionnels. Cette découverte pourrait avoir des implications importantes sur le traitement d'autres cancers. L'étude a été publiée en 2012 dans le journal Nature.

Ces mutations empêchent les cellules de se différencier normalement et aident à protéger l'information génétique de la tumeur, la rendant moins sensible aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, nous explique la docteure Jabado, hématologue-oncologue pédiatre à L'Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et principale chercheuse de l'étude.

Les tumeurs du cerveau sont la première cause de décès chez l'enfant par cancer en Europe et en Amérique du Nord. Le glioblastome chez l'enfant et l'adolescent reste mortel et les chances d'en guérir sont nulles. Chaque année, au Canada, 200 enfants décèdent de ce type de cancer. La plupart des enfants décèdent au cours des deux années suivant le diagnostic, indépendamment du traitement.

 


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15-02-2012

De nouveaux résultats soulignent l'importance des gènes synaptiques dans l'autisme

L'autisme, nommé grande cause nationale, sera un sujet d'actualité en France pendant toute l'année 2012. Paradoxalement ce syndrome, et surtout ses origines, restent mal connus.

Une étude, publiée le 9 février 2012 dans Public Library of Science - Genetics, démontre que des mutations génétiques perturbant la communication entre les neurones seraient directement impliquées dans la maladie.

Ces nouveaux résultats confirment l'origine neurobiologique des troubles du spectre autistique. Ils sont le fruit d'une collaboration entre des chercheurs de l'Institut Pasteur, du CNRS, de l'Inserm, et de l'AP-HP, avec l'université Paris Diderot, l'hôpital Robert Debré (AP-HP), le Centre Gillberg de Neuropsychiatrie (Suède), l'université d'Ulm (Allemagne), le Centre National de Génotypage du CEA, et la Fondation FondaMental.

L'ensemble des résultats représentent une confirmation importante du rôle des mutations génétiques dans le déclenchement et l'évolution de l'autisme. Des analyses plus approfondies seront nécessaires pour décrire plus précisément le rôle de ces altérations ainsi que leurs interactions.

Source : Genetic and Functional Analyses of SHANK2 Mutations Suggest a Multiple Hit Model of Autism Spectrum Disorders

 


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20-02-2012

Une micropuce implantable délivre un médicament à des femmes atteintes d'ostéoporose

Certaines personnes traitées pour leur ostéoporose pourraient bientôt échanger leur stylo à injection quotidienne contre une micropuce implantable qui libère son médicament sur commande à distance rapporte une nouvelle étude paraissant le 16 février 2012 dans la revue Science Translational Medicine.

L'essai clinique, portant sur un groupe de femmes ayant de l'ostéoporose au Danemark, est le premier à tester une micropuce à commande sans fil capable de libérer à tout moment un médicament dans l'organisme et permet une introduction rapide de médicaments dans le sang, comme dans le cas d'une injection.

Les auteurs estiment que la micropuce sera une option plus séduisante et moins chère que l'utilisation à long terme de stylos injecteurs préremplis chaque jour.

L'implant pourrait aider à éviter le fort taux d'abandon de l'observance et à élever de manière spectaculaire la qualité de vie de millions de personnes atteintes d'ostéoporose. L'appareil pourrait aussi être utile dans le traitement d'autres maladies chroniques comme la sclérose en plaques, la maladie cardiaque ou même le cancer.

Le suivi pendant 12 mois a permis aux chercheurs de montre que l'implant libérait le médicament, le tériparatide, aussi efficacement que les injections quotidiennes. Le traitement a amélioré la formation de tissu osseux et réduit les risques de fracture comme l'a attesté la mesure des marqueurs biochimiques de formation, de masse et de résorption osseuse.

