Les risques de fracture et la supplémentation en calcium et vitamine D

Un article des Drs Rebecca Jackson et collaborateurs, paru en février 2006 dans le New England Journal of Medicine, apporte une réponse au problème controversé de l'utilisation de calcium et de vitamine D chez les femmes bien portantes post-ménopausiques en vue d'éviter les fractures conséquences de l'ostéoporose.

Les auteurs ont recruté et suivi 36.282 femmes en post-ménopause, de 50 ? 79 ans. Celles-ci ont re?u soit un placebo soit du carbonate de calcium (1000 mg ) et de la vitamine D3 (400 IU ) de manière journalière. Le suivi fut de 7 années pendant lesquelles la densité osseuse fut mesurée.

Les résultats ont montré que la densité osseuse fut légèrement plus élevée (1.06 ) chez les patientes du groupe vitamine D.

Le score de fracture fut de 0,88 pour les fractures de la hanche , 0,90 pour les fractures cliniques de la colonne vertébrale et de 0,96 pour les fractures prises dans leur totalité. Le risque de calcul rénal fut augmenté dans ce groupe vitamine D (1,17)

En conclusion, selon les auteurs, chez les femmes en bonne santé et en post-ménopause la supplémentation en calcium et vitamine D apporte une amélioration petite mais significative de la densité minérale osseuse, ne réduit pas d'une manière significative les fractures de la hanche et augmente le risque de calcul rénal.


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Publiť le 01-03-2006


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