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Etre jeune ne signifie pas être immunisé contre les accidents vasculaires cérébraux. Vous pouvez vous sentir en bonne santé à 18 ou à 50 ans, et cependant être plus vulnérable que vous ne l'imaginez. Ceci à cause des facteurs de risques silencieux de l'accident vasculaire cérébral.
En fonction des recherches menées à l'hôpital Notre-Dame de Montréal les facteurs de risques silencieux ne sont plus aussi silencieux. Selon le Dr. Alexandre Poppe, neurologue et principal investigateur les patients âgés de 18 ans à 50 ans se présentant avec un accident vasculaire cérébral devraient, comme moyen de prévention supplémentaire, bénéficier d'un examen par résonance magnétique pour identifier ceux ayant déjà eu des accidents silencieux (AIT).
Les infarctus silencieux de cerveau sont des accidents vasculaires minuscules qui peuvent être diagnostiqués par imagerie cérébrale mais qui sont asymptomatiques ; le patient ignore complètement leur occurrence, ce qui ne signifie pas qu'ils ne sont pas dommageables.
La recherche nous a appris qu'il y a trois facteurs communs chez les personnes plus âgées souffrant d'un accident vasculaire ischémique aigu et prédisant leur récurrence et le déclin cognitif. Leur présence peut aider les neurologues à évaluer le risque futur d'accident vasculaire cérébral et à augmenter les mesures préventives.
Le Dr Poppe et ses collaborateurs ont étudié et suivi 168 patients jeunes. Chez tous ces patients, ils ont fait effectuer une résonance magnétique. Ils furent ensuite suivis pendant une moyenne de 27 mois. Pendant cette période un accident vasculaire récurrent fut observé dans 11 % des cas. Ceux chez qui un infarctus silencieux antérieur a été identifié par résonance magnétique eurent trois fois plus de risques de récurrence que les patients n'ayant pas subi d'infarctus silencieux.
Pour les auteurs cette étude montre que les personnes jeunes souffrant d'un premier infarctus cérébral peuvent déjà avoir des signes de dommages pré-existants dans le cerveau. Il faut dès lors être particulièrement attentif puisqu'elles sont à un plus grand risque d'avoir un deuxième accident vasculaire cérébral et les efforts de prévention doivent être nettement augmentés.
Tous les jeunes souffrant d'un accident vasculaire cérébral devraient subir de préférence une résonance magnétique. Un CT scan seul est souvent insuffisant pour déceler les changements au cerveau causés par les mini-infarctus. La résonance magnétique peut actuellement dater les anciennes lésions et peut également dire si les lésions étaient préexistantes à l'accident vasculaire.
La fréquence des accidents vasculaires cérébraux est, selon le Dr. Antoine Hakim, sous appréciée chez les moins de 50 ans. Ils représentent environ 10 % des malades souffrant de cette affection. Etant donné que les facteurs de risque augmentent dans tous les groupes, il est particulièrement important chez les plus jeunes de s'inquiéter de ces facteurs de risque. Les plus jeunes peuvent devenir plus vulnérables aux accidents vasculaires à cause du grand nombre de personnes mangeant de manière inappropriée ainsi que du nombre de celles ayant de mauvaises habitudes de vie (sédentarité). Cela peut accélérer l'impact des facteurs de risque en particulier l'impact de la tension artérielle élevée (facteur de risque numéro 1 de l'accident vasculaire cérébral). Ces facteurs de risques ont le potentiel d'effacer les progrès acquis dans le traitement des maladies cardiaques et des accidents vasculaires chez les plus de 50 ans.