 


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28-02-2012

Microbes dans le liquide amniotique

Les études par amplification en chaîne par polymérase (PCR) estiment que la prévalence de l'invasion microbienne de la cavité amniotique (IMCA) est de 30 à 50% plus élevée que celle détectée par des méthodes basées sur cultures. L'invasion microbienne de la cavité amniotique est une cause importante d'accouchements prématurés et de mortalité néonatale

Certaines espèces qui ont été impliqués dans les dommages à long demeurent parmi les envahisseurs les plus communs (par exemple Ureaplasma spp., Mycoplasma spp., Fusobacterium spp. Streptococcus spp., Bacteroides spp. Et Prevotella spp.) Nous savons maintenant à partir d'études basées sur la PCR que les bactéries anaérobies résistantes à la culture de la famille des Fusobacteriaceae sont également courantes dans le liquide amniotique. D'autres microbes d'espèces encore non cultivées et caractérisées ont été détectés par PCR dans le liquide amniotique.

Il semble que l'invasion microbienne -IMCA- est polymicrobienne dans 24 à 67% des cas, cependant le rôle potentiel de synergie pathogène est mal compris. Le recensement microbien de la cavité amniotique reste inachevé.

Une compréhension plus complète de l'origine des IMCA pourra éclairer les orientations futures de la recherche menant à des stratégies améliorées pour prévenir, diagnostiquer et traiter les IMCA.

Source : DiGiulio DB - Département de médecine, Stanford University School of Medicine, Stanford, CA 94305-5107, Etats-Unis.

 


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13-03-2012

Augmentation du nombre d'enfants souffrant du trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité

Une nouvelle étude de l'Université de Montréal constate une augmentation du nombre d'enfants canadiens ayant reçu un diagnostic de Trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité (TDAH) et de la consommation de médicaments associés au TDAH chez les enfants d'âge scolaire.

Cette étude, Prevalence of Prescribed Attention-Deficit Hyperactivity Disorder Medications and Diagnosis Among Canadian Preschoolers and School-Age Children: 1994-2007, a été menée par la doctorante en sociologie Marie-Christine Brault, sous la direction du professeur Eric Lacourse, du Groupe de recherche sur l'inadaptation psychosociale chez l'enfant de l'UdeM (GRIP). Elle a été publiée dans le plus récent numéro de The Canadian Journal of Psychiatry, vol 57, No 2, February 2012.

Le nombre de diagnostics de TDAH chez les enfants d'âge préscolaire et le nombre de prescriptions de médicaments pour ce groupe est resté stable entre 1994 et 2007 (1% ou moins). La prescription de médicaments pour les enfants d'âge scolaire a par contre augmenté presque du double. Cela donne à penser aux chercheurs que l'environnement scolaire a un rôle à jouer dans l'augmentation de la consommation de médicaments.

 


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21-03-2012

Système immunitaire de souris reconstitué à l'aide de cellules souches de personnes adultes

Des chercheurs ont reconstitué chez la souris le système immunitaire de personnes en utilisant des cellules souches issues de leur moelle osseuse.

Un nouveau moyen est ainsi offert d'explorer les bases génétiques de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques ou le diabète de type 1.

Actuellement, l'étude de ces maladies se limite en général à celle du sang des patients. Il était donc difficile aux chercheurs d'étudier un système immunitaire humain non modifié par la maladie ou l'environnement.

Dans leur travail, Hannes Kalscheuer et ses collègues présentent une méthode pour partir d'un système immunitaire vierge et explorer ensuite l'origine des troubles immunitaires qui surviennent. Les chercheurs ont prélevé des cellules souches de la moelle osseuse d'adultes ayant un diabète de type 1 et de volontaires sains comme contrôles, puis injecté ces cellules avec du tissu de thymus humain pour éviter leur rejet à des souris dépourvues de système immunitaire.

Presque un mois plus tard, les souris étaient pleines de nouveaux lymphocytes B et T qui n'attaquaient pas les tissus sains. En examinant les choses de plus près, l'équipe a trouvé que les lymphocytes T des diabétiques avaient plus tendance à s'activer et à évoluer en lymphocytes T mémoires que ceux issus des volontaires sains malgré le fait que les lymphocytes se soient développés dans le même environnement.

