L'association d'anti-inflammatoires ? la chimiothérapie et aux irradiations peut améliorer les traitements anti cancéreux

Jusqu'il y a peu, les anti inflammatoires non stéro?diens tels que l'aspirine et le celecoxib (Celebrex) étaient considérés comme des médicaments prometteurs de prévention du cancer. Cependant, les dernières études ont conclu que dans la plupart des cas les effets secondaires de ces médicaments -- incluant les risques cardio-vasculaires et les risques de maladies rénales -- surpassaient les bénéfices potentiellement escomptés.

Selon une nouvelle recherche conduite au collège de médecine de l'université de l'Iowa, certains anti-inflammatoires pourraient être utilisés pour traiter les cancers en combinaison avec les thérapeutiques standards plutôt qu'en prévention.

Selon le Dr Douglas Trask, M.D., Ph.D., professeur associé d' oto-rhino-laryngologie et de chirurgie de la tête et du cou, le réel débat est entre les deux options : la prévention du cancer qui implique l'usage ? long terme d'un médicament et le traitement du cancer, qui lui implique l'usage ? court terme de ces médicaments. Les études publiées montrent que les problèmes cardiaques et rénaux surviennent avec l'usage ? long terme, spécialement lorsqu'ils sont utilisés pendant plus d'une année. Bien qu'il puisse y avoir des effets cardio rénaux avec les anti-inflammatoires non stéro?diens lors de l'usage ? court terme, ces risques sont mineurs comparés au bénéfice potentiel d'un traitement rendu plus efficace.

Deux nouvelles études montrent que les anti inflammatoires non stéro?diens ont une activité potentielle anticancéreuse qui est associée avec la capacité qu'ont ces médicaments d'interrompre le cycle cellulaire au cours duquel les cellules se divisent. En particulier, les expériences ont montré que les celecoxib tuent de manière spécifique les cancers de la tête et du cou lors d'une phase du cycle cellulaire lorsque ces cellules synthétisent un nouvel ADN (DNA) et répliquent le matériel génétique.

Le fait que cet effet se passe dans une phase particulière est très intéressant, selon l'auteur, puisque les thérapeutiques standards de la plupart des cancers -- la chimiothérapie -- ont souvent leur effet maximum ? ce stade du cycle cellulaire. Ces résultats vont probablement conduire ? des essais cliniques qui vont combiner les celecoxib avec les chimiothérapies des cancers de la tête et du cou.

Les deux études, dont l'auteur principal est le Dr Jonathan Bock, M.D., résident en oto-rhino-laryngologie ont été publiées dans des journaux médicaux récents Molecular Carcinogenesis et Cancer Research. Les auteurs ajoutent que lorsque l'irradiation est utilisée pour traiter des cancers de la tête et du cou, après chirurgie, la plupart des cellules résistantes ? la thérapeutique irradiante sont dans la phase o? la capacité sélective tueuse des celecoxib pourrait atteindre ces cellules radio résistantes. Dès lors l'utilisation de ce médicament conjointement avec l'irradiation pourrait amener ? un meilleur contrôle des tumeurs que l'irradiation seule.

Lors de leurs essais, les auteurs ont testé un certain nombre d'anti inflammatoires non stéro?diens commercialement disponibles. Ils ont trouvé que les celecoxib et le sulindac sulfide (Clinoril) sont particulièrement efficaces pour ralentir la croissance de la prolifération cellulaire et pour tuer les cellules cancéreuses. De ces deux médicaments, le celecoxib est de loin le plus puissant, tuant plus de 60 % des cellules cancéreuses des cancers de la tête et du cou dans les conditions de l'étude. Aucun autre des 10 anti-inflammatoires non stéro?diens de l'étude, incluant l'aspirine, le naproxène, ou le rofecoxib ( Vioxx ) n'ont montré une activité anticancéreuse efficace.

Les expérimentations ont aussi montré que le celecoxib et le sulindac ont une activité anticancéreuse en provoquant l'inhibition du cycle cellulaire et en induisant l'apoptose (suicide cellulaire) et que cette activité n'était pas reliée aux propriétés anti inflammatoires de ces médicaments.

Les études ont également permis d'identifier des bio marqueurs qui pourront prédire l'efficacité ? tuer les cellules cancéreuses de certains médicaments, ce qui devrait faciliter la recherche d'autres thérapeutiques qui pourraient avoir des effets anticancéreux similaires au celecoxib.


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Publiť le 18-05-2007


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