La dépression augmenterait le risque de maladie cardiaque

La dépression pourrait avoir des conséquences beaucoup plus graves qu'on ne le croyait. Des données récentes laissent en effet à penser que les personnes qui présentent un trouble de l'humeur seraient deux fois plus susceptibles d'être victimes d'un infarctus du myocarde que celles qui ne le sont pas.

Jusqu'à présent, ce phénomène était encore mal compris. Une nouvelle étude menée par l'Université Concordia a néanmoins découvert que le temps de récupération après un effort physique des personnes déprimées était plus long que celui des non déprimées.

Selon ces résultats, la dépression s'accompagnerait d'un dysfonctionnement de la réaction biologique au stress. Publiée dans la revue Psychophysiology, la recherche insiste sur l'importance du dépistage des maladies cardiovasculaires chez les sujets souffrant de dépression majeure.

Deux théories opposées ont été avancées pour expliquer le lien entre dépression et maladie cardiovasculaire, affirme Jennifer Gordon, auteure principale de l'étude et doctorante à l'Université McGill. La première suppose que les sujets déprimés prennent moins soin de leur santé, ce qui favoriserait l'apparition de problèmes cardiaques. L'autre théorie est physiologique et tient à un dysfonctionnement de la réaction de stress appelée réaction de combat ou de fuite. Notre étude est la première à examiner le rôle d'un dysfonctionnement de ce type dans la dépression auprès d'un large échantillon de sujets.

Il ressort de cette étude que les professionnels de la santé devraient, en plus de la prise en charge du trouble mental, tenir compte du risque de maladie cardiaque des patients souffrant de dépression majeure, ajoute le professeur Bacon. Ces deux problèmes de santé devraient être traités conjointement pour éviter de plus graves conséquences.


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Publiť le 30-11-2011


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