Ces données suggèrent l'existence de différences intrinsèques dans les cellules souches hématopoïétiques chez les patients diabétiques qui contribuent probablement à la maladie. Ces souris au système immunitaire personnalisé devraient aider les chercheurs à découvrir des anomalies qui prédisposent certains individus aux maladies auto-immunes ainsi que des cibles potentielles pour des thérapies.

Article : A Model for Personalized in Vivo Analysis of Human Immune Responsiveness par H. Kalscheuer, T. Onoe, T. Faust, T.R. Spitzer, Y.-G. Yang et M. Sykes du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School à Boston, MA ; H. Kalscheuer, N. Danzl, R. Winchester, R. Goland, E. Greenberg, D.G. Savage, H. Tahara, G. Choi, Y.-G. Yang et M. Sykes du College of Physicians and Surgeons, Université Columbia à New York, NY.

 


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29-03-2012

Un type d'alimentation pourrait être responsable du faible nombre de spermatozoïdes

Une étude, dirigée par le professeur Jill Attaman de la Harvard Medical School à Boston, chez 99 hommes, a montré que les patients ayant l'habitude de manger de la nourriture (junk food - malbouffe) riche en graisses saturées avaient un sperme de pauvre qualité.

Par contre des apports élevés en acides gras oméga trois (acides gras présents dans les poissons et huiles végétales), ont été associés à une concentration plus élevée en spermatozoïdes.

Les résultats de la comparaison entre les personnes mangeant plus de graisses saturées a montré que leur compte de spermatozoïdes étaient de 43 % inférieur à celui du groupe mangeant plus sainement et que leur concentration était inférieure de 38 % par unité de volume de sperme.

Les auteurs estiment cependant, dans leur rapport paru dans le journal médical Human Reproduction, que leurs résultats doivent être confirmés. Il rapportent également que 71 % des participants étaient en surpoids ou obèses, ce qui pourrait également avoir un impact sur la qualité du sperme. De plus aucun des hommes n'avait une concentration de spermatozoïdes en dessous des taux normaux définis par l'OMS - organisation mondiale de la santé.

 


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17-04-2012

Un moyen interne de réparer le cartilage

Une petite molécule appelée kartogenin stimule la régénération du cartilage chez la souris rapporte une nouvelle étude. Cette découverte suggère que la kartogenin pourrait servir dans un nouveau médicament destiné à traiter l'arthrose, maladie dégénérative des articulations marquée par des douleurs chroniques et un handicap.

Les cellules souches mésenchymateuses qui résident dans les articulations saines et malades sont des cellules souches multipotentes adultes capables de se différencier en divers types de cellules et sont soupçonnées d'intervenir dans la réparation du cartilage.

Kristen Johnson et ses collègues ont effectué un criblage chimique sur les cellules souches mésenchymateuses et repéré une petite molécule appelée kartogenin qui stimule la croissance du cartilage en poussant ces cellules à se transformer en chondrocytes, les cellules qui forment le cartilage.

Administrée localement à des souris présentant des symptômes d'arthrose, la kartogenin a induit le développement de cartilage chez l'animal. La molécule agit en bloquant l'interaction entre deux protéines appelées filamin A et CBF béta, ce qui lui permet de contrôler l'expression de toute une famille de protéines ayant un rôle clé dans le développement musculo-squelettique.

Article : A Stem Cell-Based Approach to Cartilage Repair par K. Johnson, M.S. Tremblay, S. Meeusen, A. Althage et C.Y. Cho du Genomics Institute of the Novartis Research Foundation à San Diego, CA ; S. Zhu, M.S. Tremblay, J.N. Payette, J. Wang, L.C. Bouchez et G. G. Schultz du The Scripps Research Institute à La Jolla, CA ; X. Wu du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School à Charlestown, MA.

