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Dépistage du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate constitue le cancer le plus fréquent chez l'homme. Il est second comme cause de mortalité par cancer, après le cancer du poumon.

Les faits:

Il est d'autant plus fréquent que l'?ge avance : c'est le facteur de risque le plus important. Il débute ? partir de 50 ans, la plupart des cas sont diagnostiqués au-del? de 60 ans. On note de manière inexpliquée un acroissement du nombre de cancers de la prostate chez les sujets de 50 ? 70 ans.

On note encore qu'il est plus élevé chez les Africains que chez les personnes de race blanche et que le risque est moindre chez les Asiatiques.

Les hommes issus de familles avec antécédents de cancer prostatique (père ou frère) sont plus ? risque que les autres. Le risque est doublé lorsqu'un parent du premier degré présente ou a présenté la maladie.

On soup?onne qu'il pourrait y avoir un lien entre l'obésité et le cancer de la prostate. L'obésité diminue la SHBG ( Sex Hormon Binding Globulin ), ce qui amène une augmentation des taux circulants hormonaux libres en testostérone. L'impact hormonal dépend des taux libres. Le mécanisme explicatif pourrait être celui l? puisque la prostate est androgéno-dépendate.

Le dépistage

Le diagnostic précoce est fondamental pour assurer la meilleure prise en charge. C'est ainsi que l'on peut trouver et que l'on trouve de nombreux cancers de la prostate ? un stade auquel la guérison est possible.
Le taux de survie général du cancer de la prostate(de 90% ? 10 ans et de 80% ? 15 ans), est d'autant meilleur que le diagnostic a été précoce.

Il est conseillé de pratiquer un dépistage annuel ? partir de 50 ans et de 40 ans s'il y a des antécédents familiaux de cancer de la prostate chez un proche parent.

Le dépistage s'appuie sur une consultation avec examen de la prostate par le toucher rectal et une prise de sang pour doser la PSA (prostate specific antigen).
Mais des dosages élevés de PSA dans le sang ne signifient pas systématiquement qu'il y a cancer : d'autres causes telle une hypertrophie bénigne de la prostate ou une inflammation (prostatite) peuvent élever la PSA.
C'est pourquoi lorsqu'un taux est élevé (plus de 4 ng/ml) il faut d'abord le relier ? l'?ge du patient : les valeurs "normales" sont inférieures ? 2.5 de 40 ? 49 ans, inférieures ? 3.5 de 50 ? 59 ans, inférieures ? 4.5 de 60 ? 69 ans et inférieures ? 6.5 de 70 ? 79 ans.
Lorsqu'un résultat est élevé il est en outre recommandé après 4 ? 6 semaines de le recommencer car seuls 1/4 des patients ayant un taux entre 4 et 10 ng/ml ont un cancer de la prostate et il n'y a aucun risque ? "attendre" (un délai de plusieurs mois serait même sans risque).
C'est la biopsie qui sera pratiquée, si les taux élevés sont confirmés, qui fera le diagnostic. Cette biopsie peut donc n'être pas jugée nécessaire ? ce stade dans bon nombre de cas.
L'échograhie transrectale est un examen d'apport ? l'examen clinique et ? la prise de sang mais sa sensibilité est relativement faible. Elle est principalement utile pour mesurer le volume de la prostate; elle est également nécessaire pour le repérage lors des biopsies.
Le diagnostic de certitude de cancer de la prostate n'est in fine posé que par les résultats des biopsies.

En conclusion on peut dire que le dépistage est relativement aisé pour le patient. L'habitude devrait être prise par les hommes de consulter une fois par an pour se faire dépister ? partir de 50 ans. C'est ainsi que l'on découvre déj? de nombreux cas susceptibles d'être guéris.
Il s'agit donc d'un dépistage qui devrait être généralisé ? l'instar du dépistage féminin.



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