feed

Actualité médicale-Information-Prévention


Feed XML Feed XML






Maladie de Parkinson, une nouvelle cible thérapeutique des troubles de la marche

Deuxième cause de handicap d'origine neurologique chez les personnes âgées, la maladie de Parkinson touche près de 150.000 personnes en France. Les tremblements et les raideurs caractéristiques de la maladie sont dus essentiellement à l'altération dans le cerveau des neurones qui véhiculent la dopamine. Aujourd'hui, l'équipe de Chantal François et d'Etienne Hirsch (Centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, CNRS-Inserm-UPMC) suggère que les troubles de la marche, observés chez les patients à un stade avancé de la maladie, seraient liés à la dégénérescence d'un autre type de neurones, les neurones cholinergiques.

Selon les auteurs, ils pourraient constituer une nouvelle cible potentielle pour le traitement pharmacologique des patients devenus résistants au traitement initial par la dopamine. Ces travaux, menés en étroite collaboration avec des cliniciens du groupe Pitié-Salpêtrière (AP-HP) sont publiés dans l'édition d'août 2010 de The Journal of Clinical Investigation.

Dans la maladie de Parkinson, les symptômes moteurs sont dus à la mort de certains neurones utilisant la dopamine comme messager chimique : les neurones dopaminergiques. Ces symptômes disparaissent généralement grâce au traitement par la dopamine. Cependant, dans les formes avancées de la maladie, une résistance à ce traitement apparaît, et des troubles de la marche et des chutes surviennent. L'hypothèse la plus probable est qu'il existe une structure non médiée par la dopamine et impliquée dans le contrôle de l'équilibre. Le noyau pédonculopontin (PPN), structure cérébrale constituée, en partie, de neurones dont le messager chimique est l'acétylcholine (neurones cholinergiques), constituait alors un candidat potentiel pour les chercheurs.

Pour déterminer son rôle dans le contrôle de la marche et de la posture, les chercheurs et cliniciens ont utilisé une approche expérimentale multidisciplinaire originale. Celle-ci combine des techniques d'IRM fonctionnelle, d'anatomie et de neurochirurgie. Sur la base d'analyses réalisées chez les sujets sains et malades, plusieurs observations ont permis de conclure à l'importance de ce noyau dans le contrôle de la marche et de la posture. Elles ont aussi permis de conforter l'hypothèse selon laquelle les troubles de la marche observés au cours de la maladie de Parkinson étaient dus à une lésion ou à un dysfonctionnement de cette petite structure cérébrale.

Grâce à des études réalisées sur des sujets sains, les chercheurs ont montré que le noyau - s'active - lorsque les sujets s'imaginent marcher le long d'un couloir. Cette activation croît d'autant plus que la marche imaginaire s'accélère. Une analyse du tissu cérébral prélevé en post-mortem a montré par ailleurs que seuls les patients parkinsoniens ayant souffert de troubles de la marche et de l'équilibre présentent une perte de neurones cholinergiques dans le noyau pédonculopontin. Chez des primates âgés parkinsoniens, on observe également une forte corrélation entre la perte d'équilibre et la perte de neurones cholinergiques du noyau. Enfin, les chercheurs ont prouvé que la lésion expérimentale des neurones cholinergiques dans cette structure conduit à des troubles de la marche et des déficits posturaux.

Ces résultats sont très prometteurs, et constituent une nouvelle piste de recherche pour développer des stratégies thérapeutiques différentes. Par exemple, chez les patients parkinsoniens à un stade avancé de la maladie, on peut imaginer stimuler les neurones cholinergiques au niveau du tronc cérébral pour améliorer de façon efficace leurs troubles de l'équilibre, concluent Chantal François et Etienne Hirsch.


article source



Publié le 20-07-2010

Fichier(s) complémentaire(s) ou connexe(s)

Une biopsie - liquide - permet de trouver les mutations du cancer Lire

Dépression et fatigue restent des obstacles dans le traitement de la maladie de Parkinson Lire

Des chercheurs ont identifié pourquoi la médication à la dopamine a des effets contradictoires sur la cognition Lire

Découverte d'un nouveau gène dont les mutations sont associées à la maladie de Parkinson Lire

De faibles taux en vitamine D sont liés à la maladie de Parkinson Lire








Si vous souhaitez faire une recherche complémentaire, copiez-collez un ou plusieurs ( recherche plus restreinte ) des mots ci-dessous dans google search ci-dessous

Voici les Mots clefs de cet article :
Parkinson ,

Google
 









Version pour Impression
[Zoom>

30-01-2012 - Premiers résultats de l'utilisation de cellules souches rétiniennes Lire

03-02-2012 - Percée majeure en génétique : cancer du cerveau chez l'enfant Lire

15-02-2012 - De nouveaux résultats soulignent l'importance des gènes synaptiques dans l'autisme Lire

20-02-2012 - Une micropuce implantable délivre un médicament à des femmes atteintes d'ostéoporose Lire

28-02-2012 - Microbes dans le liquide amniotique Lire

13-03-2012 - Augmentation du nombre d'enfants souffrant du trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité Lire

21-03-2012 - Système immunitaire de souris reconstitué à l'aide de cellules souches de personnes adultes Lire

29-03-2012 - Un type d'alimentation pourrait être responsable du faible nombre de spermatozoïdes Lire

17-04-2012 - Un moyen interne de réparer le cartilage Lire

30-04-2012 - Une molécule traite le comportement autistique chez la souris Lire

03-05-2012 - Pourquoi l'organisme réagit-il différemment, selon les individus, à un régime riche en graisse ? Lire

15-05-2012 - Les femmes âgées souffrant d'arythmie cardiaque sont plus à risque de subir un AVC Lire

30-05-2012 - Je mange parce que je suis déprimé et je suis déprimé parce que je mange Lire

06-06-2012 - Une procédure restaure le mouvement des pattes de rats paralysés Lire

18-06-2012 - Oestrogènes et risques cardiovasculaires chez les femmes ménopausées Lire

Plus de brèves




Informations Tags

© JMD