 


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30-04-2012

Une molécule traite le comportement autistique chez la souris

Une molécule ciblant l'action du glutamate, une substance chimique du cerveau, réduit deux symptômes centraux de l'autisme que sont le comportement répétitif et le manque de sociabilité dans un modèle de la maladie chez la souris.

Comme des médicaments inhibant les effets du glutamate sont déjà en cours d'essais cliniques chez l'homme pour d'autres troubles tels que le syndrome de l'X fragile, ils pourraient aussi être testés chez les patients autistes.

Chez les mammifères, les neurones contenant le glutamate contrôlent les comportements répétitif et social. Le GRN-529 est une molécule qui régule la quantité de glutamate libéré dans le cerveau. Il agit sur le récepteur mGlurR5. Jill Silverman et ses collègues ont testé les effets du GRN-529 dans des expériences portant sur une souche consanguine particulière de souris. Ces animaux, contrairement aux autres modèles de l'autisme chez la souris, présentent un comportement clair de type autistique, dont des interactions sociales anormales, des modes de communication perturbés et un autotoilettage répétitif.

L'équipe a injecté le produit dans le cerveau des souris et trouvé que cela réduisait les comportements répétitifs et palliait en partie le manque frappant de sociabilité des animaux. Le traitement n'a pas amélioré la communication des souris, ce qui suggère que le récepteur mGluR5 n'est pas impliqué dans des tâches comportementales complexes. L'équipe a reproduit cet effet positif du GRN-529 dans deux expériences séparées avec les souris dans deux laboratoires différents.

Le résultat obtenu est en faveur du développement d'essais cliniques pour tester l'effet de médicaments inhibant l'action du glutamate chez des personnes atteintes d'autisme. Un article Focus associé relève cependant qu'il y a de nombreuses raisons pour qu'un médicament efficace chez l'animal ne le soit pas chez l'homme, et pour que de premiers résultats cliniques prometteurs n'aboutissent pas à un traitement actif. Ces restrictions en tête, les auteurs espèrent cependant que des traitements pour l'autisme émergeront de ces travaux et d'autres à venir.

Article : Negative Allosteric Modulation of the mGluR5 Receptor Reduces Repetitive Behaviors and Rescues Social Deficits in Mouse Models of Autism par J.L. Silverman, M.N. Karras, S.M. Turner, S.S. Tolu et J.N. Crawley du National Institute of Mental Health à Bethesda, MD ; D.G. Smith, S.J. Sukoff Rizzo, D.K. Bryce, D.L. Smith, K. Fonseca et R.H. Ring du Pfizer Worldwide Research and Development à Groton, CT ; R.H. Ring de l'Autism Speaks à Princeton, NJ.

 


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03-05-2012

Pourquoi l'organisme réagit-il différemment, selon les individus, à un régime riche en graisse ?

Une alimentation riche en graisse déséquilibre notre flore intestinale. La composition de cette flore conditionnerait la façon dont l'organisme développe certaines pathologies métaboliques comme le diabète, en dehors de toute modification génétique, du sexe, de l'âge et d'un régime alimentaire particulier. C'est ce que viennent de montrer Rémy Burcelin et Matteo Serino, chercheurs dans l'unité Inserm 1048 -Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (I2MC)-, Université Toulouse III - Paul Sabatier. Des additifs nutritionnels (les gluco-oligosaccharides, fibres alimentaires) visant le microbiote intestinal pourraient empêcher le développement de troubles du métabolisme. Ces résultats sont publiés dans la revue papier Gut d'Avril 2012.

La flore intestinale ou microbiote intestinal constitue l'ensemble des bactéries vivant dans notre tube digestif. Elle regroupe environ mille espèces bactériennes différentes se nourrissant en partie de ce que nous ingérons. Chaque individu est doté d'une flore intestinale spécifique et d'un métabolisme qui diffère suivant le régime alimentaire suivi. Des études précédentes ont montré, chez la souris, qu'une alimentation riche en graisse est capable de déséquilibrer la flore intestinale, entrainant ainsi des maladies métaboliques telles que le diabète ou l'obésité.

Selon les chercheurs, les bactéries présentent dans la flore intestinale pourraient prédire la survenue du diabète. Il est possible qu'une supplémentation en fibre, ciblant la flore intestinale, empêche l'apparition de maladies métaboliques (comme le diabète) même en cas de régime riche en graisse, ajoute Matteo Serino.

Sources : Metabolic adaptation to a high-fat diet is associated with a change in the gut microbiota - Matteo Serino, Elodie Luche, Sandra Gres, Audrey Baylac, Mathieu Bergé, Claire Cenac, Aurélie Waget, Pascale Klopp, Jason Iacovoni, Christophe Klopp, Jérôme Mariette, Olivier Bouchez, Jerome Lluch, Francoise Ouarné, Pierre Monsan, Philippe Valet, Christine Roques, Jacques Amar, Anne Bouloumié, Vassilia Théodorou, Remy Burcelin

 


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15-05-2012

Les femmes âgées souffrant d'arythmie cardiaque sont plus à risque de subir un AVC

Une étude, menée par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM), démontre qu'il est possible que la warfarine, l'anticoagulothérapie la plus répandue pour prévenir les AVC chez les patients souffrant de fibrillation auriculaire ne soit pas aussi efficace chez les femmes de 75 ans et plus qu'elle ne l'est chez les hommes. Les résultats de cette étude viennent d'être publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Nous avons découvert que les femmes couraient 14 pour cent plus de risques que les hommes de faire un AVC, commente la Dre Meytal Avgil Tsadok, premier auteur de l'étude et détentrice d'une bourse de perfectionnement postdoctoral des Instituts de recherche en santé du Canada au sein de la Division d'épidémiologie clinique au CUSM. Même si l'adhésion au traitement était la même pour les deux sexes, il est possible que le suivi et le niveau d'anticoagulation ne soient pas aussi élevés chez les femmes qu'ils le sont chez les hommes. Une combinaison de facteurs comme une hypertension artérielle non maîtrisée et d'autres facteurs vasculaires pourraient aussi expliquer ce phénomène.

Des chercheurs ont comparé l'incidence des AVC et de l'utilisation de la warfarine chez 39.398 hommes et chez 44.115 femmes souffrant de fibrillation auriculaire au Québec, entre 1998 et 2007. Ils ont utilisé des données administratives et ont fait des recoupements entre les bases de données relatives au congé de l'hôpital, aux médecins et aux demandes de remboursement de médicaments d'ordonnance.

Les auteurs de l'étude, intitulée Sex Differences in Stroke Risk Among Older Patients With Recently Diagnosed Atrial Fibrillation [Différences entre les sexes en matière de risque d'AVC chez les patients âgés ayant récemment reçu un diagnostic de fibrillation auriculaire], sont Louise Pilote (IR CUSM/McGill) et Meytal Avgil Tsadok (CUSM/McGill); Cynthia A. Jackevicius (Université de Toronto); Elham Rahme (IR CUSM/McGill); Karin H. Humphries (Université de la Colombie-Britannique).

 


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30-05-2012

Je mange parce que je suis déprimé et je suis déprimé parce que je mange

Des travaux de recherche perfectionnés en neuroscience entrepris par des scientifiques affiliés au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CR-CHUM) et à la Faculté de médecine de l'Université pourraient expliquer la révélation de Gras-Double dans la série des films Austin Powers : - Je mange parce que je suis déprimé et je suis déprimé parce que je mange. - En plus de causer l'obésité, les aliments riches peuvent vraiment entraîner des réactions chimiques au cerveau, d'une manière qui s'apparente à celle des drogues illicites. Cela conduit ultimement à la dépression, à mesure que les effets s'atténuent, a expliqué la chercheuse principale, la professeure Stéphanie Fulton.

Comme c'est le cas pour les personnes dépendantes à la drogue, un cercle vicieux s'installe, dans lequel les sentiments d'euphorie associés à la nourriture sont utilisés comme une façon de combattre la dépression. Des données indiquent que l'obésité est associée à une augmentation du risque de développer une dépression, mais nous comprenons encore mal les mécanismes neuraux et les modèles de récompense cérébraux qui relient les deux, a déclaré madame Fulton. Nous démontrons pour la première fois que la consommation chronique d'aliments appétissants à teneur élevée en gras a des effets favorisant la dépression.

Madame Fulton et son équipe font partie d'un réseau de recherche dont les membres travaillent conjointement à étudier les raisons biologiques de l'obésité et des maladies qui y sont associées, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, certains cancers et, bien sûr, la dépression.

 


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06-06-2012

Une procédure restaure le mouvement des pattes de rats paralysés

Des scientifiques ont mis au point une méthode de récupération qui permet à des rats paralysés en raison d'une section de la moelle épinière de marcher à nouveau. Ce résultat permet d'imaginer qu'une telle méthode puisse un jour s'avérer aussi efficace chez l'homme.

Les lésions entraînées par une moelle épinière sectionnée sont en général considérées comme trop importantes pour être réparées, même si le système nerveux possède une capacité remarquable à établir de nouvelles connexions autour d'une blessure.

Dans un travail relevant ce défi, Rubia van den Brand et ses collègues en Suisse ont étudié des rats ayant des atteintes de la moelle épinière comparables à celles rencontrées chez l'homme qui provoquent une paraplégie.

Article- Restoring Voluntary Control of Locomotion after Paralyzing Spinal Cord Injury par R. van den Brand, J. Heutschi, Q. Barraud, K. Bartholdi, M. Huerlimann, L. Friedli, I. Vollenweider, S. Duis, N. Dominici, P. Musienko et G. Courtine de l'Université de Zurich à Zurich, Suisse ; R. van den Brand, J. Heutschi, Q. Barraud, J. DiGiovanna, K. Bartholdi, L. Friedli, I. Vollenweider, E.M. Moraud, S. Duis, N. Dominici, S. Micera, P. Musienko et G. Courtine de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) à Lausanne, Suisse.

 


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18-06-2012

Oestrogènes et risques cardiovasculaires chez les femmes ménopausées

Les femmes sont moins sujettes que les hommes aux maladies cardiovasculaires et cette différence hommes-femmes s'estompe après la ménopause. Cette observation est à l'origine de nombreuses idées reçues laissant supposer un effet bénéfique des oestrogènes sur le coeur et les vaisseaux.

Aujourd'hui, de nouvelles données semblent remettre en question ces présupposés. Les résultats d'une étude menée sur 6.000 femmes âgées de plus de 65 ans par une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Pierre-Yves Scarabin (Unité Inserm 1018 - Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations -) montrent pour la première fois que des taux élevés d'oestradiol sanguin exposent à un risque plus important d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral. Ces résultats ont été publiés dans The Journal of American Heart Association.

Ces nouvelles données remettent de nouveau en cause le rôle bénéfique des oestrogènes sur le coeur et les vaisseaux. Les études à venir devront confirmer cet effet délétère et établir si ces résultats sont généralisables aux femmes ménopausées plus jeunes, déclare Pierre-Yves Scarabin.

Source : High Level of Plasma Estradiol as a New Predictor of Ischemic Arterial Disease in Older Postmenopausal Women: The Three-City Cohort Study par Valérie Scarabin-Carré, Marianne Canonico, Sylvie Brailly-Tabard, Séverine Trabado, Pierre Ducimetière, Maurice Giroud, Joanne Ryan, Catherine Helmer, Geneviève Plu-Bureau, Anne Guiochon-Mantel et Pierre-Yves Scarabin.

 


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